[vc_row][vc_column width=”1/1″][vc_column_text][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row type=”in_container” bg_position=”left top” bg_repeat=”no-repeat” scene_position=”center” text_color=”dark” text_align=”left”][vc_column width=”1/4″ animation=”none” column_padding=”no-extra-padding” column_padding_position=”top-bottom” background_color_opacity=”1″][vc_column_text]Subscribe_on_iTunes_Badge_FR 164 x 60
[/vc_column_text][divider line_type=”No Line” custom_height=”40″][vc_column_text]CHRIS SIMON NB[/vc_column_text][divider line_type=”No Line” custom_height=”40″][vc_column_text]lacan saison1 160[/vc_column_text][divider line_type=”No Line” custom_height=”40″][vc_column_text]lacan saison2 160[/vc_column_text][divider line_type=”No Line” custom_height=”40″][vc_column_text]brooklyn paradis 1 160[/vc_column_text][divider line_type=”No Line” custom_height=”40″][vc_column_text]brooklyn paradis 2 160[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width=”3/4″ animation=”none” column_padding=”no-extra-padding” column_padding_position=”bottom” background_color_opacity=”1″][vc_column_text]Chris Simon est l’auteure de plusieurs séries comme Lacan et la boîte de mouchoir ou encore Brooklyn Paradis (un drug thriller se déroulant à New York).

Chris nous raconte son amour du court (la nouvelle, le feuilleton), l’influence de sa formation de scénariste sur son écriture et le plaisir qu’elle éprouve à commencer une nouvelle série qui va lui permettre de développer des personnages sur la durée (Brooklyn Paradis).

Retrouvez Chris sur internet :

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#Transcription de l’entretien

Cécile Chabot : Bonjour. Pour ce douzième épisode de Pourquoi j’écris, je reçois aujourd’hui Chris Simon. Chris Simon est l’auteur de plusieurs séries dont l’humour est le fil rouge. Je citerai d’abord le fameux Lacan et la boîte de mouchoirs, une série psy avec déjà deux saisons à son actif, et son dernier projet se nomme Brooklyn Paradis, il s’agit d’un drug thriller humoristique, se passant à Brooklyn, dont le premier épisode sortira en mai dans la collection Pulp chez La Bourdonnaye. Chris est très active sur les réseaux sociaux : elle dispose d’un profil Twitter, Wattpad, elle a un Scoopit sur le domaine de l’auto-édition, une page Facebook, un site internet sur lequel d’ailleurs vous pouvez recevoir un livre gratuit en vous abonnant à sa newsletter. Vous trouverez les différentes adresses de Chris dans l’article qui lui est consacré dans cécilechabot.com. Chris, bonjour.

Chris Simon : Bonjour Cécile.

Cécile Chabot : Dis-nous Chris, tu écris des séries. Qu’est-ce qui t’a poussée à choisir ce format ?

Chris Simon : En fait, j’ai une formation de scénariste et surtout j’ai écrit de la nouvelle pendant très, très longtemps. En fait j’aime le court, je viens du court et c’était pour moi une façon, voilà, de peut-être rallonger le court en quelque chose de plus long en écrivant par petits bouts, en fait.

Cécile Chabot : Donc tu as déjà écrit des nouvelles que tu as publiées en recueils ?

Chris Simon : Oui, en fait, je publie des nouvelles depuis 2001 et j’ai publié dans beaucoup de revues littéraires au Canada, en Suisse, en Belgique, en France, et j’ai publié deux recueils de nouvelles, oui.

Cécile Chabot : Qui s’appellent ?

Chris Simon : J’en ai un qui s’appelle La couleur de l’œil de Dieu, et l’autre C’est Le baiser de la mouche qui est un recueil de nouvelles fantastiques.

Cécile Chabot : Donc en fait, si je comprends bien, tu voyages d’un genre à l’autre ?

Chris Simon : Oui. Et de forme aussi.

Cécile Chabot : C’est-à-dire ?

Chris Simon : J’ai écrit des pièces de théâtre. Je n’écris plus de pièces de théâtre aujourd’hui, mais j’ai écrit des scénarios, des nouvelles, et en ce moment j’écris un roman, mais ça sera le premier roman, vraiment.

Cécile Chabot : Pourquoi Lacan et la boîte de mouchoirs, la série psy ?

Chris Simon : Ça vient de ma vie. Je n’ai pas été chercher très loin. Je pense que tous les gens qui sont allés chez un psy peuvent se reconnaître dans cet événement. La première fois qu’on arrive chez un psy, il y a une boîte de mouchoirs. Chez mon psy, chez ce psy-là, des fois il n’y avait pas de boîte de mouchoirs ou parfois elle était vide, et quand j’ai commencé à me focaliser sur cette boîte de mouchoirs, c’est comme ça que je suis partie sur l’idée de la série.

Cécile Chabot : Maintenant, ton nouveau projet, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus, sur Brooklyn Paradis ?

Chris Simon : J’appelle ça un drug thriller. C’est vraiment l’histoire d’une femme riche, WASP, bourgeoise, tout à fait de la côte nord-est des Etats Unis, et elle aime un peu collectionner les choses qu’elle trouve dans la rue, et il se trouve que cette fois-ci elle va trouver quelque chose dans la rue, c’est là où commence la série, qui va l’emmener dans une vraie galère, qui va vraiment être le départ de toute la série en fait, de tout ce qui va se passer après.

Cécile Chabot : Ce qui m’intéresse dans ton écriture, c’est donc que tu as comme cela plusieurs genres à ton actif. Est-ce que tu remarques une différence au-delà de la différence de longueur ? Est-ce que tu remarques par exemple que tu abordes les questions de construction dramatique de manière différente, d’arc narratif ? Est-ce que tu sens que tu ne fais pas les mêmes choses dans une nouvelle, dans une série, ou maintenant dans un roman ?

Chris Simon : Oui tout à fait. Dans la série, en réalité, je pense que ça se rapproche du roman. La série t’oblige à utiliser beaucoup plus de technique puisqu’il faut toujours garder le lecteur, et comme par exemple Lacan et la boîte de mouchoirs, j’ai publié tous les mois, c’est long, une séance par mois, donc il faut garder le lecteur, il faut lui donner envie de lire la séance 2 le mois prochain et la séance 3, etc. On utilise des techniques, il y en a une qui est très connue, c’est le cliffhanger, que tout le monde connaît, mais il y a d’autres petites techniques comme ça qu’on retrouve aussi dans le roman en fait, pour faire tourner la page au lecteur.

Cécile Chabot : Par exemple, ces épisodes de Lacan et la boîte de mouchoirs, de combien de pages – je dis pages, mais ça n’a pas vraiment de sens dans le numérique – de quelle longueur étaient-ils ?

Chris Simon : je l’ai fait en mots en réalité. Je suis toujours entre 2500 et 3000 mots, parfois 3200 mots, mais jamais en-dessous de 2500. C’est une règle que je m’étais donnée au départ.

Cécile Chabot : Donc pour moi, ça se rapproche d’une nouvelle courte.

Chris Simon : Complètement, oui. Ce sont des nouvelles plutôt courtes, oui.

Cécile Chabot : Je dis ça comme ça parce que quand j’ai moi-même écrit mon recueil de nouvelles, j’ai eu la remarque qu’elles étaient courtes et elles ont à peu près cette taille-là.

Chris Simon : En fait, on peut dire en temps de lecture, disons que les séances dans Lacan sont des temps de lecture de dix, quinze minutes, alors que dans Brooklyn c’est plutôt du quinze à vingt minutes.

Cécile Chabot : Ce sont des textes un peu plus longs, mais donc chaque fois avec un point de vue assez serré, je vois assez bien pour Lacan et la boîte de mouchoirs, c’est une séance de psy, mais par contre pour Brooklyn Paradis, tu as donc des contraintes, je suppose, là aussi en termes de champ, il doit être assez restreint, je suppose, par épisode ?

Chris Simon : Oui mais en fait la différence avec Lacan, c’est que Lacan, quand j’ai commencé, c’est une improvisation, Lacan. Brooklyn Paradis, c’est vraiment pensé dès le départ. Je sais la fin, je ne sais pas en combien de saisons je ferai Brooklyn, mais je sais où je vais.

Cécile Chabot : D’accord. Donc là il y a un arc narratif à la série qui est pour toi tout à fait clair ?

Chris Simon : Oui. Complètement.

Cécile Chabot : Ce qui te permet de, je suppose, développer aussi des personnages de manière beaucoup plus approfondie ?

Chris Simon : Oui, et c’est peut-être aussi ce qui est vraiment intéressant dans la série, c’est ça, c’est de développer des personnages, et c’est même plus intéressant qu’un roman puisque ça va être beaucoup plus long sur le temps, c’est-à-dire le temps de l’auteur, le temps d’écriture, et aussi sur le temps pour le lecteur qui sait que pour quelques années il va pouvoir vivre avec ses personnages.

Cécile Chabot : Oui, donc c’est un projet très ambitieux ?

Chris Simon : Oui en fait, c’est peut-être l’équivalent à l’arrivée, je ne sais pas encore, de trois tomes de roman en trois tomes, oui.

Cécile Chabot : Et celui-là, tu as fait le choix de travailler avec un éditeur, La Bourdonnaye, pour le publier ?

Chris Simon : Oui. En fait, je me suis vraiment glissée dans la collection Pulp, qui est vraiment une collection très spécifique, et j’ai vraiment écrit ce projet pour cette collection. C’est pour ça que je me suis adressée à l’éditeur de cette collection qui est Laurent Bettoni. Je me suis vraiment adressée à lui parce que j’ai vraiment écrit ce projet pour cette collection.

Cécile Chabot : Qu’est-ce qui fait la particularité de cette collection ?

Chris Simon : C’est une littérature traditionnelle, en fait, qu’on retrouve au 19ème siècle. En Europe, en France, notamment, et qu’ensuite on retrouve aux Etats Unis au début du siècle dans les années trente ou quarante, même cinquante. C’est une littérature qu’on a appelée aussi peut-être parfois la littérature de gare, mais c’est une littérature de plaisir, de divertissement, c’est pour le plaisir des lecteurs.

Cécile Chabot : Donc, le but c’est de raconter une bonne histoire ?

Chris Simon : Une bonne histoire avec des personnages, de l’humour. Dans ma série, il y a vraiment aussi un fond social important, c’est-à-dire sur le décalage entre les riches et les pauvres, et le fait qu’aujourd’hui on peut faire de l’argent avec des choses tout à fait…, on peut devenir millionnaire avec de la drogue comme on peut devenir millionnaire avec la bourse. Il n’y a pas tellement de différence, c’est une différence morale.

Cécile Chabot : Dis-moi. Pour revenir à des questions vraiment d’écriture et de langue, tu es anglophone d’origine ?

Chris Simon : Je suis francophone au départ.

Cécile Chabot : Mais tu as un accent ?

Chris Simon : Oui, parce que j’ai vécu très longtemps à New York et je vis maintenant en France, mais je suis francophone au départ.

Cécile Chabot : D’accord. Est-ce que pour toi c’est vraiment une richesse d’avoir comme ça un pied des deux côtés ?

Chris Simon : Oui. Je dirais complètement. Il y a eu de très grandes études d’ailleurs sur les gens bilingues, et on a découvert qu’en fait ça aiguise l’intelligence et d’autres phénomènes pour le cerveau.

Cécile Chabot : Et d’un point de vue de l’écriture ? Je suis curieuse de cette question parce que j’ai reçu la semaine dernière Amanda Castello qui, elle, est bilingue, entre le français et l’italien. Elle est même plus que bilingue, mais elle écrit en tout cas en français et en italien. C’était très intéressant parce qu’elle me racontait, elle nous racontait, qu’elle écrit parfois d’abord en français, parfois d’abord en italien. Et elle retraduit elle-même ses propres textes dans l’autre langue éventuellement. Est-ce que tu fais la même chose ?

Chris Simon : Non. Il m’arrive parfois, quand j’écris en français, d’avoir un mot en anglais qui vient, et donc je vais dans le dictionnaire pour trouver le mot en français, voir s’il y a vraiment un équivalent aussi intéressant, et inversement. Mais en fait, si j’écris en anglais, j’écris en anglais, si j’écris en français, j’écris en français. Je ne traduis pas, non.

Cécile Chabot : Et avec donc un sujet pour Brooklyn Paradis qui se déroule donc à New York, tu n’as pas eu envie de commencer à écrire en anglais ?

Chris Simon : Non, parce que l’éditeur était en France, c’est en français. Par contre, je l’écris sachant que je l’écris pour un public français, francophone en tout cas. Si je devais écrire cette série en anglais, je l’écrirais complètement différemment.

Cécile Chabot : Ça c’est très intéressant. Tu veux dire que par exemple il y a des différences culturelles que tu expliquerais ou que tu n’expliquerais pas du tout en anglais ?

Chris Simon : Oui ou je ne mettrais certainement pas les même références. Disons que ce qui pourrait intéresser, je pense, ce qui intéresserait plus un lectorat américain, ce serait d’avoir une série qui se passe en France, ça serait beaucoup plus intéressant pour eux.

Cécile Chabot : L’exotisme ?

Chris Simon : Oui.

Cécile Chabot : Et en terme de style, ton passé de scénariste a-t-il une influence ?

Chris Simon : Oui, complètement. Et j’ai une formation de scénariste américaine, j’ai eu ma formation aux Etats Unis, et je suis effectivement complètement dans cette tradition-là, oui.

Cécile Chabot : Eh bien, merci beaucoup Chris. L’entretien arrive déjà bientôt à sa fin, même si ça a passé très vite. Je voudrais savoir s’il y a encore quelque chose que tu voudrais ajouter pour nos auditeurs.

Chris Simon : Je vous donne rendez-vous au salon Les étonnants voyageurs à Saint-Malo pour la sortie de Brooklyn Paradis. J’espère que vous pourrez me retrouver là-bas, le dimanche 24 mai de 14 heures à 18 heures.

Cécile Chabot : Eh bien c’est parfait, pour ceux qui seraient dans la région, ce serait évidemment une excellente occasion de te rencontrer, de faire connaissance avec ta série, ta nouvelle série. Donc merci pour ta participation à « Pourquoi j’écris ». Je rappelle à nos auditeurs qu’ils peuvent s’abonner à « Pourquoi j’écris » sur I-Tunes, le suivre sur SoundCloud ou le consulter sur mon site internet cecilechabot.com, où ils trouveront en outre la transcription intégrale ainsi que les différents profils de Chris sur les réseaux sociaux. Je vous dis, à la semaine prochaine. Au revoir Chris.

Chris Simon : Au revoir Cécile, merci beaucoup.

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