J349 – De l’art délicat de la deadline

Aujourd’hui est le 17ème jour de mon expérience “365 jours pour changer radicalement mon activité littéraire, mon rapport à la douleur, ma productivité; toutes choses simples et faciles à réaliser en somme”.

“L’expérience 365” pour faire court.

 

“I love deadlines, I love the whooshing sound they make as they go by.”

—Douglas Adams

 

Pourquoi une deadline, d’abord ?

Pour avancer.

Parce que la deadline est ce qui sépare le projet de l’aspiration vague.

 

Vais-je la tenir ?

Vous avez remarqué, peut-être, dans la capture de l’état d’avancement du Prophète des cinq mondes que je publie chaque matin, que je me suis mise le 31 octobre comme deadline pour terminer le premier jet.

Pour tenir celle-ci -si le manuscrit fait bien les 90,000 mots prévus- il faudrait qu’à partir de demain j’écrive 2.800 mots par jour, chaque jour.

Or, j’oscille maintenant entre 1.000 et 1.500.

Mathématiquement, la probabilité que je tienne ma deadline est donc faible.

C’est sans compter sur l’aspect psychologique :

  1. depuis que j’ai repris l’habitude d’écrire quotidienne, ma moyenne journalière augmente, au-delà du minimum des 1.000 mots par jour (qui, oui, est devenu un minimum);
  2. la deadline me motive à avancer plus vite : il y aura peut-être des moments d’accélération dans les jours prochains;
  3. même si je la tiens pas, que le manuscrit est terminé mi-novembre (ce qui semble plus réalise, je l’avoue); il sera  au moins terminé.

“Terminé”, c’est là le plus important. Terminer un premier jet, un manuscrit, c’est l’étape cruciale. Après, ce n’est que du travail.

“Terminé”, c’est la rive que la grande majorité des manuscrits n’atteint jamais, coulés qu’ils le sont avant que la terre (promise) ne soit en vue.

“Terminé”, même avec deux semaines de “retard”, c’est mieux, nettement mieux que d’être au stade “j’aimerais-vraiment-avancer-dans-ce-roman-que-je-sens-au-fond-de-moi-et-que-je-ne-prend-jamais-la peine-de-me-sortir-des-tripes”.

Enseignements de l’expérience

  1. l’habitude vient de plus en plus facilement;
  2. 1.000 mots n’est plus l’objectif, c’est devenu un minimum;
  3. la deadline fonctionne pour avancer (mais peut-être pas pour tenir.

Prophète des Cinq Mondes

Entre 1.000 et 1.500 mots, en effet. Hannah se retrouve premier acolyte. Ce qui est intéressant, ce sont les nuances de gris que l’on peut explorer dans un personnage.

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