J’ai évoqué plus tôt combien un roman, malgré sa structure apparente répond, comme toute histoire, au besoin d’une structure en trois actes.

Aujourd’hui, je me suis retrouvée à la fin de l’acte II.

Ce fut une surprise.

Je pensais qu’il allait durer plus longtemps. Honnêtement.

Il devrait durer plus longtemps si je veux que ce roman une fois achevé fasse dans les 80.000 mots (une taille honorable pour un roman).

Pourtant, j’ai distinctement senti un souffle, une respiration, ou -plus exactement- un soupir de relâchement.

Cette scène avec Philip, écrite ce matin, était la conclusion de l’acte II.

Oh, je vais peut-être rajouter des scènes dans le début du récit, au moment de l’édition/ré-écriture. Ce sera nécessaire pour approfondir certains points sur lesquels je suis passées trop vite. Mais, oui, c’est une évidence que cet acte II doit se terminer ainsi, qu’il s’agit là du point charnière qui mène à la conclusion inévitable.

Même si cela implique que le roman devienne plus court.

Plus proche du format du conte philosophique que j’envisageais au début, en fait.

En réfléchissant à cette question, toujours prenante de “qu’est-ce la taille correcte pour un roman ?”, je me suis rappelée le profil Twitter de Tor.com Publishing, qui avait résonné avec moi le jour où je les ai suivit:

“Providing a home for writers to tell SFF stories in exactly the number of words they choose. All our titles are available globally in print and DRM-free ebook.”

Petit aparté: je suis aussi très heureuse, en tant que lectrice, en tant qu’auteure, de leur politique en matière de DRM (mais c’est une question pour un autre article).

Ce qui m’importe ici, c’est leur point de vue éditorial: la longueur du récit s’impose à l’auteur au fil de l’histoire, ne doit pas rentrer dans un moule. C’est l’histoire elle-même qui décide de combien de temps, de mots, elle a besoin pour se dévider. Il n’en faut pas plus, pas moins.

Et donc, même si j’avais visé un premier objectif en nombres de mots dans Scrivener (pour me forcer à avancer), cela n’aura pas d’influence sur la question artistique de savoir de combien de mots cette histoire-ci, celle de Michel Li Jones, celle de Garance aussi, a besoin pour être dite.

 

 

Enseignements de l’expérience

  1. écrire n’est toujours pas “facile” mais se fait;
  2. l’habitude est essentielle pour lutter contre les moments de fatigue quand il s’agit de se lever à cinq heure du matin pour se dégager un temps d’écriture;
  3. me rappeler que j’adore l’histoire que je veux raconter (encore).

Prophète des Cinq Mondes

La fin de l’acte II, donc, avec l’entrée en scène de Philip.

 

L’#expérience365 : un an pour changer radicalement activité littéraire, rapport à la douleur, productivité… et publier un article de blog pour documenter le processus. Chaque jour, tous les jours, 365  jours.