Aujourd’hui est le quatrième cinquième jour de mon expérience “365 jours pour changer radicalement mon activité littéraire, mon rapport à la douleur, ma productivité; toutes choses simples et faciles à réaliser en somme”.

“L’expérience 365” pour faire court.

D’où me vient mon inspiration?

C’est une question qui m’est posée de manière régulière.

Comme pour tout écrivain.

Dans mon cas, les sources sont multiples.

Le prophète des cinq mondes, par exemple, m’est venu en tête après une conversation avec une éditrice américaine qui était intéressée par le prochain roman (pas de polar historique). J’écrivis deux pages de notes (an anglais). Cela devait être au départ une fable contemporaine, ce sera au final un hybride entre le conte philosophique et le “space opera”.

De la science-fiction, donc.

Hier, m’est venue une autre inspiration (peut-être pour le second tome dans ce qui va, alors, devenir une série ?).

Cela a commencé de manière assez banale, à la cafeteria de l’entreprise où je consulte actuellement (j’ai une activité de services juridiques bancaires, si ça vous intéresse, mais ça ne vous intéresse pas).

Un collègue s’assit à la même table que moi et m’aborda, par dessus son plateau repas.

— Vous écrivez, non ?

— …Oui, répondis-je, un peu décontenancée.

— Vos récits sont plutôt au présent, troisième personne ou à la première ?

— Normalement, j’utilise un classique “troisième personne, passé simple”, pour les polars historiques (“il remarqua, Xhól entendit..”) sauf pour les dialogues, évidemment, où j’utilise le présent.

Puis,je continuai à expliquer que le récit à la première personne, je l’utilisais pour une partie du “Prophète des cinq mondes”, pour le journal de Garance Li Jones, qui vient s’intégrer dans le fil de l’intrigue par entrées.

Mon commensal émit quelques doutes sur le sujet même de l’histoire (l’émergence du prophète) et c’est très bien, cela m’y a fait réfléchir.

En bon informaticien, il était particulièrement intéressé par les aspects scientifiques d’un récit de science-fiction; ce qui était vraisemblable et ce qui était totalement impossible d’un point de vue des lois physiques.

Une bonne conversation, donc.

Qui s’est terminée par une idée.

Un sujet dans le champ du vraisemblable, qui rendrait l’exploration spatiale rentable, serait le besoin de rechercher des éléments rares.

Il mentionna la pénurie en phosphate qui pourrait bien devenir un problème dans les deux prochains siècles.

La guerre des phosphates pour un second “Cinq mondes” ?

 

Ne pas se laisser distraire

L’idée est séduisante. Elle ne va pas intégrer le roman actuel. Mais je vais la garder de côté, dans le répertoire où je conserve mes idées de roman, dans un logiciel du nom d’Ulysses que j’utilise pour toute mon écriture autre que celle d’un roman proprement dit (là, j’utilise Scrivener).

Voici ce que ça donne :

 

Ulysses est mon carnet de notes (où je prépare, d’ailleurs, mes articles de blog), Scrivener mon manuscrit.

 

Enseignements de l’expérience

  1. l’inspiration peut venir à tout moment, des circonstances les plus inattendues (dont la cafeteria);
  2. ne pas me laisser distraire par ce nouvel objet brillant;
  3. prendre note avec un système pour accéder aux idées enregistrée lorsqu’il sera temps d’écrire le prochain roman.

Prophète des Cinq Mondes

Je continue sur ma lancée…