Dans ma boîte à outils d’écrivain, il y a…

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© image Netfalls

Je vais dévoiler – un peu – ma « popote » interne…

Comment est-ce que j’écris? Comment est-ce que j’ai fait pour écrire Le marchand de la mort en moins de deux mois? Comment est-ce que je peux avoir des jours d’écriture à 5.000 mots (en 5 ou 6 heures)? Et puis, après : comment publier?

En bref, de quoi ai-je besoin pour fonctionner comme écrivain?

… De certains outils.

 

Premiers essais

Oh, je n’ai pas adopté le processus que je vais vous décrire tout de suite!

Mon premier roman, un roman policier lui aussi (mais trop mauvais que pour être jamais publié), je l’ai écrit dans un carnet, sur du papier.

Plus jamais!

D’abord, impossible de vraiment avoir une vue d’ensemble de l’intrigue et de la faire évoluer dans ses différentes parties. Et puis le temps que cela aurait pris à transcrire!

Encore heureux qu’il soit mauvais.

Pour Nouvelles d’Amérique centrale, j’ai d’abord utilisé Word ; cela semblait logique puisque je rédigeais une nouvelle après l’autre, dans des documents séparés.

Pas trop difficile à gérer donc… Sauf quand j’en suis arrivée au moment où j’ai voulu compilé le recueil; je suis alors passée de textes d’une dizaine de page à un mastodonte de 150.

Franchement, ce n’est pas agréable : logiciel qui plante, perte de temps pour arriver au début de chaque nouvelle, table des matières dynamique qui me pose des soucis…

 

Écrire…

C’est à ce moment là que j’ai découvert Scrivener.

Scrivener, c’est avant tout un outil d’écriture : un processeur de texte, donc.

Mais différent.

D’abord parce qu’il est spécifique à tout qui écrit : romans, poésie, pièces de théâtre mais aussi articles scientifiques, rapports, thèses….

Sa spécificité?

Il propose une vue organisée en répertoires et documents, à l’intérieur du logiciel même. Plus de gros fichier qui fait planter le programme…

L’intérêt de Scrivener, c’est aussi de pouvoir gérer l’état d’avancement du récit: indiquer quelle scène est « en progrès », « premier brouillon », « relue », « terminée »… Et je ne parle pas de toute une série de fonctions annexes comme le back up, la vue en mode édition, les outils de statistiques adaptés au monde littéraire…

Voici un exemple, le Marchand de la mort :

 

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J’ai d’abord créé le document, puis chaque chapitre, et dans chaque chapitre, j’ai créé un document par scène: c’était là mon canevas, le squelette de mon récit… Et ce qui m’a permit d’avancer bien plus rapidement. En effet, au moment de débuter chaque scène, j’avais une idée précise de l’endroit, des personnages et de ce qui allait se passer…. En gros. Et donc, là l’intérieur de chaque scène, j’avançais bien plus vite que si je devais me poser à chaque fois la question « mais que va-t-il se passer maintenant? ».

Tout cela, je le savais « à l’avance » parce que j’avais avant de commencer créé mon intrigue en utilisant un outil de mindmaping.
Il y en a de nombreux sur le marché et j’en ai utilisés plusieurs par le passé.

Pour le moment, j’emploie Xmind qui a l’avantage d’être gratuit et multiplateformes (il fonctionne aussi bien sur Pc que sur Mac).
Voici cette fameuse mindmap pour Le marchand de la mort :
Capture d e cran 2012 06 16 a 09.49.46 Dans ma boîte à outils décrivain, il y a...

Vous constaterez que l’intrigue est aussi bien décrite de manière chronologique que en termes dramatiques.

Est-ce à dire que j’ai ainsi tué toute spontanéité dans l’écriture?

Pas du tout!

Il y a des scènes où quelque chose de tout à fait imprévu pour moi est arrivé au moment de l’écriture. Comme, par exemple, l’intuition que Treize Jaguar a de la mort imminente de son second lors d’un conseil: ça, je ne l’avais pas prévu du tout! C’est venu tout seul. Il a fallu donc « faire avec » et j’ai remodelé mon intrigue pour faire place à cette intuition.

Mais le fait d’avoir la mindmap et le découpage du roman en chapitres et scènes facilement accessibles et identifiables m’a permis de me sortir plus vite de ces difficultés.

Le fait de pouvoir faire bouger une scène d’un chapitre à l’autre m’a aussi permit d’atteindre un meilleur équilibre entre intrigue principale et secondaires.

 

…Et Publier

Mais ce n’est pas tout!

L’intérêt de Scrivener ne s’est pas limité à la partie « écriture ».

En effet, le logiciel permet de créer directement les différents formats d’ebook (.epub et .mobi). Il m’a suffit de demander une couverture à un graphiste (qui a très bien fait ça!), de l’insérer, de créer une page de copyright/ISBN, trifouiller dans quelques paramétrages… et en moins de cinq minutes, j’ai eu à ma disposition les fichiers nécessaires pour mettre en vente l’ebook sur Amazon (et si je veux sur l’Apple bookstore).

Tout ça pour 45 USD.

Et donc, maintenant, je suis en train de terminer d’importer Nouvelles d’Amérique centrale (très agréable, la possibilité de faire passer une nouvelle d’un endroit à l’autre) dans Scrivener, de finir d’éditer ce recueil et, le jour où il sera prêt à être publié… et voilà!

En août, je me mets au tome 2 du Cycle de Xhól, avec l’ambition cette fois de terminer le premier jet en un mois.

 

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