[vc_row][vc_column width= »1/1″][vc_column_text][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/4″ animation= »none » column_padding= »no-extra-padding » column_padding_position= »top-bottom » background_color_opacity= »1″][vc_column_text]Subscribe_on_iTunes_Badge_FR 164 x 60
[/vc_column_text][divider line_type= »No Line » custom_height= »32″][vc_column_text]BRICE CHRISTEN 164
Brice Christen
France
Littérature générale[/vc_column_text][divider line_type= »No Line » custom_height= »32″][vc_column_text]Quiveut 164[/vc_column_text][divider line_type= »No Line » custom_height= »32″][vc_column_text]l'amour164[/vc_column_text][divider line_type= »No Line » custom_height= »32″][/vc_column][vc_column width= »3/4″ animation= »none » column_padding= »no-extra-padding » column_padding_position= »bottom » background_color_opacity= »1″][vc_column_text]Brice Christen a publié son second roman à l’âge de 25 ans. Dans ce 8ème épisode de Pourquoi j’écris, il évoque les lectures qui lui ont donné l’envie d’écrire.

Brice Christen est l’auteur de Qui veut l’amour prépare la guerre et de L’amour est aveugle : guide de survie des relations amoureuses, deux livres au ton léger sur le thème des relations amoureuses.[/vc_column_text][divider line_type= »No Line » custom_height= »32″][vc_column_text]

Transcription de l’entretien

Cécile Chabot : Bonjour, pour ce huitième Pourquoi j’écris, je reçois aujourd’hui Brice Christen, un jeune auteur de 25 ans qui a déjà publié deux romans. Le premier s’intitule Qui veut l’amour prépare la guerre , c’est un roman léger et sans prétentions dont le seul objectif est de divertir son lecteur le temps d’une centaine de pages. Le second s’appelle L’amour est aveugle ou le guide de survie des relations amoureuses. Il passe en revue sous le prisme du second degré et parfois de l’humour noir, les différentes étapes d’une vie sentimentale. Brice, bonjour.

Brice Christen : Bonjour.

Cécile  Chabot : Dis-nous Brice, qu’est-ce qui t’a poussé à écrire ton premier roman ?

Brice Christen : Mon premier roman, je pense que c’est la lecture d’un ouvrage de Nicolas Rey qui s’appelle Un léger passage à vide. J’étais comme beaucoup de monde un écrivain occasionnel, le genre de personne qui aime bien écrire et qui laisse tout dans un tiroir. Un jour, j’ai lu ce roman et je me suis dit, c’est ça que j’ai envie de faire. J’ai envie de raconter des histoires comme ça, j’ai envie de partager des choses, d’écrire pour les gens. Je trouvais ça tellement génial ce qu’il avait fait.  Personnellement, j’ai eu le goût de la lecture assez tard et quand j’ai vu qu’on pouvait, dans l’état où je me trouvais, où je trouvais génial de prendre un plaisir pareil un plaisir littéraire comme ça, c’est ce que j’ai voulu faire.

Cécile Chabot : Quand tu dis que tu as eu le goût de la lecture assez tard, qu’est-ce que ça veut dire précisément ?

Brice Christen : Ça veut dire que comme tout le monde, je pense que j’ai eu des références littéraires très tôt par ma scolarité. On m’a fait lire des gros pavés quand j’étais au collège et au lycée, c’est quelque chose que je ne supportais pas, j’avais des profs qui me disaient de lire des choses comme Balzac, Stendhal, Le rouge et le noir en trois ou quatre jours et je n’aime pas trop qu’on me donne des ordres et qu’on me force à faire quelque chose dans un temps donné, ça me met la pression et je suis très peu efficace. Donc, je pense que j’aurais pu me mettre à lire beaucoup plus tôt et c’est dans mon adolescence que j’ai recommencé à avoir ça. J’ai dû lire un livre de Beigbeder un jour qui a recommencé à me réconcilier avec ce monde-là et après j’ai creusé moi-même pour parfaire mon éducation littéraire et c’est une éducation, je pense, qui n’est jamais terminée.

Cécile Chabot : Donc pour toi finalement, le goût de la lecture est ce qui t’a mené à l’envie d’écrire ?

Brice Christen : Oui, assez naturellement et je pense que de toute façon, quand on a la prétention de faire ce métier d’écrivain, il n’y a pas de formation spécifique, pas d’école. Donc, le meilleur moyen de s’améliorer c’est de lire.

Cécile Chabot : Et quelles sont tes lectures favorites ?

Brice Christen : En ce moment, il n’y a pas longtemps, j’ai terminé le roman de Romain Puertolas qui s’appelle L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea. J’essaie un petit peu égoïstement de lire des livres qui se rapprochent un petit peu de ce que moi j’ai envie d’écrire, de donner aux autres. En ce moment, j’ai terminé quasiment tous les romans de Samuel Benchetrit qui est quelqu’un qui écrit formidablement bien et qui raconte des histoires simples. En ce moment, je suis sur l’œuvre de Charles Bukowsky dont j’aime beaucoup le style également.

Cécile Chabot : Tout un autre registre, évidemment.

Brice Christen : Absolument !

Cécile Chabot : Une chose qui m’a intéressée dans ce que tu nous as dit il y a une ou deux minutes, c’est que le métier d’écrivain ne s’apprend pas par des cours. Ce qui est, je pense, une spécificité assez française ou en tout cas francophone. Nous n’avons pas, nous, dans notre culture, l’habitude des cours d’écriture, comme ils peuvent se développer aux États-Unis ou même en Angleterre. Donc, pour toi l’écriture s’apprend en lisant, en regardant ceux qui écrivent de la manière que tu voudrais, je ne dis pas imiter, mais en tout cas égaler. Est-ce bien ce que tu ressens à ce sujet ?

Brice Christen : Je pense que de toute façon n’importe quel auteur, qui soit aujourd’hui très connu et qui vende des millions de livres ou que ce soit un auteur qui en vende dix autour de lui, il a toujours au point de départ…, on écrit toujours un livre à partir d’autres livres, on a toujours des influences, et je pense que ça se ressent énormément quand on fait une œuvre. Je vous parlais de Bukowsky il n’y a pas longtemps et de Samuel Benchetrit, moi quand j’ai lu Samuel Benchetrit pour la première fois, j’avais l’impression de lire du Salinger mais avec un auteur français. Je sentais que c’était une influence profonde et ça m’arrive même de rencontrer certains auteurs que j’apprécie, de leur demander leurs influences, il y a toujours une prédominance d’un certain auteur auparavant. Ça pose la question évidemment, comment a fait l’homme qui a écrit le premier livre au monde ? De qui s’est-il inspiré ? Mais, pour le coup, je pense, pour reprendre l’exemple de moi-même, quand j’ai sorti mon roman à moi, certaines personnes m’ont dit “tiens, ça ressemble à l’écriture d’untel”, de certains auteurs que je ne connaissais absolument pas, donc moi je pense que l’audace c’est de piocher un petit peu dans tous les gens qui nous intéressent et de se créer ses propres personnages, mais surtout pas d’essayer d’imiter quelqu’un.

Cécile Chabot : Par rapport à ça, je trouve que ça pose des questions intéressantes. Parce que moi, en tant qu’auteur, j’envisage la question peut-être de manière très analytique, mais je regarde les choses au moins sur quatre plans différents et tu me diras ce que tu en penses. Il y a la première question, celle des sujets traités. Parce que, évidemment, selon sa propre personnalité on ne traite pas les mêmes sujets, et puis le ton avec lequel on traite ce sujet. Puis, ce qui est un peu différent du ton, le style où, là, les influences d’auteurs peuvent être en effet extrêmement importantes. Et une quatrième chose, qui est peut-être la plus difficile à percevoir, c’est la voix. C’est-à-dire que chaque auteur a finalement une voix qui lui est propre et c’est ça qui rend la littérature si intéressante, c’est que chaque auteur est différent, avec sa propre voix. Et à ce niveau-là, j’imagine que quand tu parles de tes influences, est-ce que c’est au niveau du type de sujet traité ou bien au niveau du style que tu envisage plutôt la question ?

Brice Christen : Je pense que c’est les deux. Les deux, parce que par rapport à mes goûts personnels, les choses que j’ai écrites traitent à la fois des relations humaines, plus des relations hommes-femmes, que je décris modestement à travers ce que je connais et j’invente des situations évidemment. Mais je pense que chaque auteur a un sujet qui peut lui tenir à cœur ou pour lequel il est doué et est fait pour écrire. Je pense que…, j’ai, par exemple, une auteure qui s’appelle Agnès Martin-Lugand, que vous devez connaître, qui a écrit un premier livre sur une histoire de deuil. Elle a écrit ce roman de façon formidable et moi c’est quelque chose que je serais incapable de faire. Ce n’est pas quelque chose, je pense, qu’elle a vécu elle-même. Mais je pense qu’il y a des gens qui ont des dispositions plus que d’autres pour écrire sur certains sujets. Moi je serais incapable d’écrire un polar ou quelque chose comme Twilight, avec des zombies ou des choses comme ça. Je pense que le choix des sujets correspond à la personnalité de chaque auteur. Il y en a qui se diversifient, mais je pense quand même que ça peut être un risque à terme. Il n’y a pas d’auteur qui écrit à la fois de la science-fiction, des polars, des romans, des choses comme ça. Et le style est tout aussi important, et comme je le disais avant, il faut trouver son style soi-même et le style doit venir tout seul, mais c’est sûr que c’est important. Il y a des auteurs qui peuvent…, tout dépend ce qu’on a envie d’écrire. Par exemple, Balzac quand il écrivait certains romans, il écrivait les idiots, on savait très bien que l’auteur était intelligent, il faut avoir un certain style pour faire ça, on ne peut pas le faire si on n’a pas un style littéraire propice.

Cécile Chabot : Et toi, donc, la raison profonde pour laquelle tu veux partager des histoires avec tes lecteurs, c’est, si j’ai bien compris, les détendre, leur permettre de passer un bon moment ?

Brice Christen : Voilà. En fait je me suis rendu compte avec Nicolas Rey qui m’avait fait passer un bon moment, moi quand j’ai sorti mon premier roman, je ne pensais sincèrement pas le vendre à plus de quatre personnes. Quand j’ai vu qu’il y avait des lecteurs que je ne connaissais pas, qui me faisaient un retour et qui venaient vers moi et me disaient qu’ils avaient passé justement un bon moment et que ça leur avait changé les idées, ça m’a fait prendre confiance en moi, déjà, parce que quand on se lance et qu’on n’a aucune notoriété, on a un petit peu peur, ce qui est normal, mais dans tous les cas, oui, c’est ça qui m’a voulu faire perdurer, faire continuer dans cette voie et je pense que c’est ça finalement l’essence d’un livre. Quand n’importe qui accorde son temps et son énergie à se plonger dans un livre, on lui doit au moins de le divertir.

Cécile Chabot : Je ne suis pas sûre que tout le monde serait de ce point de vue-là chez certains auteurs mais c’est un point de vue que j’apprécie parce qu’en tant que lecteur, j’aime bien me divertir en lisant des romans plus « légers » que d’autres. C’est vrai qu’en tant que lecteur, c’est une des raisons fondamentales pour laquelle on lit, c’est pour s’évader.

Brice Christen : Oui, mais après de mon cas en particulier. Moi j’écris pour divertir, mon objectif c’est que toutes les pages ou toutes les deux ou trois pages, celui qui me lit essaie de sourire ou de rire, mais après évidemment il y a des auteurs qui écrivent et des lecteurs qui ne lisent pas forcément pour rire.  Chacun y cherche un peu son compte et chacun cherche un peu quelque chose de différent quand il lit.

Cécile Chabot : Et donc, ton premier roman est l’histoire d’une relation amoureuse. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?

Brice Christen : Le premier roman s’appelle Qui veut l’amour prépare la guerre, c’est l’histoire d’un trentenaire qui est en couple depuis quelques années et qui ne souhaite plus l’être, et qui va donc décider de larguer sa copine un soir, sauf qu’il n’y arrive pas. Il panique. Il la demande en mariage.

Cécile Chabot : Merci Brice, c’était extrêmement intéressant de t’entendre sur ce qui te pousse toi à écrire. Est-ce que tu as encore quelque chose à ajouter pour nos auditeurs ?

Brice Christen : Je leur dirais simplement d’être, peut-être plus pour les auteurs que les lecteurs, soyez créatifs et surtout n’ayez pas peur. Ne renoncez jamais.

Cécile Chabot : Eh bien merci beaucoup Brice pour cet entretien et pour ce dernier message de motivation vis-à-vis des auteurs qui nous écoutent. Vous pouvez retrouver cet entretien sur iTunes, Soundcloud et sur mon blog cecilechabot.com où vous retrouvez aussi la transcription complète de l’entretien. Nous nous retrouverons donc la semaine prochaine. Je vous dis merci et merci à toi Brice. Au revoir.

Brice Christen : Au revoir.

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