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Jérôme Dumont
Canada
Polar
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Si vous souhaitez rejoindre l’équipe des beta-lecteurs de Jérôme Dumont, rendez-vous sur son site internet www.jeromedumont.com.

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 #Transcription de l’entretien

Cécile Chabot : Bonjour. Pour ce second épisode de « Pourquoi j’écris », je reçois aujourd’hui Jérôme Dumont. Jérôme Dumont a la double nationalité, française et canadienne. Il a longtemps habité en France, en Belgique et vit maintenant au Québec. Il est avocat, mais si je le reçois dans « Pourquoi j’écris », c’est parce qu’il écrit des polars et en particulier la série Rossetti et MacLane. Jérôme, bonjour.

Jérôme Dumont : Bonjour Cécile.

Cécile Chabot : Jérôme, dis-nous, qu’est-ce qui t’a motivé à écrire le premier épisode des Rossetti et MacLane ?

Jérôme Dumont : J’avais les personnages en tête depuis un certain temps, et puis je n’avais ni le temps ni vraiment la motivation pour écrire, il a fallu une sorte de déclic à un moment où je faisais des choses qui étaient très, très différentes de l’écriture et qui avaient une courbe d’apprentissage très difficile. Je me suis dit, il faut quelque chose qui me donne du plaisir. Alors j’ai commencé à reprendre ces personnages et puis tout d’un coup c’est sorti et j’ai commencé à écrire. Voilà, c’est comme ça que ça a commencé.

Cécile Chabot : Est-ce que dès le départ tu savais que tu voulais écrire un polar ou bien n’avais-tu aucune idée du genre auquel tu voulais te consacrer ?

Jérôme Dumont : Je pense que j’avais dès le départ l’idée d’un polar. En fait, moi c’est pas mal calqué sur des séries de télévision policières, j’avais vraiment envie de donner vie à des personnages qui pourraient être récurrents et c’est sûr que j’ai un goût quand même assez prononcé pour tout ce qui est policier, donc oui je pensais plus que ce serait policier dès le départ.

Cécile Chabot : Au vu de ton métier, j’ai une question inévitable : est-ce que tu utilises beaucoup ton expérience, ta pratique professionnelle d’avocat, pour rédiger tes polars ?

Jérôme Dumont : À partir du moment où l’un des personnages principaux est un avocat, on va dire que oui, effectivement, mais j’essaie non plus de ne pas écrire ma vie, il y a des choses qui ne sont pas du tout moi, mais je trouve que ça donne quand même une cohérence particulière d’avoir un vécu dans ce domaine, donc oui, effectivement, je m’en sers un petit peu.

Cécile Chabot : Justement, comment fais-tu pour trouver un équilibre entre raconter une histoire réaliste qui tienne la route et ne pas tomber dans l’autobiographie ?

Jérôme Dumont : En fait, la fiction se crée d’elle-même, j’ai cette chance que quand j’écris, dix minutes après, j’ai trouvé des choses que je ne pensais pas dix minutes avant. Effectivement, d’une part, il y a tout ce qui est secret professionnel qui demeure, je ne vais pas parler des dossiers que j’ai eus ou qui étaient en cours, mais il y a un certain nombre de situations qui arrivent et qui peuvent être des points de départ pour ensuite mal tourner ou alors bien s’arranger. Donc ça me sert de point de départ et de guide tout au long de la création de l’intrigue pour me dire, est-ce que ça reste vraisemblable ? est-ce que ça reste cohérent ? est-ce que ça reste possible ? Donc dans ce sens, ça me sert effectivement ma pratique professionnelle.

Cécile Chabot : Combien de temps est-ce que ça te prend en général pour rédiger un des livres de ta série ?

Jérôme Dumont : Les premiers ont été écrits assez rapidement, principalement parce que j’avais du temps qui était disponible pour ça. Je te dirais qu’écrire un premier jet me prend à peu près trois mois pour faire un ouvrage, après c’est sûr qu’il y a les corrections et tout ce qui va avec. Et puis ces derniers temps, pour les derniers volumes, j’ai eu beaucoup plus d’activités professionnelles qui m’ont laissé moins de temps, donc c’est plus quatre ou cinq mois que ça peut prendre.

Cécile Chabot : Tu nous parles d’un premier jet. Je suppose que le travail d’édition, de corrections après ce premier jet est fort lourd.

Jérôme Dumont : Oui, il y a un travail de corrections effectivement, je relis mon premier jet, je me rends compte principalement dans le style, dans des passages où il faut parfois un peu plus étoffer. D’autres transitions qui peuvent se faire, c’est vraiment au niveau de la musique et de l’enchaînement que je retravaille, et puis c’est certain, maintenant que j’en ai écrit six et que je suis sur le septième, tu commences à avoir une certaine pratique au fur et à mesure. On se rend compte de nouvelles difficultés dont on ne se rendait pas compte dans les premiers, ça c’est certain, mais on a aussi la pratique qui vient et qui nous aide à aller un peu plus vite et à aller pointer directement ce qui ne va pas dans un ouvrage.

Cécile Chabot : Quelles sont ces difficultés nouvelles dont tu te rends compte ?

Jérôme Dumont : Je te dirais que c’était principalement au niveau du style, j’ai appris à faire des phrases beaucoup plus courtes, un style plus rapide encore. Le premier l’était, mais quand tu relis ton livre, un très bon exercice d’ailleurs, c’est de le relire à haute voix pour se rendre compte si on arrive à respirer ou pas quand on lit sa phrase, on se rend compte ainsi très facilement si c’est trop long ou pas. Ça c’est la première chose. La deuxième, c’est pas mal au niveau des intrigues, c’est d’essayer de faire des choses qui ne soient pas forcément les mêmes qu’avant. Et puis la troisième, c’est de faire évoluer les personnages, de ne pas faire trop de redites, de ne pas faire de répétitions non plus.

Cécile Chabot : En somme, tu utilises la technique de Flaubert qui est de lire le texte à voix haute pour l’entendre sonner ?

Jérôme Dumont : Je pense qu’on peut dire ça. La comparaison est flatteuse effectivement, je n’avais pas cette prétention non plus, mais oui, ça aide énormément de se relire ou alors d’entendre le texte relu, je fais ça avec mon ordinateur qui me permet de le relire, et donc c’est vrai que c’est facile aussi.

Cécile Chabot : Depuis que tu écris, abordes-tu tes lectures d’une manière différente, regardes-tu le texte d’autres écrivains avec un autre œil ?

Jérôme Dumont : C’est certain que maintenant je les regarde avec l’œil de quelqu’un qui écrit, donc on voit ça différemment. C’est surtout quand je trouve qu’un livre met beaucoup de temps à se mettre en place, ou que ça ne fonctionne pas dans les histoires, là je le vois beaucoup plus vite, mais mon attention, je la porte particulièrement, et ça c’est un point je pense, depuis le premier tome, il y a énormément de dialogues dans mes livres, c’est parce que je trouve que ça fait beaucoup vivre les personnages, et ça permet de dire énormément de choses sans les dire. Là-dessus, je fais effectivement très attention aux dialogues aussi dans les autres livres que je lis.

Cécile Chabot : Au début de l’entretien, tu nous as dit que l’idée d’une série, celle de Rossetti et MacLane t’est venue par référence aux séries télévisées. Est-ce que dans ton écriture, tu as adopté des pratiques de scénariste ? par exemple, est-ce que tu écris en scènes ?

Jérôme Dumont : Peut-être un petit peu sans le vouloir et sans le savoir, j’écris des chapitres très courts qui sont des sortes de mini-scènes et c’est vrai que j’ai eu la chance de me pencher sur quelques scénarii et de voir qu’effectivement c’était fait de la même façon, mais il n’y a pas de recherche préalable que j’ai faite là-dessus. C’est simplement que j’écris un chapitre et je me dis ok, là maintenant c’est la chute et on passe au suivant, ça fait que ce sont des chapitres qui sont assez courts et j’essaie aussi à la fin de chaque chapitre de donner envie de continuer à se dire, ok, je vais continuer, je vais lire le suivant, parce que pour moi, surtout pour un polar, c’est ça qui est important, c’est qu’un livre, tu n’aies pas envie de le lâcher quand tu le commences.

Cécile Chabot : Justement, dans le cas d’un polar, l’intrigue doit être particulièrement bien ficelée et ne doit pas receler d’incohérences. Que fais-tu à ce sujet, est-ce que tu prépares ton intrigue dans tous ses détails à l’avance, est-ce que tu la planifies, la structures, ou bien vas-tu écrire en suivant ton inspiration ?

Jérôme Dumont : Pour être vraiment honnête, quand je commence un livre, je ne sais pas si l’intrigue va bien se goupiller à la fin. Donc je prends le risque de ne pas arriver à faire quelque chose de cohérent et à ce moment-là de risquer de le mettre à la poubelle, ça a été le cas pour le premier, pour tous. Le premier, arrivé à un certain moment où j’avais commencé à faire la mise en place des personnages, je me suis dit, ça devient compliqué parce que le premier livre est assez orienté nouvelles technologies, il fallait que pour moi dans ma tête, je mette tout en place, donc j’ai fait un énorme tableau où j’ai remis toutes les pièces de l’intrigue entre elles et là je me suis dit, ok, ça tient debout, on continue. Pour les suivants, quand je commence, je ne sais même pas comment ça m’emmène et c’est peut-être aussi ça qui fait, je pense, à un certain moment la surprise, c’est ce que je me dis en écrivant. Si tu écris ta première ligne, tu sais déjà qui va être ton coupable, forcément tu risques de le laisser un peu trop sous-entendre. Quelque part, quand j’écris au fur et à mesure, je cherche mon coupable, donc le lecteur il va le chercher également, c’est un peu comme ça que je fonctionne.

Cécile Chabot : Donc tu surprends le lecteur en te surprenant toi-même ?

Jérôme Dumont : Exactement.

Cécile Chabot : Une question que nous n’avons pas encore évoquée, c’est de savoir si tu es chez un éditeur ou bien si tu es un écrivain auto-édité ?

Jérôme Dumont : Je suis auto-édité. J’avais déjà autoédité un bouquin en 2011 qui était plus un témoignage qu’un roman, donc ça m’est venu un peu naturellement et mon côté Geek fait que je me dis aussi, ah ça a l’air cool de se publier sur Amazone, donc j’y ai été et j’ai été sur d’autres plateformes également en m’occupant de toute la chaîne technologique au niveau de la publication. Je trouve que c’est un espace de liberté qui est formidable d’avoir l’autoédition. Alors c’est certain qu’au niveau de la visibilité, il y a des sacrifices qui sont à faire parce que c’est beaucoup plus difficile que d’avoir un éditeur qui pousse derrière, mais la liberté est peut-être à ce prix.

Cécile Chabot : Est-ce que tu regrettes l’absence de cette relation éditeur écrivain au moment de l’écriture ou de la relecture de tes textes ? ou as-tu mis quelque chose en place pour pallier cette absence d’intervention d’un éditeur ?

Jérôme Dumont : Oui, j’ai mis effectivement quelque chose en place, quelque chose je pense que tu utilises depuis longtemps, les bêta-lecteurs, c’est des personnes dont je sais qu’elles vont être objectives sur la qualité du texte, et d’ailleurs nombre de fois vraiment sans concession, à qui j’envoie le livre une fois qu’il est terminé, qui me font à la fois une première lecture pour dire, ok l’histoire elle me plaît, et une deuxième lecture pour les inévitables coquilles, fautes d’orthographe, etc. Je te dirais que sur le premier j’ai été trop vite. Et puis le couperet est tombé, c’est vrai qu’il y avait des fautes, il a fallu remanier le texte, je n’utilisais pas Antidote à l’époque non plus, ça n’a pas aidé. J’ai appris et sur les suivants maintenant, j’ai mis en place un processus qui est de plus en plus structuré, depuis le tome 4 je te dirais, donc il y a ces bêta-lecteurs qui passent, certains de leurs commentaires, j’en discute avec eux beaucoup, c’est des allers-retours du manuscrit, certains je les prends effectivement, d’autres je ne les prends pas. En ce qui concerne les corrections, des coquilles il en reste toujours, donc on n’a jamais trop de lectures, mais c’est principalement comme ça que je fonctionne.

Cécile Chabot : C’est donc une équipe de fidèles ?

Jérôme Dumont : Oui, effectivement. C’est ça qui est magique aussi avec l’autoédition, il y a des gens que tu ne connais pas autrement qui se manifestent, avec qui tu peux entretenir des liens, les créer, et qui te donnent des avis qui sont forcément objectifs et puis d’autres personnes que je connais, je dirais, dans la vrais vie, des gens qui sont à Paris par exemple, qui relisent le bouquin, je pense à un couple, Laurent et Martine, qui vraiment relisent chacun de leur côté avec une vision différente, me donnent leur point de vue, et puis la communauté qui se crée au fur et à mesure, mais je te dirais que ce n’est pas toute la communauté qui est bêta-lecteur, mais les portes sont ouvertes, c’est un avis à des futurs bêta-lecteurs, moi je n’ai aucun problème à partager mon travail une fois qu’il est fait.

Cécile Chabot : Si vous souhaitez rejoindre l’équipe de bêta-lecteurs de Jérôme, rendez-vous sur mon site internet, cecilechabot.com, rubrique Podcast, vous y trouverez le moyen de le contacter et la transcription de cet entretien. La semaine prochaine, je reçois un philosophe et auteur de thrillers, Thierry Berlanda. Jérôme, au-revoir.

Jérôme Dumont : Au revoir Cécile.

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