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[/vc_column_text][divider line_type=”No Line” custom_height=”32″][vc_column_text]AURELIE VALOGNES 164
Aurélie Valognes
France
Littérature générale
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Dans ce cinquième épisode de Pourquoi j’écris, je reçois Aurélie Valognes, l’auteure de Mémé dans les orties, le best-seller inattendu de 2014 sur Amazon.fr.

Découvrez les difficultés, les questionnements qui ont surgi lors de l’écriture de ce premier roman, les raisons de son choix de l’auto-édition pour le lancer et, enfin, le nom de l’éditeur qui va permettre au livre de se retrouver dans toutes les librairies dès le mois de mai 2015.

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Transcription de l’entretien

Cécile Chabot : Bonjour. Pour ce cinquième épisode de Pourquoi j’écris, je reçois aujourd’hui Aurélie Valognes. Aurélie Valognes, pour ceux qui regardent régulièrement la page d’Amazon, est l’auteure de Mémé dans les orties, un livre qui a véritablement cartonné ces dernières semaines. Aurélie, bonjour.

Aurélie Valognes : Bonjour Cécile.

Cécile Chabot : Dis-nous Aurélie, qu’est-ce qui a mené à l’aventure « Mémé dans les orties » ?

Aurélie Valognes : Pour moi tout a commencé à la naissance de mon fils, à ce moment-là j’ai vraiment voulu et ressenti le besoin de reprendre un vieux rêve, de faire un projet très personnel qui me tenait à cœur depuis très longtemps, et j’ai commencé à reprendre un petit carnet que j’avais laissé de côté depuis de très nombreuses années, et j’ai commencé à réfléchir à des personnages, à une histoire, et je ne savais pas très bien où cela allait m’emmener pour être tout à fait honnête, et j’ai beaucoup plus cherché à construire ces personnages et l’histoire et je ne m’étais jamais dit que j’allais finalement l’écrire. Et six mois après la naissance de mon fils, avec mon mari on a eu une opportunité de déménager et d’aller travailler tous les deux à l’étranger, où lui avait un travail tout trouvé et pour moi ce n’était pas forcément le cas, et donc j’ai eu une petite période de quelques mois où je n’étais pas prise tous les jours au travail mais au contraire j’avais une belle liberté devant moi pour faire un projet plus personnel. Et donc j’ai profité de ces quelques mois pour reprendre mes notes et commencer l’écriture de Mémé dans les orties.

Cécile Chabot : Et donc Aurélie, l’écriture était pour toi quelque chose qui tenait du vieux rêve, mais il a fallu cette pause professionnelle pour que ça se transforme en projet ?

Aurélie Valognes : Exactement. Effectivement, j’ai toujours aimé lire ; lire m’a constamment suivie depuis toute petite, de mes six ans jusqu’à aujourd’hui où je dévore une quarantaine de livres par an au minimum, et quand je lis, je ne peux pas m’empêcher de rêver à l’écrivain qui a écrit cette histoire. Je découpe sa structure, je réfléchis vraiment à ses personnages, à leur psychologie. Ce processus-là m’a toujours permis de conserver mon envie d’écrire un jour. Et quand j’étais plus jeune, j’avais un petit carnet où j’écrivais quelques petites histoires, je décomposais les structures des romans policiers. Effectivement, ce temps de quelques mois que j’ai eus devant moi m’a vraiment permis de me dire, voilà, tu as l’opportunité rare dans ta vie d’avoir un petit peu de temps rien que pour toi pour concrétiser un vieux projet, et donc je suis passée à l’acte de l’écriture.

Cécile Chabot : Combien de temps ça t’a pris pour écrire au moins le premier jet de ce roman ?

Aurélie Valognes : Pour écrire le premier jet de Mémé dans les orties, ça m’a pris quatre mois, donc assez rapide, je me suis vraiment quelque part forcée à avoir une hygiène d’écriture où tous les jours j’écrivais de 9h le matin jusque 14h, et le lendemain je corrigeais les parties écrites et j’écrivais la suite. Donc pendant quatre mois non stop j’ai écrit et ensuite effectivement j’ai eu deux mois de grosse réflexion, où pour moi ça n’allait pas du tout, je voulais tout réécrire en changeant de narrateur, donc forcément il y a beaucoup de passages qui allaient sauter, et en fait j’ai repris mon idée de départ et je me suis dit non, ce que tu cherches à faire là, c’est beaucoup plus d’émotions, mais au final ton objectif de départ était plus un roman au ton léger, humoristique, ça ne sert à rien de tout reprendre, de tout jeter. Le livre tu l’as déjà sous les yeux, il y a quelques modifications à faire, mais ça ne servirait à rien vraiment de tout supprimer.

Cécile Chabot : Est-ce que tu t’es fait aider par des personnes extérieures, justement, à qui tu as remis ce manuscrit en leur demandant ce qu’ils en pensaient ?

Aurélie Valognes : En fait, je suis assez perfectionniste, donc remettre un manuscrit, même parler de mon histoire, je n’en ai parlé quasiment à personne. Vers la fin, au troisième mois d’écriture, j’ai commencé à dire, je suis en train d’écrire un roman, j’avais un peu peur que les gens disent, oh, tu es sûre ? je ne savais pas que tu avais cette fibre-là. Et à la fin, quand il était totalement finalisé, donc au bout des quatre mois et deux mois de remise en doute, je l’ai fait lire à ma meilleure amie et à mon mari, qui tous les deux m’ont dit, ouah, c’est super, il est vraiment génial, bravo, je ne savais pas que tu avais ce talent-là. Et là je me suis dit, ce sont deux menteurs, je ne peux pas leur faire confiance parce que de toute façon ils n’ont pas d’autre choix que de me dire : c’est génial. Et donc là j’ai vraiment eu très, très peur ; je me suis dit, j’ai un manuscrit, je n’ose pas l’envoyer aux maisons d’édition, parce qu’ils vont me dire non, c’est un premier roman, il met un petit peu de temps à démarrer, ça ne va pas leur plaire. Mon mari et ma meilleure amie me disent, c’est génial. Tu ne peux pas vraiment leur faire confiance parce qu’ils n’ont pas d’autre choix que de me dire que c’est génial. Et donc c’est comme ça que l’idée m’est venue de le donner à lire à des lecteurs complètement inconnus, en passant par l’auto-édition et en le mettant en ligne sur Amazone.

Cécile Chabot : Oui, ça c’est l’étape évidemment suivante que je voudrais aborder avec toi dans l’entretien. Le succès en tant qu’auteure autoéditée sur Amazone et entre le moment où tu t’es dit, ça vaut la peine parce que j’ai quand même déjà des premiers feedbacks positifs et celui où tu as lancé le projet sur Amazone, est-ce que tu as fait éventuellement appel à un correcteur professionnel ou un éditeur qui ne faisait pas partie de ton cercle de famille ? une personne à qui tu pouvais demander d’avoir vraiment comme cela un regard neutre où tu n’aurais pas le soupçon qu’on veut te faire plaisir ?

Aurélie Valognes : Pour être tout à fait honnête, je n’y ai pas du tout pensé parce qu’effectivement je ne connais personne dans mon entourage dont c’est le métier. Donc en fait, je n’ai pas fait appel à un correcteur professionnel ou une personne qui m’aurait aidée ou donné un avis neutre sur mon livre.

Cécile Chabot : Donc, tu t’es lancée directement sur Amazon ?

Aurélie Valognes : Directement sur Amazon avec de très bons premiers avis, des avis plus modérés par la suite parce qu’ils ont découvert quelques coquilles que j’avais pu laisser au passage, des fautes d’orthographe, et donc ensuite j’ai eu la chance d’avoir une petite grand-mère très sympathique qui a relu entièrement mon livre, une lectrice anonyme, et donc après j’ai pu proposer aux lecteurs, à partir de mon trentième lecteur, un livre dans lequel il n’y avait plus aucune faute.

Cécile Chabot : Et les premières critiques ont donc été positives, cela t’a confortée dans ton travail, j’imagine. Comment est-ce que tu as géré la suite, qu’est- ce qui s’est passé après ?

Aurélie Valognes : Je n’ai pas vraiment réalisé ce qui arrivait. J’ai mis le livre sur Amazone, j’ai eu des premiers avis, à chaque fois je cherchais, Sylvie, Sylvie, je dois connaître une Sylvie mais je ne savais pas qu’elle l’avait déjà lu. Claire, je n’en connais pas, mais peut-être que c’est une amie d’une Sylvie, et donc je cherchais à chaque fois à me dire, c’est forcément des gens que je connais, ce n’est pas possible qu’ils aient adoré le livre à ce point-là, que ça les ait touché, c’est forcément quelqu’un de ma famille. Donc encore une fois, ce processus de succès du livre, j’ai vraiment eu beaucoup de doutes, je ne pouvais pas forcément… Je n’arrivais pas à y croire. Et donc au fur et à mesure que j’ai commencé à voir que le livre plaisait vraiment, que les avis étaient tous très, très positifs, j’ai commencé à y croire et en même temps je continue à énormément douter, que ce soit dans mon processus d’écriture comme dans mon processus de vivre au quotidien ce tout petit succès. C’est vrai qu’aujourd’hui je suis hyper contente, très, très fière, extrêmement touchée, et ce qui me touche encore le plus, c’est les petits messages que je peux recevoir sur ma boîte mail où j’ai des gens qui me remercient parce que ça a pu changer un peu un détail de leur vie, mais en tous les cas, je leur ai fait passer de bons moments.

Cécile Chabot : Est-ce que tu dirais que c’est là un des avantages de l’auto-édition, la capacité à être en contact direct avec tes lecteurs ?

Aurélie Valognes : Pour moi, cette proximité avec les lecteurs, je ne l’avais pas forcément anticipée ; c’est sûr que les commentaires, ils n’ont pas idée en fait que derrière, l’auteur lit les commentaires aussi directement, commentaires positifs ou commentaires plus durs, les deux je les lis pareils, j’en prends compte. Là par exemple, je suis en train de finaliser mon roman parce que j’aimerais accélérer le début suite à des commentaires des lecteurs d’Amazone au départ. Au final, cette proximité pour moi, oui, c’est un avantage non négligeable qu’offre l’auto-édition. Je pense qu’avec une édition classique, on rencontre également ses lecteurs quand on va faire des séances de dédicaces dans des librairies ou dans des salons, mais c’est vrai que je ne l’avais pas forcément envisagé et je suis ravie de pouvoir avoir ces échanges avec mes lecteurs.

Cécile Chabot : Est-ce qu’on peut dire que pour toi c’est quelque chose qui te permet de te sentir écrivain ?

Aurélie Valognes : Pour moi oui, tout à fait. Le fait d’avoir un retour des lecteurs, de prendre conscience qu’il y a vraiment des gens qui ont lu ces 260 pages, forcément ça me renvoie l’image de moi en tant qu’auteure, que je n’avais pas forcément auparavant puisque c’est mon premier roman, et au final, oui, ça me rend extrêmement fière parce qu’être auteure était un rêve de petite fille. On ne peut pas être auteure sans lecteurs et d’avoir ces échanges avec les lecteurs, de voir qu’ils attendent le deuxième roman avec impatience, moi ça me conforte aussi dans ma passion, dans mon envie d’écrire le deuxième.

Cécile Chabot : Et donc le deuxième est en cours ?

Aurélie Valognes : le deuxième est en cours, effectivement, j’ai déjà les personnages et déjà écrit les premiers chapitres. Maintenant il me faut un peu plus de temps pour arriver à écrire d’une traite les trois ou quatre prochains mois la suite de l’aventure.

Cécile Chabot : Et à propos de l’écriture justement de ce second roman, est-ce que tu as une méthode extrêmement structurée où tu prépares des notes, où tu sais déjà à l’avance exactement ce qu’il va se passer, ou bien est-ce que tu te laisses aller à plus d’improvisation ?

Aurélie Valognes : Comme moi j’ai très, très peur de la page blanche, je dois avouer que j’ai un plan et ce plan est mon meilleur ami. J’ai un plan scène par scène, les fiches de chaque personnage. Avant de commencer l’écriture, je passe beaucoup de mois avec les personnages dans ma tête, je les fais vivre, je les vois évoluer, j’ai des conversations imaginaires avec eux, donc je sais exactement dans chaque situation la phrase qu’ils pourraient me répondre et donc concrètement, j’ai laissé un peu de temps avant d’écrire et de me lancer dans la phase réelle d’écriture. Maintenant je sais exactement le matin quand je me lève, tiens je vais écrire le chapitre 3, on va présenter tel personnage, il va se passer tel rebondissement à la fin et ça va me permettre de déboucher sur le chapitre 4 où justement il y aura un enchaînement sur l’histoire. Donc après effectivement, je me laisse la flexibilité, bien évidemment, de sortir du cadre, de ne plus suivre totalement mon plan, ce qui était arrivé dans Mémé dans les orties où j’avais prévu une fin peut-être 30 pages avant la fin réelle du livre, et j’ai trouvé que la fin était trop plate, qu’il fallait un dernier rebondissement que j’ai rajouté après.

Cécile Chabot : Et est-ce que ce second livre tu vas là aussi le sortir en auto-édition ou bien est-ce que tu vas passer par le biais d’un éditeur ?

Aurélie Valognes : Sur le second livre, ce n’est pas encore tout à fait fixé dans la mesure où j’ai été extrêmement contente de mon aventure d’auto-édition et je n’ai quasiment vu que des qualités ; maintenant effectivement, mon premier roman Mémé dans les orties a trouvé un éditeur, je lance mon roman dans toutes les librairies en mai prochain, et si le lancement se passe bien avec cet éditeur-là, je pense que je renouvellerai ma confiance et on publiera ensemble le deuxième. Donc pour le moment, je suis plus dans une phase où je me focalise plus sur l’écriture du roman et moins sur comment il sortira, sous quelle forme, parce que pour moi le plus important est de toucher le plus de lecteurs possible. Amazon est un vrai tremplin, le Graal pour moi, c’est aussi la librairie.

Cécile Chabot : Et qui est cet éditeur ?

Aurélie Valognes : L’éditeur s’appelle Michel Lafon.

Cécile Chabot : Donc Mémé dans les orties paraîtra chez Michel Lafon en mai ?

Aurélie Valognes : Oui, mai 2015.

Cécile Chabot : D’accord. Merci beaucoup Aurélie d’avoir passé ces quelques instants avec nous. Est-ce qu’il y a encore quelque chose que tu voudrais ajouter ?

Aurélie Valognes : Je tenais déjà à vous remercier Cécile pour votre invitation. J’ai été ravie de pouvoir discuter avec vous et j’espère que j’aurai donné envie à quelques nouveaux lecteurs de découvrir Ferdinand, Juliette et Béatrice.

Cécile Chabot : Merci beaucoup Aurélie. Je vous rappelle que vous pouvez trouver la transcription complète de cet entretien sur mon site internet, cecilechabot.com. Au revoir Aurélie.

Aurélie Valognes : Au revoir Cécile.

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