La SF, ce n’est pas que des aliens

Le thème de l’histoire est central dans la science-fiction: des uchronies à la Philip K Dick au classique voyage dans le temps, l’histoire (avec un grand H) s’invite au cours des récits.

Le maître du haut château (Philip K Dick), 1984 (George Orwell), Hypérion (Dan Simmons)… Bon nombre d’ouvrages de science-fiction reposent sur l’exploration de faits ou personnages historiques.

Avec Le prophète des cinq mondes, j’ai voulu exploré une autre dimension: la création même du fait historique et l’importance du rôle de l’historien, sa place dans la société.

La prémisse du livre, c’est cet événement inattendu qui bouleverse le cours de l’histoire.

Ce que je trouve passionnant d’explorer par le biais de la fiction, c’est le rôle des enjeux de chaque individu, de leurs égoïsmes, de leurs agendas respectifs sur la création d’un événement historique dont l’ampleur les dépasse tous.

De plus, deux de mes personnages principaux sont des historiens, qui se répondent à deux siècles de distance.

Pourquoi pas? On avait déjà l’archéologue tourné héros d’aventure (Indiana Jones), la bibliothécaire agent double du steampunk (The Invisible Library de Geneviève Cogman, que je recommande), voici maintenant l’historien, ce héros insoupçonné de science-fiction.

Garance Li Jones est -en effet- historienne et se retrouve au cœur de la création du moment historique. Elle s’interroge sur son rôle, se demande si elle doit intervenir, résister, témoigner.

Deux siècles plus tard, Miv Dav Hamilton III porte un regard sur des événements qui sont devenus incompréhensibles et en change la lecture par la découverte de nouvelles sources authentiques.

Dans Garance, certains trouverons des traces de Marc Bloch; ce n’est pas un hasard.

Enseignements de l’expérience

  1. me plonger dans l’histoire chaque jour l’enrichit;
  2. écrire le blog me permet d’approfondir mon écriture;
  3. NaNoWriMo me stimule à avancer.

 

Prophète des Cinq Mondes

51.000 mots! Maintenant, il faut gérer la dernière ligne droite vers le dénouement.

 

L’#expérience365 : un an pour changer radicalement activité littéraire, rapport à la douleur, productivité… et publier un article de blog pour documenter le processus. Chaque jour, tous les jours, 365  jours.