Aujourd’hui est le troisième quatrième jour de mon expérience “365 jours pour changer radicalement mon activité littéraire, mon rapport à la douleur, ma productivité; toutes choses simples et faciles à réaliser en somme”.

“L’expérience 365” pour faire court.

 

C’est toujours à l’aube…

…que la tentation surgit.

La tentation a pris aujourd’hui la forme de ma liseuse, et d’une énorme envie de rester dans mon lit, à bouquiner.

Je m’étais réveillée, comme d’habitude à cinq heure du matin .

Oui, je sais, vous êtes en train de soupirer d’incrédulité, de vous exclamer d’horreur, ou d’envie, mais comment croyez-vous que j’arrive à ajouter 1.000 mots par jours à mon roman, faire 30 minutes d’étirement, écrire et publier cet article de blog avant 8h30 ?

L’opération du saint-esprit ?

Non, celle du réveil matinal.

Très matinal.

Mais comme je suis humaine, faillible et, qu’hier soir, je me suis payée un moment d’angoisse/déprime du tonnerre (au sujet de tout et de rien : il y avait des raisons “objectives” mais aussi peut-être simplement trop de caféine ce jour-là)… je me suis réveillée ce matin avec un compteur motivationnel à zéro et l’envie lancinante de rester planquée sous la couette.

J’ai commencé à y succomber à cette tentation.

…Puis me suis levée (après dix minutes).

 

Résister

Ce qui m’a fait bouger?

Le souvenir de la règle des 5 secondes de “l’autre Robbins”, Mel.

Pour ceux qui ne connaissent pas :

 

L’idée en résumé :

  • motivation is bullshit : si vous attendez de sentir “que vous êtes motivée pour le faire (quoique ce “le” soit) vous attendrez longtemps pour réaliser quoique ce soit;
  • reprendre le contrôle sur son état émotionnel (le système limbique) est aussi simple que 5-4-3-2-1 (c-à-d. réactiver le néo-cortex).

J’ai donc, oui, compté mentalement.

Et, miracle, me suis levée (à 5h10). Et j’ai repris ma routine.

 

Enseignements de l’expérience

  1. faire face aux tentations en me raccrochant aux habitudes existantes, établies, celles qui me demandent le moins d’énergie mentale pour les suivre, comme à l’ultime rempart les jours où cela va mal;
  2. la règle des cinq secondes fonctionne, pour reprendre un contrôle cognitif sur mes états émotionnels divers (angoisse prégnante, dépression insidieuse, à-quoi-bon-isme rampant, ce-n’est-pas-si-grave-de-paresser-un-jour-isme séduisant) qui sont dans le chemin de mes objectifs;
  3. prendre le temps de célébrer le fait que je n’ai pas succombé à la tentation. Après.

 

Prophète des Cinq Mondes – Nombre de mots du jour

 

 

Je célèbre, vous dis-je !