[vc_row][vc_column width=”1/1″][vc_column_text][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width=”1/4″ animation=”none” column_padding=”no-extra-padding” column_padding_position=”top-bottom” background_color_opacity=”1″][vc_column_text]Subscribe_on_iTunes_Badge_FR 164 x 60
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Thierry Berlanda
France
Polar/Thriller
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Il est, entre autres, l’auteur de Tempête sur Nogales et de L’insigne du Boiteux. Son prochain roman, La Fureur du Prince, paraîtra en avril aux éditions La Bourdonnaye.

Il évoque pour nous son plaisir à aborder plusieurs genres littéraires et la relation (excellente) qui le lie avec son éditeur.

Vous pouvez aussi écouter ce podcast sur iTunes.

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 #Transcription de l’entretien

Cécile Chabot : Bonjour. Pour ce second épisode de Pourquoi j’écris, je reçois aujourd’hui Thierry Berlanda. Thierry est l’auteur de L’Insigne du Boiteux, un thriller, et de Tempête sur Nogales, un suspense psychologique se déroulant dans le Mexique des années 20. Thierry, bonjour.

Thierry Berlanda : Bonjour Cécile.

Cécile Chabot : Thierry, tu as publié plusieurs livres, certains sont donc des thrillers, d’autres sont des suspenses. Qu’est-ce qui t’a poussé comme ça à explorer plusieurs genres ?

Thierry Berlanda : Dans les deux livres que tu as eu la gentillesse de citer, je me suis comporté de manière très différente en fait. L’Insigne du Boiteux, le thriller, je l’ai écrit comme pour me lancer un défi. Est-ce que je serais capable de faire ça ? Alors bon, d’après le retour que j’en ai et le succès de ce livre, je peux penser que j’y ai réussi, mais je peux encore m’améliorer sans doute, et quant au suspense psychologique, c’est un genre qui est beaucoup plus proche de ce que je fais naturellement, c’est-à-dire travailler essentiellement sur les rapports affectifs, sentimentaux, entre les gens, entre les personnages, les protagonistes et donc ça m’est beaucoup plus naturel, beaucoup plus spontané. D’ailleurs ce livre-là qui est sorti l’année dernière, je l’ai commencé en fait il y a très, très longtemps et j’y suis revenu plusieurs fois.

Cécile Chabot : Il y a très, très longtemps, ça veut dire combien de temps ?

Thierry Berlanda : C’est une autre différence entre les deux livres, entre L’Insigne du Boiteux et Tempête sur Nogales, L’Insigne du Boiteux a été écrit en quelques mois, enfin rédigé en trois mois et disons écrit, parce qu’il y a une partie de l’écriture qui ne se fait pas en rédaction mais plutôt en réflexion, pendant disons un an. Le précédent a été écrit en plus de vingt ans.

Cécile Chabot : Plus de vingt ans, donc pour toi, est-ce que c’était le premier texte, le premier projet littéraire ?

Thierry Berlanda : Non. J’avais écrit un ou deux livres avant, dont un roman, mais disons que celui-là a été finalement le plus ambitieux, en tout cas le plus personnel et puis celui dont le projet me tenait le plus à cœur et auquel je suis resté fidèle jusqu’à aujourd’hui parce que je n’ai eu de cesse de le faire paraître à la condition qu’il fût le plus parfait possible, et donc quand j’ai estimé y être parvenu, je l’ai lâché dans la nature.

Cécile Chabot : Est-ce que tu as vu, sur cette période de temps, une évolution dans ton approche de l’écriture, que ce soit au niveau du contenu même, donc de l’intrigue, des personnages, mais aussi éventuellement du style avec lequel tu voulais transcrire cette histoire ?

Thierry Berlanda : Oui. C’est-à-dire que sur l’aspect le plus important, c’est-à-dire l’intrigue elle-même, la densité psychologique des personnages, je pense plutôt à un approfondissement qu’à une évolution, c’est-à-dire que je devais au contraire être de plus en plus fidèle au jaillissement, à l’étincelle initiale. Par contre le traitement, le travail de l’artisan, lui effectivement s’est amélioré avec le temps, parce qu’on apprend, en lisant, en écrivant, en réfléchissant et donc la restitution de l’idée initiale a été à mon avis de meilleure qualité dans les dernières moutures comparées aux premières.

Cécile Chabot : Et donc pour toi, qu’est-ce qui t’a poussé au départ à écrire ce livre ? Quel était le besoin que tu voulais remplir ?

Thierry Berlanda : Dans Tempête sur Nogales comme dans tous les autres livres, quel que soit le genre que je leur donne, que j’adopte, je ne poursuis qu’un seul but, c’est le suivant, découvrir, faire découvrir et me faire découvrir ce qu’est l’humanité en elle-même., quand on l’a débarrassée de ses dorures, parures, figures, postures, pelures, sociales, culturelles, et faire émerger véritablement les humains, hommes et femmes, dans ce qu’ils ont de plus strictement humain, ce qu’ils ont de plus proprement humain. Alors ça peut être, Dieu merci je dirais, parfois le pire et parfois le meilleur. Je ne pars pas du principe ou je n’arrive pas à la conclusion que l’humanité est essentiellement noire ou essentiellement angélique, mais je pense, comme d’ailleurs une longue tradition derrière moi, qu’elle peut être l’un ou l’autre. C’est ce qui m’intéresse d’exhiber.

Cécile Chabot : Et ça tu aurais pu le faire de plusieurs autres manières, soit en écrivant des textes plutôt professionnels, non fictions, ou éventuellement avec d’autres activités que la littérature. Pourquoi est-ce que tu as choisi l’écriture de fictions pour essayer de montrer l’humain de cette manière ?

Thierry Berlanda : Parce que je pense que c’est la façon de le faire rencontrer cet humain à proprement parler, au plus grand nombre de gens. Quand je publie un essai, puisque tu l’as deviné, par ailleurs je suis aussi philosophe et donc je fais des publications beaucoup plus techniques, qui poursuivent aussi le même but, évidemment l’audience n’est pas la même. Donc il y a deux raisons, un, parce que l’écriture romanesque, quand on a la chance qu’elle atteigne cet objectif, embrasse un plus grand public, et puis deux, parce que je tiens absolument au plaisir, à la grande joie que me procure l’écriture d’un livre. C’est-à-dire que ça, évidemment, j’aurais peut-être dû le dire en premier. J’écris d’abord pour ressentir toujours et toujours de nouveau la grande joie d’écrire et de me montrer à moi-même, d’éprouver la chance que j’ai de savoir un peu le faire, je ne dis pas que je le fais bien, mais en tout cas, je le fais d’une manière qui, moi, me coûte beaucoup de peine, beaucoup d’efforts, beaucoup de travail, mais qui, in fine, me procure beaucoup de joie.

Cécile Chabot : Beaucoup de peine, de travail, d’efforts, donc par exemple pour Tempête sur Nogales, tu nous as dit que cela t’avait pris à peu près vingt ans, et donc je suppose beaucoup de réécritures, mais pour un projet plus récent, combien de temps est-ce que tu y passes et combien par exemple de séances d’édition et de corrections consacres-tu à un nouveau livre ?

Thierry Berlanda : Je peux prendre l’exemple très précis de l’insigne du boiteux paru en février 2014. Quand on s’est aperçu avec l’éditeur au mois de juin que le succès était là, et que donc il a été confirmé pendant tout l’été, il s’est posé la question, que j’avais un petit peu prévue, d’écrire, de rédiger un nouveau volet. J’avais fait une conclusion suffisamment ouverte pour permettre cette nouvelle écriture, je l’espérais, j’avais envie. Enfin, comme c’est un genre que j’explorais un peu par pari, par défi, comme je te l’ai dit, je n’aurais pas écrit un deuxième volet si le public n’avait pas répondu présent. Là en l’occurrence, j’ai eu beaucoup de plaisir à vérifier que ce texte avait fonctionné, avait plu, et donc il m’a fallu, entre le moment où on a décidé de le faire et le moment où ce texte va paraître, c’est-à-dire en avril prochain, sept à huit mois de rédaction avec ensuite depuis Noël dernier une période d’examen, d’analyse, de travail de l’éditeur lui-même, et puis un échange comme ça en ping-pong qui nous permet d’arriver à une forme qui nous satisfait tous les deux, et moi le premier, dans quelques jours en fait.

Cécile Chabot : D’accord. Donc en fait pour toi, lorsque tu as promis ton manuscrit à ton éditeur, ce n’était pas la fin du travail ?

Thierry Berlanda : Non, je suis à la fois extrêmement orgueilleux comme tous les écrivains, mais j’ai quand même je pense beaucoup d’humilité, c’est paradoxal de dire beaucoup d’humilité comme ça, quand on se l’attribue, mais je suis tout à fait attentif à ce qu’on peut me dire. Quand l’éditeur me dit, là cette phrase on la comprend mal ou là ce personnage, il y a une erreur dans les dates, parce qu’évidemment dans un thriller la chronologie est extrêmement importante, lui est très vigilant là-dessus, moi je le suis aussi mais peut-être un peu moins, au fond c’est un travail évidemment, sur le plan formel, dans lequel l’apport de l’éditeur est absolument indispensable et moi je respecte complètement ce travail de partenaire.

Cécile Chabot : Donc pour toi c’est un vrai plus de travailler avec un éditeur ?

Thierry Berlanda : C’est un vrai plus de travailler avec quelqu’un d’autre en tout cas. Pas de travailler avec quelqu’un d’autre, parce que je pense que quand on écrit un livre, on est radicalement, essentiellement seul, et à mon avis c’est peut-être même d’abord pour ça qu’on écrit des livres, c’est pour être absolument seul, pour être complètement rejoint à soi-même. Mais en revanche, au moment de la parution, il ne s’agit plus de l’écriture proprement dite, il s’agit de la confection d’un objet qui doit être en même temps extrêmement satisfaisant pour soi et disponible pour les autres. Là il y a parfois besoin de petits réglages, simplement. Ça ne compromet pas l’essentiel du tout, mais un livre qui souffrirait de quelques petits défauts, pourrait aux yeux d’un lecteur lambda ou même d’un autre, être complètement entaché de vices alors qu’il suffirait d’une toute petite correction de forme pour le rendre tout à fait appréciable. Cela dit, ça c’est vrai pour moi, il y a des auteurs qui sont suffisamment auto-disciplinés et suffisamment vigilants et compétents pour faire eux-mêmes ce travail. Mais ça nécessite un dédoublement. Cela dit, j’ai moi-même des livres autoédités pour lesquels j’ai fait le travail des deux intervenants, c’est-à-dire à la fois l’auteur et l’éditeur. Mais c’est beaucoup plus confortable de travailler avec un éditeur, pour la raison que j’ai dite.

Cécile Chabot : Et quel est cet éditeur avec qui tu travailles donc depuis plusieurs livres ?

Thierry Berlanda : C’est un éditeur qui s’appelle La Bourdonnaye, qui est un jeune éditeur mais qui est très bien structuré, qui a beaucoup d’ambitions pour son entreprise et qui est installé maintenant depuis cinq ans mais qui vient de prendre les dispositions financières, je ne vais pas rentrer dans le détail, pour prendre pignon sur rue dans Paris, embaucher un ou des commerciaux dédiés. Alors là j’insiste un instant là-dessus, c’est ce qui motive en même temps ma grande fidélité à cet éditeur, c’est que voilà un éditeur qui est un relativement jeune éditeur par rapport aux grandes maisons qu’on connaît, et qui salarie pour l’instant un commercial et bientôt deux, qui sont dédiés, c’est-à-dire qui vont démarcher des libraires en ne parlant que de La Bourdonnaye éditeur, ça c’est absolument incroyable parce que la plupart des éditeurs sauf les très grands comme Gallimard ou Albin Michel, n’ont pas de commerciaux dédiés, ils ont des agents multicartes qui parlent éventuellement des livres vendus par des petits ou des moyens éditeurs et donc leur donnent relativement peu de chances d’être présents dans les rayons des librairies. Alors que là on a un éditeur qui s’engage à fond et qui prend le pari de se structurer aussi bien au niveau éditorial qu’au niveau commercial d’une structure qui lui permet effectivement d’amener ses auteurs au maximum de leur potentiel. Et puis en plus, il y a un concept qui est très intéressant, c’est que les livres papier ne sont pas très chers mais c’est un prix de bas de fourchette de prix marché, autour de 15€, alors que la plupart sont autour de 20 ou 22 dans le commerce. En revanche, l’e-book qui est associé à cette version brochée, la version numérique est, elle, beaucoup moins chère, elle est à moins de 5€, autour de 6€ maintenant, ce qui représente une très nette différence par rapport aux éditeurs professionnels. Voilà plein de raisons qui font que je suis très attaché à cet éditeur avec lequel je m’entends par ailleurs très bien.

Cécile Chabot : Et donc pour toi, la plus-value de travailler avec un éditeur qui est relativement jeune sur le marché, c’est donc cette capacité à être dynamique, à avoir compris les enjeux différents du numérique, et en même temps à se montrer extrêmement impliqué dans le soutien et le suivi de ses auteurs ?

Thierry Berlanda : Tu l’as exactement et précisément dit, Cécile, c’est exactement ce que je cherchais et ce que j’ai trouvé, donc je suis tout à fait content.

Cécile Chabot : Eh bien Thierry, nous arrivons bientôt à la fin de cet entretien, est-ce que tu aurais encore d’autres choses que tu voudrais dire à nos auditeurs ?

Thierry Berlanda : Il y aurait plein de choses que j’aimerais dire à nos auditeurs. J’espère simplement… Finalement je suis un peu encombré par le trop plein de mots. Simplement je leur donne rendez-vous au mois d’avril, parce que finalement pour connaître un auteur, il faut lire ses livres, c’est un peu une tarte à la crème, mais je crois que c’est vrai. Au mois d’avril pour la sortie du deuxième volet de L’Insigne du Boiteux qui s’appellera La Fureur du Prince, et qui sera disponible partout, aussi bien en version brochée qu’en version numérique. J’espère qu’ils y trouveront à la fois des frémissements et des moments de plaisir, les deux n’allant d’ailleurs pas séparément.

Cécile Chabot : Merci beaucoup Thierry pour avoir passé ces quelques minutes avec nous, et exploré ainsi les motifs qui vous poussent à écrire. La semaine prochaine je recevrai une auteure cette fois-ci : Marjorie Loup et je vous rappelle que vous pouvez trouver le podcast sur mon site cecilechabot.com et aussi sa transcription complète si vous préférez la lire. Au revoir Thierry.

Thierry Berlanda : Au revoir Cécile, merci, ce fut un plaisir.

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