#LundiMot : Écriture

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Cécile Chabot
Belgique
Polar maya/Nouvelle
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CLAUDEL ECRITURE


Pour la lettre “e”, je ne pouvais que me pencher sur l’écriture (ou un de ses parents : de l’écrivain à l’écritoire).

J’ai choisi l’écriture.

D’abord, parce que j’aime le son de violon que rend le mot. Voilà un mot qui résonne comme s’il avait été tracé à la plume sur un beau papier lisse (oui, j’ai appris à écrire à la plume dans mon jeune temps).[tweet_box]#LundiMot #écriture Voilà un mot qui résonne comme s’il avait été tracé à la plume. http://xhol.cc/LundiMotEcriture via @CecileChabot[/tweet_box]

L’écriture, c’est ce mystère sans cesse renouvelé qui transforme une pensée naissante, fugace, hésitant à la frontière de la conscience, en texte qui fait sens (plusieurs, si possible), correspond à notre idée de la beauté (jamais tout à fait) et se cristallise au contact du papier (ou de l’écran).

Au contact, oui, car il faut une rencontre proprement physique pour que l’acte d’écrire soit.

Je ne connais d’ailleurs pas d’écrivains de fiction qui pourraient écrire un texte à prétentions littéraire en dictée. Pourtant, avec les moyens modernes, il serait facile de coupler une application de dictée, un logiciel de reconnaissance vocale et un traitement de texte sur la même machine. Je ne dénigre pas ces possibilités. Utiles dans le monde des affaires, elles peuvent se révéler indispensables, salvatrices même, pour qui vit un handicap.

De mes entretiens avec les écrivains que je rencontre pour Pourquoi j’écris, ressort le même constat : écrire est un acte différent, singulier de par cette rencontre entre le monde mental (l’imaginaire de l’écrivain) et le monde physique (le papier, le clavier). 

Certains écrivent encore dans des carnets, sur du papier. Je comprends l’envie, le plaisir à le faire. J’aime moi-même tenir journal dans un beau carnet Moleskine dont le beau papier crème ligné est un plaisir à frôler de la main (et non, de nos jours, je ne trempe plus la plume dans l’encrier : je réserve le plaisir à manier celle-ci et l’encre de chine au dessin). Comme beaucoup d’écrivains, je suis passée à l’ordinateur après mon premier roman, pour ne pas avoir à faire face au découragement de retranscrire. Pour, aussi, bénéficier des avantages dans la structuration, le suivi, d’un projet littéraire un peu long.[tweet_box]#LundiMot #écriture Les mots prennent forme, coalescent dans cette interface fugitive entre pensée et main pour surprendre tout autant l’auteur que le lecteur. http://xhol.cc/LundiMotEcriture via @CecileChabot[/tweet_box]

Mais que ce soit en tombant sur le papier ou en heurtant le clavier, les mots prennent forme, coalescent dans cette interface fugitive entre pensée et main pour surprendre tout autant l’auteur que le lecteur. Oui, même s’il prépare de manière extrêmement détaillée une intrigue (ce qui est mon cas pour mes romans policiers), l’écrivain est malgré tout le premier surpris par la suite de mots qui apparaissent sous ses doigts, à l’écran. Le premier à s’émerveiller devant le processus qui l’agite et le transperce, là, à la limite de sa conscience.

L’écrivain est le premier à s’enivrer de la musique sans cesse naissante de ces mots, de cette parole intérieure, de cette pure merveille que constitue l’écriture.

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#LundiMot, c’est un billet d’humeur à la subjectivité totalement revendiquée, une fantaisie d’écrivain pour le pur plaisir d’explorer la saveur, la couleur des mots.

Chaque lundi, je me laisse porter au gré de mes envies et saute d’une signification étymologique à un ressenti poétique dans un jeu gratuit, pour la beauté de la chose. Un jeu à une seule règle : que le mot me plaise.

Si vous souhaitez me suggérer un mot à explorer dans les prochaines semaines, laissez-moi un message sur mon compte Twitter (@CecileChabot) ou ma page Facebook avec le hashtag #LundiMot.

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