[vc_row][vc_column width=”1/1″][vc_column_text][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width=”1/4″ animation=”none” column_padding=”no-extra-padding” column_padding_position=”top-bottom” background_color_opacity=”1″][vc_column_text]Subscribe_on_iTunes_Badge_FR 164 x 60
[/vc_column_text][divider line_type=”No Line” custom_height=”32″][vc_column_text]AMANDA CASTELLO (3)[/vc_column_text][divider line_type=”No Line” custom_height=”32″][vc_column_text]farnese 160[/vc_column_text][divider line_type=”No Line” custom_height=”32″][vc_column_text]elena 160[/vc_column_text][divider line_type=”No Line” custom_height=”32″][vc_column_text]femmes 160[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width=”3/4″ animation=”none” column_padding=”no-extra-padding” column_padding_position=”bottom” background_color_opacity=”1″][vc_column_text]Amanda Castello écrit en français et en italien. Elle aborde plusieurs genres avec bonheur (roman policier, récit initiatique) avec toujours l’envie de partager ses expériences de vie, en particulier en Amérique latine.

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Transcription de l’entretien

Cécile Chabot : Bonjour, pour ce dixième épisode de  Pourquoi j’écris, je reçois aujourd’hui Amanda Castello. Amanda Castello est Française, mais elle réside maintenant en partie en Italie, a habité longtemps en Amérique Latine, elle parle cinq langues, a eu deux carrières professionnelles, et elle a écrit plusieurs livres, que ce soit dans le domaine de la fiction ou de la non-fiction. Dans le domaine de la fiction, Amanda Castello est auteure de plusieurs ouvrages et mélange les genres. Le mystère du palais Farnèse, par exemple, est une intrigue policière dans le domaine de l’art. Son dernier roman, Le voyage initiatique d’Eléna, est un conte philosophique et une Fantasy destinée à un public d’adultes et de grands adolescents. Amanda, bonjour.

Amanda Castello : Bonjour Cécile et bonjour à tout le monde.

Cécile Chabot : Dis-nous Amanda, qu’est-ce qui t’a poussée à l’écriture de tes premiers romans s’il te plaît ?

Amanda Castello : Je dois dire que j’écris, peut-être comme beaucoup, depuis très, très longtemps. De la même façon que je n’étais pas particulièrement douée pour la mathématique, par contre, pour tout ce qui était les disciplines littéraires, j’ai toujours été très portée et toujours avec de très bons résultats. Donc c’est une passion qui remonte à l’enfance, et qui s’est développée au cours du temps. Puis il y a eu une interruption à cause de la vie, des études, de l’université, puis cette passion, elle a pu après se concrétiser avec une partie justement de l’expérience de vie, en Amérique Latine surtout.

Cécile Chabot : Quel a été ton premier roman ?

Amanda Castello : Je crois que le premier roman, qui d’ailleurs n’est pas complètement terminé, parce qu’il a fini à l’intérieur d’un recueil, et ce recueil, c’est un livre qui s’appelle Les amours impossibles des femmes qui ont changé le monde, et ça a été donc le premier travail, c’était inspiré par le Brésil. La nouvelle, à l’époque, s’appelait Le cristal de Iemanjá, j’avais vécu pendant longtemps en Amérique Latine, il y avait cette fascination pour tout ce qui était culture, patrimoine artistique, mythologie rituelle de l’Amérique Latine. Et ensuite, ce grand travail, il n’est pas encore terminé, mais ça a été une des histoires qui est racontée à l’intérieur d’un de ces livres.

Cécile Chabot : Donc en fait, tu vas terminer un roman qui a été commencé par une nouvelle ?

Amanda Castello : Oui, c’est ça. C’est exactement ça. C’est un roman historique qui se passe dans une partie du Brésil et qui mélange, disons, tout ce qui peut être le mystique, le mystérieux, tout ce qui est en fait le secret qui se cache à l’intérieur de tous ces rituels, la fameuse déesse Iemanjá, le pouvoir de cette ritualisation à l’intérieur de la vie et de la culture brésiliennes.

Cécile Chabot : Et donc après ce recueil, qu’est-ce qui a suivi ?

Amanda Castello : Eh bien, il y a eu d’autres nouvelles, disons. J’ai commencé par écrire des nouvelles, parce que je n’avais pas non plus beaucoup le temps pour me dédier à un roman complet. Donc j’ai écrit pas mal de nouvelles et ces nouvelles ont gagné des prix littéraires aussi bien en France qu’en Italie, donc ça m’a stimulé davantage pour essayer de prendre le temps et me décider d’écrire. Et j’avais un grand besoin, une grande envie d’écrire, j’avais une grande envie de transmettre des expériences, mes réflexions. Ayant vécu pendant très longtemps en Amérique Latine et dans d’autres pays du monde, c’est vrai que j’ai roulé ma bosse et que je suis bien partout, d’abord, que je m’adapte partout, et que j’ai pioché à gauche et à droite les expériences des autres, j’ai appris beaucoup, j’ai fait des expériences avec des shamans en Amérique Latine et dans d’autres endroits du monde, et je crois que c’est ça qui fait la passion de la vie et qui fait la passion de la transmission ensuite de ces expériences. Les expériences, on ne peut pas les garder pour soi, il faut les passer aux autres. Et l’écriture, c’est un des moyens les plus extraordinaires pour pouvoir passer ces expériences aux autres.

Cécile Chabot : Il y a plusieurs choses dans ce que tu viens de nous raconter qui m’intéressent. La première : donc tu es entre France et en Italie. Tu es éditée en France et en Italie, que ce soit en autoédition ou avec un ou deux éditeurs. Est-ce que tu écris d’abord en français ou en italien ?

Amanda Castello : C »est une bonne question. Je dirais que ça dépend des moments. Il m’est arrivé d’écrire directement en français ou d’écrire directement en italien. Il y a un de mes romans, le gros, gros roman auquel je tiens beaucoup, qui s’appelle Le Voyage Initiatique d’Eléna, celui-là, je l’ai écrit en français. Je ne l’ai pas encore traduit en italien et je ne sens pas, je n’ai pas envie de le traduire moi-même, mais ça c’est un livre que j’ai écrit en français. Peut-être parce qu’il était aussi tellement complexe, au début je m’étais demandé, j’avais envie de l’écrire en espagnol, parce qu’il y avait quand même énormément de patrimoine à l’intérieur de tout ce que je transmettais, j’avais travaillé avec des shamans au Pérou, et il y a à l’intérieur de ce roman, qui est un roman initiatique, il y a bien sûr des aventures, des choses palpitantes, mais en même temps, il y a quand même la transmission d’un savoir et d’une expérience. Puis je me suis dit non, je vis plutôt entre la France et l’Italie, il vaut mieux que je choisisse une des deux langues. Et donc celui-là, je l’ai écrit seulement en français. Mais il y a d’autres livres où je suis partie en écrivant directement en italien et je me suis dit non, il faudrait quand même que je le traduise aussi en français.

Cécile Chabot : Donc, par exemple Le mystère du Palais Farnèse, tu l’as écrit en italien d’abord ?

Amanda Castello : Oui, parce que le Palais Farnèse se trouve en Italie, et j’avais été subjuguée par une exposition d’œuvres d’un très grand peintre, qui est un très grand ami, qui est un vieux monsieur qui s’appelle « Giletti Bisani ??? », et cet homme a fait de la peinture sociale qui me touchait beaucoup. Donc on a organisé une exposition pour lui dans ce fameux Palais Farnèse, qui est un palais magnifique, dans la ville de Piacenza, et là j’ai imaginé une rencontre avec une shamane, une aventure un peu spéciale, c’est-à-dire que les œuvres d’art prenaient vie, ce n’est pas comme le film Une nuit dans le musée, c’est, disons, une participation, mais toujours avec ce message et cette union, dont je ne peux pas me débarrasser en fin de compte, de cette Amérique Latine qui me colle à la peau. Mais je crois Cécile que tu comprends ça.

Cécile Chabot : Moi c’est plutôt l’Amérique Centrale.

Amanda Castello : On est dans le continent américain. On est perméabilisé, on est contaminé et on ne peut plus s’en passer.

Cécile Chabot : Et en fait, donc, Le mystère du Palis Farnèse a d’abord été publié en italien, et la traduction, c’est toi-même qui l’as faite ?

Amanda Castello : Oui.

Cécile Chabot : La seconde question qui me venait en t’entendant parler du Voyage Initiatique d’Eléna, c’est le fait que tu expliques que pour toi, écrire c’est partager un message et des expériences. Comment fais-tu alors la distinction entre l’écriture de fictions et de livres de non-fiction ? Je dis non-fiction pour être le plus large possible, parce que ça peut aussi bien couvrir des essais que des ouvrages professionnels, mais qui sont aussi des partages d’expériences dans ce cas-là. Et principalement des partages d’expériences professionnelles. Comment fais-tu, toi, cette différence entre l’écriture de fictions et l’écriture de non-fictions puisque tu fais les deux ?

Amanda Castello : C’est très intéressant comme question, parce qu’effectivement, quand j’ai commencé à travailler sur ce thème, donc c’est les aventures d’une jeune fille qui s’appelle Eléna, et puis qui va sortir, disons, de la réalité de la vie, ce que nous appelons la vie, et qui va passer de l’autre côté du miroir. Elle va donc vivre un voyage initiatique avec des guides qui vont la conduire et qui vont lui faire découvrir une série de réalités. Ce qui m’intéressait, c’est que, ayant travaillé très longtemps en Amérique Latine dans une époque très difficile, c’était l’époque des dictatures et donc j’étais une femme très engagée au niveau de la défense des droits de l’homme, et donc la souffrance, la douleur, la mort, la fin de la vie, m’avaient toujours beaucoup interpellée. Et en même temps, ayant travaillé avec des shamans, je me suis intéressée sur ce que représentait la fin de la vie, sur ce que représentait le passage, et surtout ce qui se passait de l’autre côté du miroir, ou du voile, comme on préfère l’appeler. Et donc j’ai beaucoup appris de cette expérience personnelle et de ces enseignements que j’ai reçus. Je me suis dit, comment les transmettre ? Plus toutes les études que j’avais faites dans le domaine de la psychologie, la psychologie du deuil, etc., je me suis dit que si j’écrivais un livre de non-fiction, c’est-à-dire un traité sur ces sujets, ça n’aurait touché qu’une partie de personnes qui étaient déjà sollicitées, intéressées, ou qui faisaient des recherches dans ce domaine. Mais ce que je voulais, c’était pouvoir toucher un plus large public, c’est-à-dire de porter cette connaissance à la portée de tout le monde, aussi bien d’un adolescent, d’un grand adolescent, disons, qu’un adulte. Que ce soit quelqu’un qui cherche un roman d’aventure, mais qui en même temps pouvait recevoir quelque chose d’autre. Ou quelqu’un qui cherche à comprendre, recevoir d’autres informations, mais qui dans le même temps pouvait quand même être stimulé par l’aspect d’un roman. C’est la raison pour laquelle j’ai donc essayé d’unir, d’unifier cette approche de fiction avec la non-fiction, ce qui me permettait d’élargir beaucoup. Et des commentaires que j’ai reçus, de personnes qui l’ont lu, que je ne connais pas, c’est toujours très agréable de voir les commentaires des gens que tu ne connais pas et qui te disent, votre livre m’a beaucoup aidé, j’étais en train de vivre une situation difficile, j’étais en train de vivre un deuil, ou j’étais très angoissé, et puis tout d’un coup, en lisant ce livre, j’ai compris beaucoup de choses. J’ai d’ailleurs fait une page sur Facebook, il y a une page sur ce livre, il y a des quantités de commentaires. Récemment une dame du Québec m’a dit, en lisant votre livre – elle travaille sur les pratiques énergétiques – elle me dit, j’ai eu l’impression que ce que je vivais dans mon travail tous les jours – elle travaille avec des animaux, des chevaux – et il y a un des personnages qui est un cheval, qui est une rune, qui s’appelle Ewaz, elle me disait, tout d’un coup en lisant votre livre, j’ai eu l’impression que j’étais en train de passer de l’autre côté du miroir. Je veux dire que ça fait très plaisir et je crois que parfois, le fait de pouvoir associer la non-fiction à la fiction, ça peut donner d’excellents résultats. Ça garde le côté aventure qui plaît, qui stimule l’imagination, qui crée un petit stress, qui suscite des émotions, et en même temps, on arrive à transmettre des informations qui peuvent être très utiles.

Cécile Chabot : Eh bien merci beaucoup pour cette explication. Je dois t’avouer que je serais capable de continuer l’entretien encore très longtemps avec toi, mais celui-ci touche à sa fin et donc je voudrais savoir s’il y a encore quelque chose que tu voudrais dire aux auditeurs.

Amanda Castello : D’abord je veux dire merci, merci d’abord à toi Cécile pour cette grande opportunité, pour ce moment de partage. Et puis merci aux auditeurs et puis bien sûr, si tes auditeurs ont envie d’en savoir plus, qu’ils n’hésitent pas, je réponds toujours aux mails et mon mail est à disposition pour qui a besoin ou veut en savoir davantage. Je serai toujours très contente de pouvoir répondre.

Cécile Chabot : Merci beaucoup Amanda pour cette option. Donc vous pouvez retrouver cet entretien sur I-Tunes, sur SoundCloud, sur mon blog aussi avec sa transcription complète et justement j’ajouterai les coordonnées d’Amanda, son email, ses pages Facebook, pour que vous puissiez éventuellement lui laisser un message. Je vous souhaite bon weekend et vous retrouve la semaine prochaine. Amanda, au revoir.

Amanda Castello : Au revoir Cécile. Merci encore.

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