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	<title>L&#039;univers de Cécile Chabot...</title>
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	<description>Bienvenue dans l&#039;univers de Cécile Chabot</description>
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		<title>Relecture, édition, correction&#8230; ou tourner 12 fois son texte dans tous les sens</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Oct 2012 09:53:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chabot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrire & Publier]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1473" class="wp-caption alignleft" style="width:135px;"><img class="size-thumbnail wp-image-1473" title="Relecture, édition, correction... ou tourner 12 fois son texte dans tous les sens" href='http://www.dreamstime.com/sueharper_info'&gt;Sue Harper&lt;/a&gt; " src="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/10/proofreading-135x135.jpg" alt="proofreading 135x135 Relecture, édition, correction... ou tourner 12 fois son texte dans tous les sens" width="135" height="135" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #808080;">© <a href="http://www.dreamstime.com/sueharper_info"><span style="color: #808080;">Sue Harper</span></a> </span></p></div>
<p>Dans la série &laquo;&nbsp;comment est-ce que j&rsquo;écris&nbsp;&raquo;, je vous ai parlé dans un <a title="Dans ma boîte à outils d’écrivain, il y a…" href="http://www.cecilechabot.com/ma-boite-a-outils-ecrivain/">précédent article</a> des outils que j&rsquo;utilise pour l&rsquo;écriture du premier jet de mes romans.</p>
<p>Je vais donc évoquer ici cette phase essentielle pour atteindre à une bonne qualité de texte : la relecture.</p>
<p>Comment faire pour que celle-ci mène à un « bel objet » lorsqu&rsquo;on est auto-édité ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En effet,  <em>Le secret du masque de Jade</em> en est maintenant<em> </em>à la phase « relecture » : le but étant de fournir un texte de haute qualité (conventions typographiques cohérentes, orthographe mais aussi : style, fluidité, cohérence…).</p>
<p>Il y a deux semaines, j’ai lancé un appel aux candidats « bêta-lecteurs ».</p>
<p>Ceux-ci ont répondu en masse puisque j’en ai maintenant 9 sur ma liste (si quelqu’un veut encore se joindre à nous, il est encore temps mais je limite à 10 car au-delà, je vais m’y perdre).</p>
<p>Alors, à quoi ça sert un « bêta-lecteur » ?<br />
…Ou plutôt 9.</p>
<p>Voici ce que je leur ai envoyé comme description de mission :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>****</p>
<p>Pour ceux d&rsquo;entre vous qui écrivent (il y en a parmi vous), le processus peut vous intéresser pour vos propres textes (et d&rsquo;ailleurs, j&rsquo;en profite pour vous dire que je vous renverrai l&rsquo;ascenseur avec joie).</p>
<p>Donc, ce que je vais vous envoyer, c&rsquo;est VRAIMENT la version bêta du <em>Secret du masque de jade</em>.</p>
<p>Si vous me suivez, vous savez comment je rédige :</p>
<ol>
<li>une mindmap pour créer l&rsquo;intrigue,</li>
<li>le découpage en scènes dans Scrivener : les scènes étant réparties dans des répertoires (un pour chaque jour),</li>
<li>le remplissage de chaque scène dans Scrivener.</li>
</ol>
<p>Pour le moment, le roman en version bêta est toujours structuré de manière chronologique en jours (il y a deux scènes de prologue car se passant en deux endroits distincts, des jours différents) puis l&rsquo;intrigue proprement dite qui s&rsquo;étend sur cinq jours et un épilogue.<br />
Une des questions que je me pose est de savoir si je vais conserver cette structure (elle a son charme mais aussi ses inconvénients en termes de «poids » de chaque chapitre).</p>
<p>Pour la relecture, cela présente un avantage : je vous envoie aujourd&rsquo;hui le prologue et dans deux ou trois jours le premier jour, le second après un autre intervalle pour vous donner le temps de lire et ainsi de suite jusqu&rsquo;à la fin.<br />
Comme cela, vous ne serez pas étouffé sous le poids d&rsquo;un fichier Word trop volumineux : pour moi aussi, ce sera plus facile de collationner vos différentes remarques sur chaque partie avant que de les réintégrer dans un nouveau fichier Scrivener (sinon, je vais m’emmêler les pinceaux).</p>
<p>Ce que j&rsquo;attends de vous&#8230;si vous le souhaitez :</p>
<ul>
<li>Des remarques sur le caractère plaisant, haletant, passionnant de l&rsquo;histoire&#8230;ou non.</li>
<li>Des indications sur ce que vous appréciez en termes de descriptions de personnages, de lieux&#8230;ou pas : est-ce que cela manque, est-ce qu&rsquo;il y en a trop ?</li>
<li>Me prévenir du moment où vous aurez découvert, ou soupçonnez, &laquo;&nbsp;qui l&rsquo;a fait&nbsp;&raquo; (le fameux « whodunnit ») : si trop de monde le découvre au chapitre 2, j&rsquo;ai un problème !</li>
<li>Me dire si le roman est trop long, trop court, juste bien&#8230;</li>
<li>Si vous vous en sentez l&rsquo;âme, et sans obligations : des corrections de texte (tournures de phrase&#8230;).</li>
<li>Pour une section (vous pouvez le faire pour plus évidemment, mais je serais déjà très contente avec une correction d&rsquo;une section), une relecture plus approfondie :
<ul>
<li>Les «fôtes d&rsquo;aurtaugrafe » (j&rsquo;ai découvert lors du <em>Marchand de la mort</em> que je suis en délicatesse avec le passé simple de la troisième personne du singulier des verbes en -er et -ir : je me soigne, mais ce n&rsquo;est pas parfait).</li>
<li>&#8230;Mais surtout de frappe (j&rsquo;ai une certaine tendance à la dyslexie).</li>
<li>La ponctuation.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Il est donc clair que certaines de ces remarques vous viendront en cours de lecture (n&rsquo;hésitez pas à me les envoyez après chaque partie) ou alors plutôt à la fin.</p>
<p>Petit guide de mes conventions typographiques : elles ne sont pas parfaites mais le but, c&rsquo;est au moins d&rsquo;être cohérente :</p>
<ul>
<li>  Un espace insécable à l&rsquo;intérieur des guillemets (&lsquo;«&rsquo; et &lsquo;»&rsquo;) et avant &lsquo;?&rsquo;, &lsquo;!&rsquo;, &lsquo;:&rsquo;, &lsquo;;&rsquo;  (et un espace normal après).</li>
<li>Les noms du genre &lsquo;Un Chasseur&rsquo;, &lsquo;Treize Jaguar&rsquo; : majuscule aux deux parties mais pas de pluriel (&lsquo;Treize Jaguar&rsquo;, &lsquo;Dix-huit Puma&rsquo;).</li>
<li>Lorsqu&rsquo;un titre est utilisé comme un nom quand quelqu&rsquo;un s&rsquo;adresse à la personne ou lorsqu&rsquo;on le mentionne sans faire suivre du nom : majuscule (par ex. : &lsquo;Bien, Seigneur&rsquo;, &lsquo;Oui, Dame&rsquo; ou &lsquo;l&rsquo;Ajaw&rsquo; mais &lsquo;la dame d&rsquo;Itzán&rsquo;, &lsquo;l&rsquo;ajaw de Dos Pilas&rsquo;, &lsquo;le prince d&rsquo;Uxul&rsquo;, &lsquo;le seigneur Yuknoom&rsquo;).</li>
<li>Majuscules accentuées (&lsquo;À&rsquo;).</li>
<li>Un retrait en début de paragraphe et un interligne avant (discutable celui-ci ; j&rsquo;hésite toujours).</li>
<li>Dialogues introduits par tiret quadratin &lsquo;—&rsquo; (avec retrait).</li>
<li>&lsquo;&#8230;&rsquo; avec un espace après (et majuscule) dans le cas d&rsquo;une nouvelle phrase à la suite et sans espace ni majuscule à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une phrase</li>
<li>Je vais vous fournir aussi un index des noms mayas non traduits pour les questions d&rsquo;orthographe et d&rsquo;accent (Muwan&rsquo;, Xhól, Itzamnaaj K&rsquo;awill : ce n&rsquo;est pas simple).</li>
</ul>
<p>****</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai alors réparti des « morceaux » du récit entre bêta-lecteurs pour une lecture approfondie.</p>
<p>Voici une <strong>description du processus complet d&rsquo;écriture/relecture en 12 (!) étapes</strong>.</p>
<h3></h3>
<h3>Étape 1 &#8211; Mindmap</h3>
<p>Donc, j&rsquo;ai commencé le roman par une mindmap. Dans l’article « <a title="Dans ma boîte à outils d’écrivain, il y a…" href="http://www.cecilechabot.com/ma-boite-a-outils-ecrivain/">Dans ma boîte à outils d’écrivain, il y a&#8230;</a> », j’ai décrit ce processus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 2 &#8211; Scrivener</h3>
<p>La seconde étape a été de créer un fichier Scrivener  appelé <em>XHOL 2 vI.scriv</em> et de créer à l&rsquo;intérieur de celui-ci un répertoire par jour et autant fichiers que de scènes, sur base de la mindmap.</p>
<p>Dans Scrivener, je peux indiquer le statut de chaque scène : <em>to do</em>, <em>first draft</em>, <em>revised draft</em>, <em>final draft</em> , et, enfin,<em> done</em>.</p>
<p>Ce qui m&rsquo;aide beaucoup dans mon écriture car je sais exactement où j&rsquo;en suis en ce qui concerne chaque partie du récit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 3 &#8211; L’écriture du premier jet</h3>
<p>Quand j&rsquo;écris le premier jet, c&rsquo;est vraiment&#8230; au vol, le plus rapidement possible, en suivant le flux ; je n&rsquo;accepte à ce moment-là aucun obstacle qui ralentirait cette écriture, obstacle comme ponctuation, orthographe, frappe, mauvaise formulation&#8230; non, le but dans le premier jet est de&#8230; laisser jaillir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 4 &#8211; Première correction</h3>
<p>La première correction consiste à mettre le texte « droit ».</p>
<p>Rendre ça lisible.</p>
<p>De plus, je me pose alors des questions sur la vraisemblance des discours et actes par rapport à un personnage, des questions de fond.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 5 &#8211; Seconde correction</h3>
<p>On resserre les boulons.</p>
<p>Toujours la chasse aux fautes d&rsquo;orthographe, aux accords, à la syntaxe branlante, aux mots imprécis, aux conventions typographiques (espaces insécables, majuscules accentuées&#8230;) mais aussi la hache : couper impitoyablement dans l&rsquo;inutile (comme les adverbes, genre &laquo;&nbsp;impitoyablement&nbsp;&raquo;&#8230;).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 6 &#8211; Troisième correction</h3>
<p>À ce moment-là, je transfère mes fichiers en Word.</p>
<p>Et là-aussi, je fais une correction car le fait de changer de format me fait « voir » des choses nouvelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 7 &#8211; Les bêta-lecteurs travaillent. Et moi, je fais comme les convoyeurs : j’attends</h3>
<p>À partir de là, je suis bloquée : j&rsquo;attends la contribution de mes « bêta-lecteurs » pour continuer.</p>
<p>En effet, je ne travaille plus alors dans la V1 pour les parties que je leur ai déjà données.</p>
<p>J’attends leur retour de corrections, remarques et commentaires dans le document Word (en utilisant les fonctions « track change » et « comment »).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 8 &#8211; Les « bêta-lecteurs » répondent !</h3>
<p>Je jongle avec une série de documents Word et je passe à la 4ème correction.<br />
Je créée dans Scrivener un nouveau fichier : <em> XHOL 2 v2.scriv</em>.</p>
<p>Et là, la structure change (une question liée à la numérisation) : un seul répertoire et chaque chapitre dans un document, les scènes séparées par *** (ou pas).</p>
<p>Le premier jet de cette nouvelle version est donc le texte que j’ai envoyé en Word aux « bêta-lecteurs » (puisque j’ai corrigé ce document Word).</p>
<p>Je fais alors progresser le texte de « <em>first draft</em> » (la version que je leur ai envoyé en Word) à « <em>revised draft</em> » en intégrant leurs commentaires.<br />
C&rsquo;est la 5ème correction, déjà.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 9 &#8211; Du papier !</h3>
<p>…Pour la 6ème correction.<br />
Et oui, enfin !</p>
<p>J’imprime moi-même la totalité et je revois mon texte sur papier.</p>
<p>Ce qui me permet de faire passer la V2 de mon fichier du statut « first draft » à celui de « revised draft ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 10 &#8211; Celle-là, je me tâte encore un peu : une relecture professionnelle ?</h3>
<p>Je dois dire que j’ai eu une très mauvaise expérience avec Le marchand de la mort, la relectrice professionnelle qui a travaillé sur mon texte a, certes, très bien fait ça au niveau littéraire, mais, par contre, elle n’a rien compris à la manière d’utiliser le « track change » et je me suis retrouvée avec un fichier dans un état, oh, dans un état… catastrophique (double corrections, non suppression des suppressions, ajouts de corrections pour de simples questions de formatage Word…) ! Et le pire était que, faisant confiance, je l’avais alors numériser ! Et j’ai eu un commentaire défavorable sur cette version sur Amazon car il y avait toute une série de choses qui n’allaient pas. J’ai donc dû revoir à toute vitesse et remettre une version propre en ligne. L’horreur ! Honnêtement, ce jour-là a été le pire de mon activité d’écrivain auto-édité.</p>
<p>Donc, si je fais appel à une relecture professionnelle, la personne recevra un fichier Word, corrigera et moi, je ferai passer mon texte Scrivener du statut « revised » à « done » en intégrant ces corrections (manuellement, sans faire de copier/coller).</p>
<p>Je dois dire que je n&rsquo;ai pas encore trouvé cet éditeur professionnel en qui j&rsquo;aurais toute confiance (au sens d&rsquo;« editor » en anglais, langue qui distingue la fonction de celle de « publisher »).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 11 &#8211; Numérisation</h3>
<p>Maintenant, j’ai un texte que je considère comme prêt à numériser.<br />
Je créée alors une V3 de mon fichier : <em>XHOL 2 v3.scriv</em> .</p>
<p>En effet, comme je vais chipoter dans cette version pour la numériser, je préfère garder un autre fichier avec la dernière version aboutie du texte bien à l’abri, quelque part à l’écart.</p>
<p>Donc, je numérise.<br />
Grand moment, direz-vous?<br />
Et bien, non. Au risque de décevoir, en Scrivener, ce n’est pas terriblement différent de la fonction « imprimer en pdf »…</p>
<p>Un non-événement, en somme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étape 12 &#8211; Ce n’est pas fini !</h3>
<p>À partir de là, j’ai un fichier .mobi (pour le kindle).</p>
<p>…Qui passe encore une fois à la relecture et correction (la 7ème !) : d’abord, parce que à voir mon texte dans un nouveau format (encore une fois), cela me permet de découvrir de nouvelles choses (un changement d’adjectif en dernière minute, une faute de frappe qui a échappé à tout le monde,…) et puis aussi pour vérifier la numérisation en elle-même.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>C’est donc un processus assez complexe, celui qui permet d’atteindre à un objet « publiable ».</p>
<p>Écrire le premier jet n’en est que la première étape…</p>
<p>Formaliser le processus en étapes est ce qui me permet d’avancer plus rapidement (ça et l’utilisation de Scrivener avec la possibilité de voir le statut de chaque scène) : en effet, à chaque étape, je sais ce que je dois faire et je vois comment amener tout mon texte au même niveau. Plutôt que de me perdre un jour à retravailler pour la « Xème fois » telle ou telle partie, ne plus savoir le lendemain ou deux semaines après ce que j’ai fait, y revenir, laisser de coté une partie qui n’aurait reçu qu’une relecture hâtive…</p>
<p>La structuration du processus et l’utilisation de l’outil me permettent plus d’efficacité…sans sacrifier à la créativité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Vous êtes lecteur et vous voudriez vous proposer pour l&rsquo;équipe des bêta-lecteurs ? Laissez-moi un commentaire ou, encore mieux, envoyez-moi un mail à <strong>cecile@cecilechabot.com</strong>.</em></p>
<p><em>Vous êtes un écrivain et vous voulez donner votre opinion sur mon processus de relecture (améliorable !) ou décrire votre processus de relecture à vous ? Laissez un commentaire !`</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;Je n&#8217;ai jamais eu de chagrin qu&#8217;une heure de lecture n&#8217;ait dissipé.&#160;&#187;&#8230; Vraiment?</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Oct 2012 05:52:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chabot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[1984]]></category>
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		<description><![CDATA[Je n&#8217;ai jamais eu de chagrin qu&#8217;une heure de lecture n&#8217;ait dissipé. Montesquieu Un dimanche matin des années nonante* : comme la plupart des dimanches matin à cette époque, je boucle mon kit avant une descente sous terre. Le téléphone sonne. À l’appareil, un copain de mon club de spéléo qui me dit qu’il ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div style="text-align: center;"><em>Je n&rsquo;ai jamais eu de chagrin qu&rsquo;une heure de lecture n&rsquo;ait dissipé.</em><br />
Montesquieu</div>
<div style="text-align: center;"></div>
<div style="text-align: center;"></div>
<div style="text-align: center;"></div>
<p><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=cecichab-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2010046803" alt=" Je nai jamais eu de chagrin quune heure de lecture nait dissipé.... Vraiment?" width="1" height="1" border="0" title="Je nai jamais eu de chagrin quune heure de lecture nait dissipé.... Vraiment?" />Un dimanche matin des années nonante<a href="http://us4.campaign-archive1.com/?u=7fd0f4c8b4d34c5ae038f1719&amp;id=677b88887a#1" target="_blank">*</a> : comme la plupart des dimanches matin à cette époque, je boucle mon kit avant une descente sous terre. Le téléphone sonne. À l’appareil, un copain de mon club de spéléo qui me dit qu’il ne viendra finalement pas à la sortie d’aujourd’hui : on a retrouvé sa jeune femme, mon amie, de garde la veille (elle est médecin), égorgée et violée.</p>
<p>Que répondre à ça ? Je crois bien que je suis assez lamentable sur le moment. Il raccroche et je préviens le reste de l’équipe : la sortie spéléo n’aura pas lieu.</p>
<p>Et m<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2010046803/ref=as_li_ss_il?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2010046803"><img class="alignleft" style="border: 10px none;" src="http://ws.assoc-amazon.fr/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;Format=_SL160_&amp;ASIN=2010046803&amp;MarketPlace=FR&amp;ID=AsinImage&amp;WS=1&amp;tag=cecichab-21&amp;ServiceVersion=20070822" alt=" Je nai jamais eu de chagrin quune heure de lecture nait dissipé.... Vraiment?" width="106" height="160" align="left" border="0" title="Je nai jamais eu de chagrin quune heure de lecture nait dissipé.... Vraiment?" /></a>oi ? Moi, je suis sous le choc. Moi, comme dans un brouillard, je ne réponds à rien ni personne et je vais cherchez deux vieux volumes dans une caisse : <em>Les enfants du capitaine</em><em> Grant</em> de Jules Verne, deux grands volumes de l’édition Herzel de mon enfance.</p>
<p>Et je m’abîme dans ma lecture. J’y resterai plongée jusqu’à la fin. Obstinément. Plongée dans un univers où les méchants ne sont pas si méchants que ça et où, surtout, ils ne gagnent pas.</p>
<p>Alors, est-ce que ces heures de lectures m’ont enlevé tout chagrin ? Non, évidemment.</p>
<p>Elles ont simplement aidé à passer le choc de l’insupportable.</p>
<p>Une fuite, une conduite d’évitement, oui.</p>
<p>… Mais une fuite qui, comparée à d’autres (alcool, drogues, jeu,…), ne présente pas d’inconvénient majeur… et quelques avantages.</p>
<p>Pourquoi d’ailleurs faudrait-il proscrire toute fuite quand le réel est vraiment trop dur &#8211; en tout cas temporairement &#8211; à supporter ?</p>
<p>Pour ceux que la question intéresse, je les renvois à Henri Laborit et son <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070322831/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2070322831" target="_blank"><em>Éloge de la fuite</em></a> pour creuser le sujet d’un point de vue neurologique.</p>
<p>Alors, oui, en temps que lectrice, lire, c’est un peu ma drogue…</p>
<p>Mais n’est-ce pas le cas pour beaucoup d’entre nous ?</p>
<p>Et en temps qu’écrivain, mon but est de la fournir, cette drogue : une échappée temporaire hors de votre réel. Opinion partagée par un autre auteur qui m’est cher : « <em>I am, by calling, a dealer in words; and words are, of course, the most powerful drug used by mankind.</em> » (Rudyard Kipling) et qui a ainsi résumé ce que je ressens lorsque j&rsquo;écris : je suis votre dealer&#8230;</p>
<p>Pour préparer cette chronique, j’ai aussi relu un autre de mes favoris, un homme et un écrivain pour lequel j’éprouve un profond respect : George Orwell et, plus particulièrement, son <em>Why I write</em>, un incontournable pour tout écrivain&#8230; et tout fan d&rsquo;Orwell.</p>
<p>J’admets volontiers que j’éprouve, moi-aussi, le besoin esthétique qu’il mentionne : celui d’écrire pour la beauté du geste de l’écriture et l’assemblage des mots et des idées&#8230;</p>
<p>Ce qui m’a touchée, c’est le passage final dans lequel je me suis retrouvée :</p>
<div></div>
<div><em>« All writers are vain, selfish, and lazy, and at the very bottom of their motives there lies a mystery. Writing a book is a horrible, exhausting struggle, like a long bout of some painful illness. One would never undertake such a thing if one were not driven on by some demon whom one can neither resist nor understand. For all one knows that demon is simply the same instinct that makes a baby squall for attention. And yet it is also true that one can write nothing readable unless one constantly struggles to efface one&rsquo;s own personality. Good prose is like a windowpane. I cannot say with certainty which of my motives are the strongest, but I know which of them deserve to be followed. And looking back through my work, I see that it is invariably where I lacked a political purpose that I wrote lifeless books and was betrayed into purple passages, sentences without meaning, decorative adjectives and humbug generally. »</em></div>
<p>Orwell a, lui, clairement trouvé sa raison d’écrire dans son militantisme politique et nous a ainsi donné un chef-d’œuvre tant littéraire que prophétique avec <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B009B2KMMO/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B009B2KMMO" target="_blank" class="broken_link">1984</a>.</p>
<p>Et moi, est-ce que vous distraire, vous lecteur, serait un but suffisamment noble, suffisamment puissant pour me permettre de passer au travers de « <em>ce combat horrible et épuisant, qui ressemble à une longue et douloureuse maladie</em> » ?</p>
<p>Oui, il y a de ça : créer une histoire digne d&rsquo;être contée. Mais pas seulement. Mon démon à moi, c’est finalement une intense curiosité pour l’humain et, même dans un univers totalement fictif comme le <em><a title="Le cycle de Xhól – Le marchand de la mort" href="http://www.cecilechabot.com/livres/le-cycle-de-xhol-1-le-marchand-de-la-mort/">Cycle de Xhól</a></em>, même dans une série de « simples » romans policier, l’envie d’explorer l’humain, la complexité des personnalités. C’est finalement ça qui me porte, me pousse et m’empêche d’arrêter… C&rsquo;est lorsque je me concentre sur cet aspect que j&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;aller dans la bonne direction, que j&rsquo;ai la sensation que n&rsquo;erre pas.</p>
<p><a name="1"></a><em>* Et oui, je suis belge… et j’assume dans les textes de ce type !</em></p>
<p>PS : j’ai volontairement tu les noms et les détails atroces qui ont émergé pendant l’enquête : le but n’était pas de rouvrir des blessures chez les personnes qui ont vécu cette horreur.</p>
</div>
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		<title>4 trucs de coaching utiles pour un écrivain</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Aug 2012 08:34:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chabot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrire & Publier]]></category>
		<category><![CDATA[coaching]]></category>
		<category><![CDATA[coaching d'écrivain]]></category>
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		<category><![CDATA[outils d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[scrivener]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans d&#8217;autres articles, j&#8217;ai parlé des outils que j&#8217;utilise : mindmaps, Scrivener&#8230; Ici, je vais prendre un peu de hauteur. Écrire un livre est un processus passionnant (pour moi !), complexe et… qui semble inaccessible à première vue. Surtout en 1 mois. Qu’est-ce qui me permet d’avancer avec confiance dans mon projet 31 jours, 60.000 mots, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans d&rsquo;autres articles, j&rsquo;ai parlé des <a title="Dans ma boîte à outils d’écrivain, il y a…" href="http://www.cecilechabot.com/ecrire-publier/ma-boite-a-outils-ecrivain/">outils</a> que j&rsquo;utilise : mindmaps, Scrivener&#8230;</p>
<p>Ici, je vais prendre un peu de hauteur.</p>
<p>Écrire un livre est un processus passionnant (pour moi !), complexe et… qui semble inaccessible à première vue.</p>
<p>Surtout en 1 mois.</p>
<div id="attachment_1368" class="wp-caption alignleft" style="width:150px;"><a href="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/08/coaching.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1368" title="4 trucs de coaching utiles pour un écrivain" src="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/08/coaching-150x150.jpg" alt="coaching 150x150 4 trucs de coaching utiles pour un écrivain" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #808080;">© image Nucleartrash</span></p></div>
<p>Qu’est-ce qui me permet d’avancer avec confiance dans mon projet</p>
<p><a href="http://www.facebook.com/CecileChabotEcrivain"><strong>31 jours, 60.000 mots, 1 roman</strong></a> ?</p>
<p>Non, je n’ai pas un don particulier (enfin, je ne crois pas).</p>
<p>Sinon, celui d’être organisée et structurée… et d’apprendre de mes erreurs ou expériences passées.</p>
<p>Et j’en ai commises des erreurs !</p>
<p>Par exemple, pour le tome 1, <a title="Le cycle de Xhól – Le marchand de la mort" href="http://www.cecilechabot.com/livres/le-cycle-de-xhol-1-le-marchand-de-la-mort/">Le marchand de la mort</a>, j’ai utilisé les services d’une éditrice professionnelle qui ne maîtrisait pas bien la fonction « track change » de Word.</p>
<p>Résultat des courses : des milliers de « modifications » (de format principalement) qui cachaient les véritables corrections, des ajouts sans suppression de ce qui était remplacé, des phrases devenues bancales…</p>
<p>Il m’a fallu « repasser » derrière…</p>
<p>Et je me suis aperçue avec horreur qu’il restait encore des erreurs dans la version mise en ligne entre avril et juillet.</p>
<p>Damned !</p>
<p>A propos, si VOUS avez acheté <a title="Le cycle de Xhól – Le marchand de la mort" href="http://www.cecilechabot.com/livres/le-cycle-de-xhol-1-le-marchand-de-la-mort/">Le marchand de la mort</a> entre avril et juillet : dites-le moi et je vous envoie le fichier corrigé.</p>
<p>Donc, ça c’était une erreur.</p>
<p>Pour la corriger et éviter de la répéter au tome 2, j’ai formalisé un <strong>processus de correction</strong>.</p>
<p>&#8230;Ce qui m’amène à la notion de processus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Truc de coaching n° 1 &#8211; Penser « Processus »</h3>
<p>Oui, je formalise mes processus…</p>
<p>Que ce soit l’écriture de cette chronique (un processus en 18 étapes !), sa diffusion, la création d’un article de blog… ou l’écriture d’un livre.</p>
<p>Parce qu&rsquo;utiliser des processus bien définis fait partie de mon coaching ; celui que je m’applique à moi-même puisque je suis AUSSI coach.</p>
<p>Non seulement, je fais dans l&rsquo;auto-édition mais donc dans l&rsquo;auto-coaching aussi&#8230;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Truc de coaching n° 2 &#8211; La technique des petits pas</h3>
<p>Pourquoi passer mon temps à décrire mes processus ?</p>
<p>Et bien, parce qu’un processus bien formalisé me permet de facilement <strong>couper en petits morceaux</strong> une tâche qui semble au départ insurmontable… et ces morceaux sont nettement <strong>plus digestes</strong>.</p>
<p>La <strong>seconde</strong> raison, c’est que cela me permet d’<strong>aller plus vite</strong>  : je sais où je vais, pas besoin de réinventer la roue à chaque fois que j’écris une chronique, un livre… je connais la musique et donc, je « passe » à travers les aspects opérationnels beaucoup plus facilement pour pouvoir consacrer mon temps &#8211; limité, comme tout le monde &#8211; à ce qui importe vraiment : <strong>créer</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Truc de coaching n° 3 &#8211; Me poser les bonnes questions</h3>
<p>Chaque jour, je réalise un <strong>exercice de coaching</strong> qui me permet de focaliser sur l’essentiel. Cet exercice, je l’appelle mon <em>misogi</em> quotidien. Dans la tradition shintoïste, le <em>misogi</em> est un exercice de purification spirituelle…</p>
<p>Personnellement, je ne suis pas particulièrement « spirituelle » ni attirée par une croyance exotique (ou par une quelconque croyance, d’ailleurs…).</p>
<p>Par contre, je suis intéressée par les pratiques mentales qui permettent d’<strong>augmenter la concentration</strong> et <strong>diminuer le stress</strong> (comme la méditation…sans « emballage » religieux) ou ce qui me permet de me <strong>focaliser</strong> sur l’essentiel.</p>
<p>Et mon <em>misogi</em> à moi, que je réalise chaque matin (ou la veille au soir), c’est me poser <strong>quatre</strong> questions (ça, c’est TRÈS coaching !).</p>
<p>Il y en a deux dedans qui sont particulièrement liées à mes objectifs d’écriture :</p>
<p><strong>Question 1 : Quelle mon INTENTION pour aujourd’hui ?</strong><br />
En période d’écriture, la réponse va souvent être  : montrer de la <strong>CONSTANCE</strong> (en atteignant mon objectif journalier)</p>
<p><strong>Question 2 : Qu’est-ce qui constituerait un PROGRÈS substantiel ?</strong><br />
Là, la réponse varie… Cela peut être « avoir mon déroulement qui tienne la route », « résoudre LE dernier problème de mon intrigue »…</p>
<p>Notez d’ailleurs que je parle de « <strong>progrès</strong> » et pas de « succès ».</p>
<p>Pourquoi ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Truc de coaching n° 4 &#8211; Penser « Progrès » plutôt que &laquo;&nbsp;Succès&nbsp;&raquo;</h3>
<p>Là, c&rsquo;est mon intérêt de coach pour les travaux de <em>Daniel H. Pink</em>, <em>Theresa Amabile</em> et <em>Steven Kramer</em> sur la <strong>motivation</strong> (et quel coach ne s’intéresse pas aux questions de motivation ?).</p>
<p>Et donc, ces différents scientifiques démontrent que ce qui apporte un sentiment de <strong>satisfaction profond</strong> (on pourrait presque parler de … « bonheur »),  ce qui renforce la motivation, c’est <strong>la sensation d’avoir progressé</strong> au cours de la journée.</p>
<p>Oh, attention, pas n’importe quel progrès !</p>
<p>Il faut que le progrès en question soit <strong>relatif à quelque chose d’important</strong> pour vous et d’<strong>une nature certaine</strong>… C’est pour ça que j’ai traduit leur notion de <em>meaningful progress</em>  en « progrès substantiel ».</p>
<p>Dans mon cas, écrire le tome 2 du <a title="Le cycle de Xhól" href="http://www.amazon.fr/gp/product/B007P0UE6S/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B007P0UE6S">Cycle de Xhól</a> est certainement quelque chose qui m’importe ! Et beaucoup.</p>
<p>Et bâtir une intrigue qui tienne la route est certainement une étape substantielle, tout comme atteindre mon objectif journalier de 3.000 mots par jour (à partir de demain).</p>
<p>A propos, quel titre préférez-vous pour celui-ci :</p>
<ul>
<li><em>Le mystère du masque de jade ?</em></li>
</ul>
<p>ou</p>
<ul>
<li><em>Le secret du masque de jade ?</em></li>
</ul>
<p>Rejoignez-moi sur ma page Facebook <a href="http://www.facebook.com/CecileChabotEcrivain">Cécile Chabot &#8211; écrivain</a> et votez ; je voudrais votre avis.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Écrire un roman policier en 31 jours : Mission Impossible ?</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jul 2012 08:20:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chabot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Votre mission, si vous choisissez de l’accepter… » Écrire le tome 2 du Cycle de Xhól en UN mois : août Une intrigue à bâtir. 60.000 à 80.000 mots à jeter sur le papier (ou plutôt l’écran). Une première révision à terminer. Votre mission à vous, si suivre ce défi vous intéresse, si vous avez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong></strong><strong>«</strong> Votre mission, si vous choisissez de l’accepter…<strong> »</strong><strong></strong></em> <strong></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Écrire le tome 2 du Cycle de Xhól en UN mois : août</strong></p>
<p style="text-align: center;">
<ul>
<li>Une<strong> intrigue</strong> à bâtir.<strong></strong></li>
<li><strong>60.000 à 80.000 mots</strong> à jeter sur le papier (ou plutôt l’écran).</li>
<li>Une <strong>première révision</strong> à terminer.</li>
</ul>
<div id="attachment_1305" class="wp-caption alignleft" style="width:150px;"><a href="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/missionimpossible.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1305" title="Écrire un roman policier en 31 jours : Mission Impossible ?" src="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/missionimpossible-150x150.jpg" alt="missionimpossible 150x150 Écrire un roman policier en 31 jours : Mission Impossible ?" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #808080; font-size: 10px;">© image <a href="http://www.dreamstime.com/Basel101658_info" target="_blank">Sergey Yakovlev</a></span></p></div>
<p><strong>Votre mission à vous</strong>, si suivre ce défi vous intéresse, si vous avez envie de passer de l’autre coté de la scène, si vous avez la curiosité d’observer un écrivain dans son atelier…</p>
<p>&#8230;c’est de <strong>visiter ma <a href="http://www.facebook.com/CecileChabotEcrivain" target="_blank">page Facebook</a></strong> et <strong>cliquer sur « j’aime »</strong>.</p>
<p>Vous pouvez l&rsquo;atteindre facilement en cliquant sur le bouton <strong>Suivez-moi sur Facebook</strong> dans la colonne de droite.</p>
<p>En effet, chaque jour, je vais poster sur ma page un court article ou message sur la manière dont ça se passe :</p>
<ul>
<li><em>Comment est-ce que je fais pour bâtir mon intrigue?</em></li>
<li><em>Combien de temps est-ce que ça me prend?</em></li>
<li><em>Est-ce que je vais tenir le rythme de 3.000 mots par jour?</em></li>
<li><em>Est-ce que je vais faire face à des jours « sans »?</em></li>
</ul>
<p>A ça, la réponse est déjà connue : OUI !</p>
<p>La bonne question, c’est plutôt :<em> comment est-ce que je vais faire pour passer au travers?</em></p>
<p>Et puis aussi : <em>quels outils est-ce que j’utilise pour atteindre ce résultat</em> (j’en ai parlé déjà un peu dans <a title="Mes outils" href="http://www.cecilechabot.com/ecrire-publier/mes-outils/" target="_blank">Mes outils</a>) et <em>comment en pratique est-ce que je les utilise au quotidien…</em></p>
<p><em>Last but not least</em>, vous aurez ainsi la possibilité d’avoir quelques informations en avant première sur ce qui va arriver à Xhól, dans ce fameux tome 2 : va-t-il accepter la proposition de Treize Jaguar et devenir prêtre ? Ou, au contraire, rester le peintre et sculpteur que vous avez découvert dans le tome 1 ? Et Six Ciel ? Que va-t-elle devenir, elle aussi ?</p>
<p>Je n’en sais encore rien moi même, d’ailleurs! Nous ne sommes que le 28 juillet.</p>
<p>Si j’ai choisi d’utiliser ma <a href="http://www.facebook.com/CecileChabotEcrivain" target="_blank"><strong>page Facebook</strong></a>, c’est d’abord parce que c’est le moyen le plus facile pour moi de publier rapidement ce message quotidien.</p>
<p>Et aussi parce que je ne voulais pas inonder la boîte au lettres de mes abonnés de messages quotidiens : un truc à vous donner une indigestion et à vous faire vous désabonner, ça!</p>
<p>Non, <a href="http://www.facebook.com/CecileChabotEcrivain" target="_blank"><strong>Facebook</strong></a>, c’est très bien : après avoir cliqué sur « j’aime », vous retrouverez mes messages  dans votre timeline, vous pourrez les commenter, les partager… et les supprimer si vous ne souhaitez pas continuer à les recevoir.</p>
<p>Donc, rejoignez moi sur <a href="http://www.facebook.com/CecileChabotEcrivain" target="_blank"><strong>Cécile Chabot &#8211; écrivain</strong></a> et le <strong>1er août </strong> (je publierai chaque jour à 12h), <strong>vous pourrez découvrir le premier de mes messages.</strong></p>
<p>&#8230;Et le <strong>31 août</strong>, nous saurons si j&rsquo;ai tenu ce défi : écrire un <strong>roman policier</strong> en<strong> 31 jours</strong>!</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Parlons « argent » : ça gagne combien, un auteur?</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jul 2012 12:26:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chabot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrire & Publier]]></category>
		<category><![CDATA[Amanda Hocking]]></category>
		<category><![CDATA[auteur]]></category>
		<category><![CDATA[auto-édité]]></category>
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		<category><![CDATA[JA Konrath]]></category>
		<category><![CDATA[John Locke]]></category>
		<category><![CDATA[kindle]]></category>
		<category><![CDATA[livre électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Michael R. Hicks]]></category>

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		<description><![CDATA[Une première constatation : préparer cet article a relevé du parcours du combattant! Rien de plus secret, de plus opaque, de plus hypocrite que le rapport entre argent et édition dans l’univers francophone. J’en suis particulièrement frappée, étant moi-même un pied du coté francophone, l’autre du coté anglophone : encore une différence culturelle. Parler « argent » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1286" class="wp-caption alignleft" style="width:150px;"><a href="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/dollars.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1286" title="Parlons « argent » : ça gagne combien, un auteur?" src="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/dollars-150x150.jpg" alt="dollars 150x150 Parlons « argent » : ça gagne combien, un auteur?" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #808080; font-size: 10px;">© image <a href="http://www.dreamstime.com/Dobric_info">Iryna Dobrovyns&rsquo;k</a></span><a href="http://www.dreamstime.com/Dobric_info"><span style="color: #808080;">a</span></a></p></div>
<p>Une première constatation : préparer cet article a relevé du parcours du combattant!</p>
<p>Rien de plus secret, de plus opaque, de plus hypocrite que le rapport entre argent et édition dans l’univers francophone.</p>
<p>J’en suis particulièrement frappée, étant moi-même un pied du coté francophone, l’autre du coté anglophone : encore une différence culturelle. Parler « argent » est manifestement « mal », ou « pas très propre » ou, en tout cas, malaisé.</p>
<p>Alors que nous somme dans une industrie avec des producteurs (l’écrivain pour le « texte » et l’éditeur en second pour « l ‘objet ») et des consommateurs (nous tous en tant que lecteurs).</p>
<p>Or, coté francophone, on dirait que l’on essaye d’occulter cette réalité : « Fi donc, nous, nous abaisser à des questions d’argent! »…</p>
<p>Et donc, trouver des informations relève d’un travail de limier, d’enquêteur, de policier…</p>
<p>Combien gagne un écrivain?</p>
<p>Et bien, ça dépend…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>L&rsquo;édition papier</h3>
<p>La rémunération de l’auteur est en principe <strong>proportionnelle</strong> : un pourcentage du prix de vente de l’ouvrage.</p>
<p>C’est la loi (même si je suis juriste, je ne vais pas vous assommer avec les références aux articles précis du code de la propriété intellectuelle en France et de la loi sur le droit d’auteur belge).</p>
<p>Mais la loi est totalement silencieuse sur le montant même de ce pourcentage : <strong>aucun minimum n’est prévu</strong>. Il n’y a donc rien pour protéger l’auteur dans cet aspect-là de la relation avec un éditeur (quoique les contrats d’édition soient particulièrement cadenassés sur des aspects plus « juridiques »).</p>
<p>Et donc, joue en plein le rapport de force économique. L’adage « s<em>elon que vous serez riches ou misérable…</em> » se traduit dans le monde de l’édition par « <em>selon que vous soyez un auteur à succès ou non, vous aurez une plus grande liberté de négociation </em>», comme dans toute relation économique, finalement.</p>
<p>Dans le monde de l’<strong>édition papier</strong>, le montant du droit d’auteur oscille donc généralement autour des <strong>8 à 10%</strong>.</p>
<p>Oui, si vous achetez un « poche » à 10€ (faisons simple!), l’auteur, celui qui a sué sur ce texte, ne gagne que 80 cents à 1€ par exemplaire vendu. Le reste va a l’éditeur/diffuseur et au libraire (et en coûts de fabrication, transport, stockage,&#8230;).</p>
<p>Des auteurs connus semblent pouvoir obtenir plus : aux alentours de 15%.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Et le numérique?</h3>
<p>Dans le monde numérique, l’usage qui est en train de s’installer fait plafonner les droits d’auteur <strong>entre 15 et 20%</strong>.</p>
<p>Vous vous diriez « c’est déjà mieux », sauf que l’auteur, même si il n’est pas mathématicien et n’aime pas s’engager dans un calcul de rentabilité ou une analyse « coût/bénéfice » se rend bien compte &#8211; même confusément &#8211; qu’il y a problème.</p>
<p>En effet, l’argument habituel du coût de production, stockage et de diffusion tient vraiment mal la route avec le numérique : une fois le roman livré sur support informatique, la conversion est peu coûteuse (c’est la numérisation d’un ouvrage ancien qui peut, elle, être chère).</p>
<p>Reprenons mon exemple du poche à 10€ en version papier : si vous le publiez sous format numérique, il serait logique de le vendre moins cher (je dis « logique » quoique ce ne soit pas encore très logique pour éditeurs français) : genre 30% de moins puisqu’il y a peu de coûts de production.</p>
<p>Ce serait d’ailleurs de l’intérêt de l’éditeur de le vendre à moins de 10€, ou plus exactement, à moins de 10$, s&rsquo;il publie sur Amazon (&#8230;et qui ne publie pas sur Amazon?).</p>
<p>En effet, Amazon joue alors le rôle de « diffuseur/libraire » et en matière d&rsquo;ebooks impose une grille tarifaire où sa rémunération à lui varie selon le prix de vente (hors taxe) :</p>
<ul>
<li>Si le prix est <strong>inférieur à 1$</strong> : la rémunération d’Amazon est de <strong>70%</strong> (et donc la rémunération de l’<strong>éditeur</strong> de <strong>30%</strong>).</li>
<li>Si le prix est <strong>situé entre 1$ et 9,99$</strong>, la rémunération d’<strong>Amazon</strong> tombe à <strong>30%</strong> et la rémunération de l’<strong>éditeur</strong> grimpe à <strong>70%</strong>.</li>
<li>Si le prix est <strong>supérieur à 10$</strong> : la rémunération d’Amazon remonte à <strong>70% </strong>et celle de<strong> l&rsquo;éditeur </strong>redescend à<strong> 30%</strong>.</li>
</ul>
<p>Le but d’Amazon est donc clairement de pousser le marché vers une zone de prix moyens.</p>
<p>Je ne vais pas vous assommer avec un comparatif d’autres diffuseurs, étant donné la position d’Amazon sur le marché.</p>
<p>Dons, soit l’éditeur décide de garder un prix « haut » et de dépasser les limites qui lui permettent d’engranger 70% du revenu d’une vente : dans ce cas, le livre électronique n’a que peu d’intérêt pour lui (puisque sur ses 30%, il va devoir rétrocéder 15 à 20% de la vente à l’auteur), et donc il va peu le promouvoir&#8230;</p>
<p>Soit l’éditeur joue le jeu « Amazon », récupère 70% du montant du prix de vente, rétrocède 15 à 20% à l’auteur et garde entre 50 et 55% (je n’entre pas dans le détail TTC ou hors taxe).</p>
<p>Ce qui représente pour l&rsquo;éditeur à peu près le même montant que celui qu&rsquo;il perçoit pour un ouvrage « papier »… sans les coûts de production et de diffusion.</p>
<p>Ça, c’est le monde de l’édition….</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Et si on est auteur auto-édité?</h3>
<p>Si, on se place <strong>du coté de l’écrivain,</strong> il est vite compréhensible que si celui-ci opte pour l’auto-édition électronique, les choses peuvent être très différentes.</p>
<p>En effet, si celui-ci reste dans la zone de prix de vente <em>« optimale»</em> d’Amazon, son droit d’auteur par exemplaire vendu passe subitement <strong>de 15%-20% à 70%</strong>.</p>
<p>En pratique, cela veut dire qu’un premier roman qui parviendrait à un tirage de <strong>1.000 exemplaires</strong> <strong>« papier »</strong> à 9€ lui rapporterait à cet auteur <strong>entre 720 et 900€</strong>.</p>
<p>Un premier roman publié par un éditeur en format électronique et vendu 9€ sur Amazon à 1.000 exemplaires  lui rapporterait à cet auteur <strong>entre 1350 et 1800€</strong>.</p>
<p>Ce même premier roman, si l&rsquo;auteur le publie directement sur Amazon en format électronique, toujours à 9€ et vendu à 1.000 exemplaires,  lui rapporterait <strong>6300€</strong>.</p>
<p>J&rsquo;ai gardé ces chiffres pour permettre une comparaison.</p>
<p>Mais il est évident que dans le cas de l&rsquo;auto-édition, l&rsquo;auteur peut descendre son prix de manière à faire aussi bénéficier le lecteur de la situation (c&rsquo;est ce que je fais en vendant le <strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B007P0UE6S/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B007P0UE6S">Marchand de la mort</a></strong> à 4,48€, la moitié du prix de mon hypothèse).</p>
<p>Et donc, si je me prends pour exemple, pour atteindre le même revenu que celui que je pourrais espérer pour une vente de 1.000 exemplaires  avec un éditeur, il me suffit pour obtenir le même revenu  de réaliser moi  respectivement<strong> 300 </strong>(comparaison avec l&rsquo;édition papier) ou<strong> 600</strong> ventes (comparaison avec un éditeur électronique)<strong>&#8230; tout en diminuant le prix d&rsquo;achat pour le lecteur de moitié!</strong></p>
<p>Ces chiffres ne tiennent pas compte des coûts fixes. Est-ce que ceux-ci seraient de nature à modifier la situation?</p>
<p>Mon expérience a moi est que <strong>mes coûts fixes de création d’un e-book</strong> sont :</p>
<ul>
<li>la conversation au format .mobi et .epub : je la réalise avec le logiciel <a title="Mes outils" href="http://www.cecilechabot.com/ecrire-publier/mes-outils/">Scrivener</a>  dont j’ai acheté une licence à 45$… dérisoire,</li>
<li>l’appel à un professionnel pour la réalisation d’une couverture vraiment belle : ça, c’est un peu plus élevé mais pas encore excessif : aux alentours de 250€,</li>
<li>l&rsquo;appel à un autre professionnel pour une révision (même ordre de montant que pour la couverture).</li>
</ul>
<p>Un usage rapide de la calculatrice et mes chiffres ajustés sont alors de respectivement<strong> 375 et 750 exemplaires&#8230; toujours en divisant le prix d&rsquo;achat par deux pour le lecteur </strong>(le calcul serait plus avantageux pour moi si j&rsquo;avais fixé un prix supérieur :  à 9€ comme dans mon exemple du dessus, il ne me faudrait vendre que <strong>190</strong> ou <strong>375</strong> exemplaires pour atteindre un niveau de revenu identique à une vente de 1.000 exemplaires par le biais d&rsquo;un éditeur).</p>
<p>Donc, oui, pour moi, un écrivain débutant a intérêt à tâter ainsi le terrain. Parce qu’il ne faut pas se faire d’illusion, si vous êtes un écrivain débutant, sans avoir un « nom » par ailleurs, vous bénéficierez peu de ce qu’un éditeur peut apporter en termes de marketing et de soutien promotionnel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Parlons cash!</h3>
<p>Un dernier aspect qui n’est pas à négliger : la trésorerie. Le cash-flow! <img src='http://www.cecilechabot.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt="icon smile Parlons « argent » : ça gagne combien, un auteur?" class='wp-smiley' title="Parlons « argent » : ça gagne combien, un auteur?" /> </p>
<p>Et oui, encore une notion économique!</p>
<p>Si vous êtes un écrivain édité, après avoir reçu une <strong>avance</strong> (qui se négocie aussi), vous devrez attendre au moins <strong>6 mois après la fin d’une année de vente</strong> pour recevoir les chiffres d’exploitation de votre œuvre et apprendre si vous êtes bénéficiaire ou non d’un complément de droit d’auteur par rapport à cette avance…</p>
<p>Si vous êtes auto-édité, c’est nettement plus rapide : Amazon verse les produits de vente sur votre compte <strong>le mois suivant</strong>.</p>
<p>Sans qu’il soit évidemment question d’avance (mais ne vous faites pas d’illusion, l’avance pour une premier roman est limitée, voire inexistante).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>Le livre électronique représente une réelle opportunité pour l’auteur, une occasion de baisse des prix pour le lecteur&#8230; et peut-être une menace pour l’éditeur : quel est donc encore son rôle, sa valeur ajoutée dans une telle construction?</p>
<p>S’il y a publication papier parallèle, oui, cette valeur ajoutée est claire en matière de diffusion de l’oeuvre.</p>
<p>Mais si ce n’est pas le cas?</p>
<p>Ne faudrait-il pas que les éditeurs revoient leur rôle, leur métier, leur valeur dans la chaîne?</p>
<p>« Auparavant », le rôle de l’éditeur était de prendre un <strong>risque économique</strong>.</p>
<p>Dans un environnement « papier », celui-ci est clairement présent : celui de se retrouver avec un<strong> stock d’invendus</strong>…</p>
<p>Mais dans un environnement <strong>numérique ;</strong> <strong>qui prend le plus grand risque économique</strong>?</p>
<p>L’écrivain, qui passe toujours autant de temps à l’écrire, ce livre… ou l’éditeur qui se borne à assurer une conversion de fichier (pour un ouvrage de fiction, c’est peu compliqué), éditer et à produire une couverture?</p>
<p>Quel serait le<strong> nouveau risque économique</strong> que l’éditeur serait prêt à assumer qui lui rendrait une valeur dans l’univers numérique?</p>
<p>En tout cas, c’est cette analyse « coût/bénéfice » qui explique l’émergence dans le monde anglo-saxon d’auteurs auto-édités&#8230; et producteurs de best-sellers : John Locke, JA Konrath, Michael R. Hicks, Amanda Hocking qui ont fait, eux, ce calcul… dans un environnement où le livre électronique a certainement une plus grande importance que dans l’univers francophone actuel.</p>
<p>Mais, mais, n’oublions pas que la mise en vente du kindle aux États-Unis ne date que de 2007 : il y a moins de cinq ans.</p>
<p>Moins de cinq ans pour que les ventes de livre numérique n’égalent sur Amazon même les ventes « papier ».</p>
<p>Moins de cinq ans pour établir une véritable révolution…</p>
<p>Qui peut dire quel sera l’environnement du livre francophone en 2016?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Quelques références pour prolonger la lecture</h3>
<p><a href="http://owni.fr/2011/03/18/livre-numerique-quand-les-auteurs-sen-melent/">http://owni.fr/2011/03/18/livre-numerique-quand-les-auteurs-sen-melent/</a><br />
ht<a href="http://owni.fr/2011/03/18/livre-numerique-quand-les-auteurs-sen-melent/">tp://www.enviedecrire.com/barometre-auteurs-editeurs-2012-les-relations-se-degradent/ </a><br />
<a href="http://tempsfuturs.owni.fr/2009/10/21/pas-de-smic-pour-les-ecriveurs-numeriques/">http://tempsfuturs.owni.fr/2009/10/21/pas-de-smic-pour-les-ecriveurs-numeriques/</a><br />
<a href="http://www.editions93.com/dossiers/ecrivain-ca-gagne-combien">http://www.editions93.com/dossiers/ecrivain-ca-gagne-combien</a><br />
<a href="http://www.references.be/carriere/combien-gagne-un-%C3%A9crivain">http://www.references.be/carriere/combien-gagne-un-écrivain</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>« Comment trouves-tu toutes ces idées? »</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jul 2012 11:08:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chabot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrire & Publier]]></category>
		<category><![CDATA[cycle de Xhól]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[idées]]></category>
		<category><![CDATA[Marchand de la mort]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles d'Amérique centrale]]></category>

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		<description><![CDATA[Question que l&#8217;on me pose souvent&#8230; Il est clair que la question ne se pose que si, en tant qu’écrivain ou lecteur, vous appréciez avant tout un récit bien charpenté. Ce qui est ma conception de l’écriture; je ne fais pas de la littérature. En tout cas, ce n’est pas mon ambition première. Mon ambition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1276" class="wp-caption alignleft" style="width:150px;"><a href="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/ideas2.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1276" title="« Comment trouves tu toutes ces idées? »" src="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/ideas2-150x150.jpg" alt="ideas2 150x150 « Comment trouves tu toutes ces idées? »" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #808080; font-size: 10px;">© image <a href="http://www.dreamstime.com/Skypixel_info">Skypixel</a></span></p></div>
<p>Question que l&rsquo;on me pose souvent&#8230;</p>
<p>Il est clair que la question ne se pose que si, en tant qu’écrivain ou lecteur, vous appréciez avant tout un récit bien charpenté.</p>
<p>Ce qui est ma conception de l’écriture; je ne fais pas de la littérature.</p>
<p>En tout cas, ce n’est pas mon ambition première. Mon ambition première, c’est de raconter des histoires.</p>
<p>Des histoires palpitantes, touchantes, distrayantes, amusantes, stimulantes…</p>
<p>Dans ce cas-là, l’idée devient primordiale. Dans ce cas-là, pas question de tenir 200 pages à se regarder le nombril.</p>
<p>Donc, où trouver les idées en question?</p>
<p>Et bien… ça dépend.</p>
<p>Par exemple, pour le <strong>Cycle de Xhól</strong>, l’idée de base m’est venue en repensant à un article de James Brady, <em>Settlement Configuration and Cosmology &#8211; The Role of Caves at Dos Pilas</em> publié dans <em>American Anthropology</em> et en relisant l’automne dernier une série d’Ellis Peters…</p>
<p>Parce que j’aime Ellis Peters et que j’admire la manière dont elle a réussi à recréer un univers médiéval (malgré les inexactitudes au point de vue mentalités). Parce que j’ai eu envie de raconter une histoire… Parce que je m’intéresse à la question de la chute des civilisations…Parce que j’avais envie de parler d’un personnage « en marge », un créateur… Et parce que je m’étais passionnée pour la civilisation maya, j’ai tout de suite vu que cela DEVAIT être un cycle…</p>
<p>Et donc, tout cela mis ensemble a donné le <strong>Cycle de Xhól</strong>. En tout cas, son premier tome.</p>
<p>Pour <strong>Nouvelles d’Amérique centrale</strong>, j’ai commencé par écrire une nouvelle, <em>Santa Elena</em> lors d’un voyage au Mexique, éblouie par la lumière du soir sur la place… Et avant que je ne m’en rende compte, j’étais partie pour un recueil!</p>
<p>Alors, oui, après, il y a eu « recherche » d’idée ; dans la presse locale, par exemple. C’est comme ça que <em>Fortaleza</em> est né ; à la lecture d’un article dans <em>El Nuevo Diario</em> (ou était-ce la <em>Prensa</em>?) nicaraguayen.</p>
<p>Mais en fait, l’essentiel est venu de «  l’intérieur ».</p>
<p>L’intérieur qui joue le rôle de filtre par rapport à « l’extérieur ».</p>
<p>«  L’intérieur », c’est une petite phrase d’un jeune garçon éveillé de <em>Tonina</em> à qui j’ai un jour demandé s’il ne voulait pas partir en ville et qui m’a répondu alors « mais je ne pourrais plus voir les étoiles sur les ruines, alors! » qui m’est restée en mémoire, C’est la vision d’une stèle dans un petit village perdu de l’Alta Verapaz qui a mené directement à <em>Nueva Jerusalem</em> par l’impression navrante qu’elle m’avait laissée au cœur. C’est le souvenir des rues assommées de soleil de <em>Suchitoto</em> et d’une promenade à cheval à la Mora, c’est la réflexion d’un vieil homme de <em>Chortiz</em> qui m’a servi de guide pour redescendre de la mesa dans un trek de trois jours…</p>
<p>Il y a chaque fois un point de départ, une « brique de réel » sur laquelle je construis un édifice… Ce qui ne veut pas dire que les personnages existent, qu’il leur est arrivé vraiment ça…</p>
<p>Et je suis à l’affût, tout le temps.</p>
<p>Par exemple, cette semaine, j’ai reçu une lettre -hilarante- d’un soi-disant avocat madrilène (j’ai vérifié, il ne l’est pas) qui me proposait de me faire passer pour l’héritière d’un de ses « clients », soi-disant mort lui dans les attentats de Madrid et sans héritier apparent : 7 millions de dollars, à se partager, si je marchais dans la combine… Une « arnaque nigériane » d’un nouveau type en somme… sauf qu’en la lisant, je me suis dit « ah, tiens, ça ferait un bon point de départ pour un polar contemporain, ça! ». Et donc, voilà l’idée rangée dans le répertoire « projets de romans »…</p>
<p>À partir de ce point de départ dans le réel, je déroule mon fil… et je sors du labyrinthe avec la sensation que le mot « fin » est alors approprié.</p>
<p>C’est là toute la tension entre « vrai » et « vraisemblable » qui me semble fondamentale dans le métier de conteur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les mayas et la fin du monde…pffff !</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jul 2012 10:04:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chabot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les mayas]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier maya]]></category>
		<category><![CDATA[civilisation maya]]></category>
		<category><![CDATA[compte long]]></category>
		<category><![CDATA[fin du monde]]></category>
		<category><![CDATA[fin du monde 2012]]></category>
		<category><![CDATA[haab]]></category>
		<category><![CDATA[mayas]]></category>
		<category><![CDATA[tzolkin]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais pas trop où cette idée (et c’est là un qualificatif délibérément neutre&#8230;) a pris racine ; aux États-Unis, sans doute. Bref, selon certains, le monde devrais se terminer le 21 décembre 2012 dans un effroyable cataclysme (dont la nature même reste obscure : perso, je déteste quand on ne me donne pas le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1264" class="wp-caption alignleft" style="width:150px;"><a href="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/bonampak.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1264" title="Les mayas et la fin du monde…pffff !" src="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/bonampak-150x150.jpg" alt="bonampak 150x150 Les mayas et la fin du monde…pffff !" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">© image Cécile Chabot</p></div>
<p>Je ne sais pas trop où cette idée (et c’est là un qualificatif délibérément neutre&#8230;) a pris racine ; aux États-Unis, sans doute.</p>
<p>Bref, selon certains, le monde devrais se terminer le 21 décembre 2012 dans un effroyable cataclysme (dont la nature même reste obscure : perso, je déteste quand on ne me donne pas le programme à l’avance) parce que « les mayas l’ont dit ».</p>
<p>En français, un exemple assez amusant se trouve <a href="http://www.mystere-tv.com/les-mayas-fin-du-monde-en-2012-v2869.html" target="_blank">ici</a> (il suffit de googler pour en trouver à la pelle).</p>
<p>Je dois dire qu’au début, cela m’a fait sourire. Maintenant, moins.</p>
<p>Alors, non, la fin du monde n’aura pas lieu le 21 décembre 2012 (ou en tout cas, la probabilité que cela arrive n’est pas plus élevée que pour n’importe quel autre jour : un sur un zillion, à la grosse louche).</p>
<p>Une telle ignorance de la culture maya&#8230; Parce que c’est une culture qui me fascine, depuis longtemps. C’est cette fascination pour les mayas qui m’a fait réaliser un voyage de dix semaines au Mexique, Belize et Guatemala en <a title="2005 Ruta Maya" href="http://www.cecilechabot.com/category/voyages/ruta-maya/">2005</a>, pour visiter les sites archéologiques majeurs.</p>
<p>C’est cette fascination pour la civilisation maya qui m’a fait prendre contact avec certains archéologues, bouquiner, chercher des références…</p>
<p>Et c’est cette fascination toujours qui m’a fait placer l’intrigue du<strong> <a href="http://www.cecilechabot.com/livres/le-cycle-de-xhol-1-le-marchand-de-la-mort/" target="_blank">Cycle de Xhól</a> </strong>dans une cité maya du VIIème siècle, Dos Pilas.</p>
<p>Je ne prétend pas être un expert mais j’en sais assez pour que la chose m’irrite.</p>
<p>Pourquoi est-ce que ce buzz est une vaste blague ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Première raison : on n’a aucune certitude sur les correspondances de dates.</h3>
<p>Je ne vais pas vous assommer d’un cours d’archéologie ou d’histoire des découvertes…</p>
<p>Mais, simplement, posez-vous la question : comment est-ce qu’on sait que telle date du calendrier maya correspond à telle date du calendrier grégorien (le nôtre) ?</p>
<p>&#8230;Alors que le premier soucis des religieux évangélisateurs a été de détruire la culture maya (et les autres du continent américain) ?</p>
<p>Ce qui s’est soldé par des autodafés (destructions de livres), des destructions d&rsquo;édifices, des persécutions….</p>
<p>Et bien, on le sait mal.</p>
<p>En fait, les archéologues ont travaillé sur plusieurs aspects : les textes de certains de ces missionnaires (par exemple, la <em>Relación de las cosas de Yucatán</em> de Diego de Landa) qui proposent certaines dates et l’analyse de ce qui reste en terme de textes mayas eux-mêmes  (les codex : très peu ont survécu) et les monuments qui ont résisté au temps.</p>
<p>Et avec cette mince masse de matériaux, les archéologues déchiffrent &#8211; patiemment &#8211; font des découvertes&#8230;</p>
<p>Mais en fait, même pour une question aussi fondamentale que la concordance des dates, il n’y a pas de certitude absolue : le système de conversion qui est le plus souvent utilisé (donc celui pour donner ce fameux 21 décembre 2012) est en fait une approximation à deux ou trous jours près…. Donc, ça pourrait tout aussi bien être le 18 ou le 25 que le ciel nous tombera sur la tête…</p>
<p>Mais de ça, évidemment, les personnes qui aiment propager un buzz &#8211; un beau buzz, simple, clair et précis &#8211; n’en tiennent pas compte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Deuxième raison : les mayas auraient prédit « la fin du monde » parce que la fameuse date du 21 décembre 2012 serait la fin de leur calendrier</h3>
<p>Bon, en premier lieu, vous voyez tout de suite, j’imagine, l’absence de lien logique entre la fin du monde et la fin d’un calendrier : même si le calendrier maya devait s’arrêter à cette date, rien ne peut prouver que les mayas eux-mêmes envisageaient cela dans leur mode de pensée comme la fin du monde.</p>
<p>&#8230;Mais en fait, le calendrier maya ne s’arrête tout simplement pas à cette date !</p>
<p>Un des cycles du calendrier maya s’arrête bien… pour être aussitôt suivi par le premier jour d’un nouveau cycle (je ne vais pas vous faire une longue explication sur le Tzolkin, le Haab, le compte long, les tun, katuns, baktuns…. Il y a une très bonne explication <a href="http://www.auduteau.net/calendar/cal7.shtml" target="_blank">ici</a>).</p>
<p>Pour faire très bref, ce fameux 21 décembre 2012 (hum!), on devrait se retrouver dans le compte long maya à la date 13.0.0.0.0.</p>
<p>Et c’est là, certainement, un élément majeur du mode de pensée maya : la notion de fin de période&#8230; et de début d&rsquo;une nouvelle, de cycles… et l’enchaînement de ceux-ci.</p>
<p>Une idée de  retour, de recommencement, de mouvement perpétuel, en somme&#8230; toute à l&rsquo;opposé de celle d&rsquo;une fin&#8230;hem&#8230; finale.</p>
<p>En fait, pour faire simple, ce serait comme de dire que la fin du monde est pour le 31 décembre parce que c’est le dernier jour de l’année…</p>
<p>&#8230; Ou que la fin du monde est pour l’an mille (quoique les médiévistes mettent sérieusement en doute l&rsquo;existence de « la grande peur de l&rsquo;an mil »&#8230; qui serait plutôt une construction du XIXème siècle basée sur une conception négative du Moyen-Age à l&rsquo;époque).</p>
<p>Le parallèle est d’ailleurs intéressant : l’attente d’une apocalypse récurrente.</p>
<p>Un peu comme le « bug de l’an 2000 », en somme.</p>
<p>Pour qui ne s’en souvient pas, on avait alors parlé du risque de voir toute une série de programmes informatiques s’arrêter subitement au 1er janvier 2000. Chose qui ne s’est évidemment pas vérifiée (amusant car à l’époque, dans ma pratique de droit de l’informatique, je voyais fleurir les conseils sur comment se préserver de ses conséquences possibles vis-à-vis de ses prestataires).</p>
<p>Le catastrophisme sur base d&rsquo;un chiffre qui serait sensé avoir une certaine signification, me semble donc beaucoup plus à moi une marque de notre société occidentale contemporaine (qui se saisit de tout prétexte pour la nourrir) &#8211; intéressant à étudier d’un point de vue sociologique &#8211; que d’une question relative à la civilisation maya.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Troisième raison : on ne nous donne pas le programme !</h3>
<p>En fait, comme les mayas n&rsquo;y croyais pas &#8211; eux &#8211; à la fin du monde, silence complet de leur part sur le « comment ».</p>
<p>Et c&rsquo;est là que les imaginations se déchainent : tremblement de terre, météorite, conjonction néfaste, renversement du champs magnétique, absorption par un trou noir, ou &#8211; au contraire &#8211; déflagration d&rsquo;une super novæ, collision avec une planète inconnue, virus informatique, débarquement des aliens &#8230;</p>
<p>Un vrai inventaire à la Prévert.</p>
<p>Franchement, est-ce bien sérieux tout ça?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>En conclusion</h3>
<p>Si vous vous intéressez vraiment à la civilisation maya, je vous invite à consulter quelques bons auteurs sur le sujet.</p>
<p>Sur internet, un site de référence est certainement celui de la <a href="http://www.famsi.org" target="_blank">FAMSI</a> mais il est en anglais ou en espagnol.</p>
<p>En français, un des ouvrages les plus complets que je connaisse est  <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2226126694/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2226126694" target="_blank"><em>Une histoire de la religion des Mayas : Du panthéisme au panthéon</em></a> de Claude-François Baudez.</p>
<p>Un mayaniste, lui. Un expert qui aligne de longues années de fouilles sur le terrain (à Tonina entre autres) et de recherche… et qui en même temps écrit d’une manière accessible aux non -spécialistes (et de plus un homme charmant : lorsque je lui ai demandé par mail quelques articles de James Brady sur Dos Pilas que je n’arrivais pas à me procurer à l’époque, il a fait de son mieux pour m’aider).</p>
<p>Oui, la civilisation maya est fascinante. Oui, les mayas étaient un peuple cultivé et certainement de bons astronomes.</p>
<p>Quant à dire qu&rsquo;ils ont prédit la fin du monde&#8230; vous savez maintenant ce que j&rsquo;en pense !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vous propose un petit jeu : donnez-moi en commentaire une AUTRE manière que celles mentionnées dans l&rsquo;article dont le monde est censé se terminer et qui circule sur internet&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans ma boîte à outils d&#8217;écrivain, il y a&#8230;</title>
		<link>http://www.cecilechabot.com/ma-boite-a-outils-ecrivain/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=ma-boite-a-outils-ecrivain</link>
		<comments>http://www.cecilechabot.com/ma-boite-a-outils-ecrivain/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Jul 2012 08:42:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chabot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecrire & Publier]]></category>
		<category><![CDATA[auteur]]></category>
		<category><![CDATA[conversion kindle]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[epub]]></category>
		<category><![CDATA[logiciel d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[mindmap]]></category>
		<category><![CDATA[mobi]]></category>
		<category><![CDATA[outils d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[publier ebook]]></category>
		<category><![CDATA[scrivener]]></category>
		<category><![CDATA[xmind]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cecilechabot.com/?p=1227</guid>
		<description><![CDATA[Je vais dévoiler &#8211; un peu &#8211; ma « popote » interne… Comment est-ce que j’écris? Comment est-ce que j’ai fait pour écrire Le marchand de la mort en moins de deux mois? Comment est-ce que je peux avoir des jours d’écriture à 5.000 mots (en 5 ou 6 heures)? Et puis, après : comment publier? En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1254" class="wp-caption alignleft" style="width:150px;"><a href="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/oldtypewriter.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1254" title="Dans ma boîte à outils décrivain, il y a..." src="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/oldtypewriter-150x150.jpg" alt="oldtypewriter 150x150 Dans ma boîte à outils décrivain, il y a..." width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: 10px; color: #808080;">© image <a href="http://www.dreamstime.com/Netfalls_info">Netfalls</a></span></p></div>
<p>Je vais dévoiler &#8211; un peu &#8211; ma « popote » interne…</p>
<p>Comment est-ce que j’écris? Comment est-ce que j’ai fait pour écrire <a title="Le cycle de Xhól – Le marchand de la mort" href="http://www.cecilechabot.com/featured-slider/le-cycle-de-xhol-le-marchand-de-la-mort/"><strong>Le marchand de la mort</strong></a> en moins de deux mois? Comment est-ce que je peux avoir des jours d’écriture à 5.000 mots (en 5 ou 6 heures)? Et puis, après : comment publier?</p>
<p>En bref, de quoi ai-je besoin pour fonctionner comme écrivain?</p>
<p>&#8230; De certains outils.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Premiers essais</h3>
<p>Oh, je n’ai pas adopté le processus que je vais vous décrire tout de suite!</p>
<p>Mon premier roman, un roman policier lui aussi (mais trop mauvais que pour être jamais publié), je l’ai écrit dans un carnet, sur du papier.</p>
<p>Plus jamais!</p>
<p>D’abord, impossible de vraiment avoir une vue d’ensemble de l’intrigue et de la faire évoluer dans ses différentes parties. Et puis le temps que cela aurait pris à transcrire!</p>
<p>Encore heureux qu’il soit mauvais.</p>
<p>Pour <a title="Nouvelles d’Amérique centrale" href="http://www.cecilechabot.com/livres/nouvelles-amerique-centrale/"><strong>Nouvelles d’Amérique centrale</strong></a>, j’ai d’abord utilisé Word ; cela semblait logique puisque je rédigeais une nouvelle après l’autre, dans des documents séparés.</p>
<p>Pas trop difficile à gérer donc… Sauf quand j’en suis arrivée au moment où j’ai voulu compilé le recueil; je suis alors passée de textes d’une dizaine de page à un mastodonte de 150.</p>
<p>Franchement, ce n’est pas agréable : logiciel qui plante, perte de temps pour arriver au début de chaque nouvelle, table des matières dynamique qui me pose des soucis&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Écrire&#8230;</h3>
<p>C’est à ce moment là que j’ai découvert <strong><a href="http://www.literatureandlatte.com/scrivener.php"> Scrivener</a></strong>.</p>
<p><strong>Scrivener</strong>, c’est avant tout un outil d’écriture : un processeur de texte, donc.</p>
<p>Mais différent.</p>
<p>D’abord parce qu’il est spécifique à tout qui écrit : romans, poésie, pièces de théâtre mais aussi articles scientifiques, rapports, thèses….</p>
<p>Sa spécificité?</p>
<p>Il propose une vue organisée en répertoires et documents, à l’intérieur du logiciel même. Plus de gros fichier qui fait planter le programme&#8230;</p>
<p>L&rsquo;intérêt de Scrivener, c&rsquo;est aussi de pouvoir gérer l&rsquo;état d&rsquo;avancement du récit: indiquer quelle scène est &laquo;&nbsp;en progrès&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;premier brouillon&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;relue&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;terminée&nbsp;&raquo;&#8230; Et je ne parle pas de toute une série de fonctions annexes comme le back up, la vue en mode édition, les outils de statistiques adaptés au monde littéraire&#8230;</p>
<p>Voici un exemple, le <strong>Marchand de la mort </strong>:</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://gallery.mailchimp.com/7fd0f4c8b4d34c5ae038f1719/images/Capture_d_e_cran_2012_06_16_a_09.17.00.jpg" alt="Capture d e cran 2012 06 16 a 09.17.00 Dans ma boîte à outils décrivain, il y a..." width="600" height="360" align="none" title="Dans ma boîte à outils décrivain, il y a..." /></p>
<p>J’ai d’abord créé le document, puis chaque chapitre, et dans chaque chapitre, j’ai créé un document par scène: c’était là mon canevas, le squelette de mon récit… Et ce qui m’a permit d’avancer bien plus rapidement. En effet, au moment de débuter chaque scène, j’avais une idée précise de l’endroit, des personnages et de ce qui allait se passer…. En gros. Et donc, là l&rsquo;intérieur de chaque scène, j&rsquo;avançais bien plus vite que si je devais me poser à chaque fois la question &laquo;&nbsp;mais que va-t-il se passer maintenant?&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Tout cela, je le savais &laquo;&nbsp;à l’avance&nbsp;&raquo; parce que j’avais avant de commencer créé mon intrigue en utilisant un outil de <strong>mindmaping</strong>.<br />
Il y en a de nombreux sur le marché et j&rsquo;en ai utilisés plusieurs par le passé.</p>
<p>Pour le moment, j&rsquo;emploie <strong><a href="http://www.xmind.net/">Xmind</a></strong> qui a l&rsquo;avantage d&rsquo;être gratuit et multiplateformes (il fonctionne aussi bien sur Pc que sur Mac).<br />
Voici cette fameuse <strong>mindmap</strong> pour <strong>Le marchand de la mort</strong> :<br />
<img src="http://gallery.mailchimp.com/7fd0f4c8b4d34c5ae038f1719/images/Capture_d_e_cran_2012_06_16_a_09.49.46.jpg" alt="Capture d e cran 2012 06 16 a 09.49.46 Dans ma boîte à outils décrivain, il y a..." width="600" height="385" align="none" title="Dans ma boîte à outils décrivain, il y a..." /></p>
<p>Vous constaterez que l’intrigue est aussi bien décrite de manière chronologique que en termes dramatiques.</p>
<p>Est-ce à dire que j’ai ainsi tué toute spontanéité dans l’écriture?</p>
<p>Pas du tout!</p>
<p>Il y a des scènes où quelque chose de tout à fait imprévu pour moi est arrivé au moment de l’écriture. Comme, par exemple, l’intuition que Treize Jaguar a de la mort imminente de son second lors d’un conseil: ça, je ne l’avais pas prévu du tout! C’est venu tout seul. Il a fallu donc « faire avec » et j’ai remodelé mon intrigue pour faire place à cette intuition.</p>
<p>Mais le fait d’avoir la mindmap et le découpage du roman en chapitres et scènes facilement accessibles et identifiables m’a permis de me sortir plus vite de ces difficultés.</p>
<p>Le fait de pouvoir faire bouger une scène d’un chapitre à l’autre m’a aussi permit d’atteindre un meilleur équilibre entre intrigue principale et secondaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>&#8230;Et Publier</h3>
<p>Mais ce n’est pas tout!</p>
<p>L’intérêt de <strong>Scrivener</strong> ne s’est pas limité à la partie « écriture ».</p>
<p>En effet, le logiciel permet de créer directement les différents formats d’ebook (.epub et .mobi). Il m’a suffit de demander une couverture à un graphiste (qui a très bien fait ça!), de l’insérer, de créer une page de copyright/ISBN, trifouiller dans quelques paramétrages… et en moins de cinq minutes, j’ai eu à ma disposition les fichiers nécessaires pour mettre en vente l’ebook sur Amazon (et si je veux sur l’Apple bookstore).</p>
<p>Tout ça pour 45 USD.</p>
<p>Et donc, maintenant, je suis en train de terminer d’importer <strong>Nouvelles d’Amérique centrale </strong>(très agréable, la possibilité de faire passer une nouvelle d’un endroit à l’autre) dans Scrivener, de finir d’éditer ce recueil et, le jour où il sera prêt à être publié&#8230; et voilà!</p>
<p>En août, je me mets au tome 2 du <strong>Cycle de Xhól</strong>, avec l’ambition cette fois de terminer le premier jet en un mois.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Electro-lectures : Juillet 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jul 2012 07:13:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chabot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une réponse à la question angoissante « je n’ai rien à me mettre&#8230; sur mon kindle! ». Mes choix sont purement subjectifs, hautement injustes et totalement soumis au hasard de mes lectures, de mes goûts, de mes découvertes, de mes centres d’intérêts  : vous êtes donc totalement libres de partager… ou pas. Une dernière chose [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1177" class="wp-caption alignleft" style="width:150px;"><a href="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/electrolecturesummer.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1177" title="Electro lectures : Juillet 2012" src="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/electrolecturesummer-150x150.jpg" alt="electrolecturesummer 150x150 Electro lectures : Juillet 2012" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: 10px; color: #808080;">© image Edward Fielding</span></p></div>
<p><span style="font-size: 12px;"><em><em>Une réponse à la question angoissante « je n’ai rien à me mettre&#8230; sur mon kindle!</em> ».</em></span></p>
<p><span style="font-size: 12px;"><em>Mes choix sont purement subjectifs, hautement injustes et totalement soumis au hasard de mes lectures, de mes goûts, de mes découvertes, de mes centres d’intérêts  : vous êtes donc totalement libres de partager… ou pas.</em></span></p>
<p><span style="font-size: 12px;"><em>Une dernière chose :  je lis régulièrement en trois langues (anglais, espagnol, français). Ma sélection ne sera donc pas que francophone.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Été oblige, nous allons aujourd’hui explorer les lectures « légères » : le thème de ces Electro-lectures sera donc le<strong> roman policier</strong>. Que l’été soit pourri ou ensoleillé, un bon roman policier permet de se délasser quelques heures au soleil… ou au coin du feu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1.  <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B003A7I2MS/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B003A7I2MS" target="_blank" class="broken_link">Death Comes As The End</a> (</strong><strong>La mort n’est pas une fin en français)</strong><strong>, Agatha Christie</strong><br />
A tout seigneur tout honneur, la reine incontestée du roman policier.</p>
<p>Encore une fois, je vais un peu râler sur l’absence de logique dans la traduction des titres : ici, la traduction française fait un total contresens avec le titre original anglais! Ce qui importe pour l’hstoire…</p>
<p>La version française n&rsquo;existe pas en kindle mais c&rsquo;est de l&rsquo;anglais facile : donc si vous voulez faire d&rsquo;une pierre deux coup et rafraichir votre anglais, c&rsquo;est un bon choix.</p>
<p>C’est un Agatha Christie un peu&#8230; différent : pas d’hercule Poirot, pas de Miss Marple, pas de bonne société anglaise, pas de<em> squire</em> dans sa demeure à la campagne ou de commérages de villages mais une intrigue qui se place dans l’Egypte ancienne.</p>
<p>On découvre une bord du Nil, au rythme des saisons, de l’innondation, des cultures, une famille comme toute les autres : un père veuf qui prend de l’âge, trois fils qui voudraient s’émanciper, une jeune femme qui revient à la maison avec sa petite fille après son propre veuvage et qui croit que tout sera  « comme avant ».</p>
<p>En quoi elle se trompe; son père ayant la très mauvaise idée de prendre une nouvelle concubine, jeune, jolie… et ambitieuse. Les passions vont se mettre à bouillir et… il y aura meurtre, évidemment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>2. <a href="http://www.amazon.fr/LAventure-de-Wisteria-Lodge-ebook/dp/B005R3V5AY/ref=sr_1_fkmr0_1?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1342867495&amp;sr=1-1-fkmr0" target="_blank">L’aventure de Wisteria Lodge</a> et en anglais <a href="http://www.amazon.fr/The-Adventure-Wisteria-Lodge-ebook/dp/B0082XIBCQ/ref=sr_1_fkmr0_2?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1342867495&amp;sr=1-2-fkmr0" target="_blank">The adventure of Wisteria Lodge</a> (ça, c’est une bonne traduction!), Arthur Conan Doyle</strong></p>
<p>Un gratuit… Un bon Sherlock Holmes avec pour me faire plaisir une petite touche d’Amérique centrale…</p>
<p>Mais ne vous inquiétez pas : on est bien en Angleterre, on a bien un meurtre, on a bien un inspecteur de police et Sherlock Holmes…</p>
<p>Et pour une fois, l’inspecteur est intelligent!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>3. <a href="http://www.amazon.com/gp/product/B0070X7RWO/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;camp=1789&amp;creative=390957&amp;creativeASIN=B0070X7RWO&amp;linkCode=as2&amp;tag=cecichab-20" target="_blank">Arsène Lupin &#8211; Les aventures complètes</a>, Maurice Leblanc</strong><br />
Pourquoi acheter cette collection alors que tous les Arsène Lupin &#8211; sauf un &#8211; sont disponibles en gratuit ?</p>
<p>Parce que c’est plus facile ainsi…</p>
<p>Et le prix est d’ailleurs dérisoire.</p>
<p>Je disais « tous sauf un » et donc cette collection aussi n’est pas aussi « complète » que ça. Manque <em>Le dernier amour d’Arsène Lupin</em> qui a été retrouvé récemment et vient juste d’être publié : un inédit… mais qui n’est pas encore disponible en kindle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>4. <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B005OMU784/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B005OMU784" target="_blank">Petits meurtres entre moines : les nouvelles enquêtes du juge Ti</a>, Frédéric Lenormand</strong><br />
Moi, j’ai aimé le lieu, l’époque, l’intrigue…</p>
<p>Quoi de plus exotique que la Chine médiévale?</p>
<p>Je me suis demandée à le lire si le détachement du juge Ti par rapport à sa femme était une réflexion fidèle des mentalités de l’époque ou une idiosyncrasie créée par l’auteur…</p>
<p>Encore une fois, une bonne lecture si vous voulez vous détendre quelques heures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>5. <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B004V991IS/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B004V991IS" target="_blank">The 39 steps</a>, John Buchan</strong><br />
Non disponible en kindle français, malheureusement.</p>
<p>Un classique adapté plusieurs fois au cinéma, dont la version de 1935  par Hitchcok (la meilleure).</p>
<p>Un classique du roman policier/espionnage  avec « <em>Mr Memory</em> », l’homme qui retient tout…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>6. <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B000FC13SQ/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B000FC13SQ" target="_blank">The Sinister Pig</a>, Tony Hillerman</strong><br />
Désolée pour les lecteurs francophones, mais Tony Hillerman, quoique traduit en français chez <em>Rivage Noir</em> (très belles couvertures d’ailleurs) n’est pas disponible en e-book français.</p>
<p><strong>Sinister Pig</strong>, avec une jolie référence à l’agriculture française au début, est un bon Tony Hillerman, rassemblant ses différents personnages : le lieutenant Joe Lephorn maintenant à la retraite, Jim Chee qui doit lui accepter sa promotion, le monde de  Washington qui arrive toujours à influencer la réserve…. Un meurtre et puis… Et puis la suite est à découvrir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>7. <a href="http://www.amazon.fr/Le-myst%C3%A8re-chambre-jaune-ebook/dp/B004TXA8OW/ref=sr_1_1?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1342869875&amp;sr=1-1" target="_blank">Le mystère de la chambre jaune</a>, Gaston Leroux</strong><br />
Ah, Rouletabille!</p>
<p>Avez-vous vu le film? Celui de Bruno Podalydès avec avec Pierre Ardity, Sabine Azéma, Claude Rich… amusant, rafraichissant quoique pas tout à fait fidèle…</p>
<p>Et donc, pourquoi ne pas relire ce vieux classique?</p>
<p>Et suivre avec <em>Le parfum de la dame en noire</em>… et les autres aventures de Rouletabille. Elles sont tout sur Amazon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>8. A la découverte de Simenon, <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B0088DBKUA/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B0088DBKUA" target="_blank">tome 1</a>, <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B0088D3MJC/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B0088D3MJC" target="_blank">tome 2</a> et  <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B0088D3QBQ/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B0088D3QBQ" target="_blank">tome 3</a>, Georges Simenon</strong><br />
L’intérêt du kindle, c’est aussi de pouvoir retrouver une intégrale…</p>
<p>Et quelle intégrale dans ce cas-ci : Simenon!</p>
<p>En tant que liégeoise d’origine, je ne pouvais pas le rater.</p>
<p>Plus intéressant encore, les trois tomes sont à −50% jusqu’au 25 juillet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>9. <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B006S26PJY/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B006S26PJY" target="_blank">Le nom de la rose</a>, Umberto Eco</strong><br />
Celui-là, j’ai un peu hésité à l’inclure. Non parce que je ne l’aimerais pas; je l’adore et l’ai lu et relu!</p>
<p>Mais parce qu’Umberto Eco lui-même dans son introduction parle d’un roman policier qui n’en est pas un…</p>
<p>Et en même temps, je ne résiste pas au plaisir de mentionner frère Guillaume de Baskerville!</p>
<p>Si vous ne l’avez pas encore lu, procurez-vous le!</p>
<p>Par contre, c’est un pavé. Dans tous les sens du terme : en nombre de pages (c&rsquo;est là où on pèse tout l&rsquo;avantage du livre électronique) et en poids de réflexions et de culture….</p>
<p>Certainement pas une « lecture facile ». Un fait voulu par l’auteur lu-même : mais si vous dépassez le cap des cent premières pages, vous adorerez…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>10. <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B007P0UE6S/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B007P0UE6S" target="_blank">Le marchand de la mort</a>, Cécile Chabot</strong><br />
<em>Last but not least</em>.</p>
<p>Bon, c’est le mien, j’admets.</p>
<p>La critique ne sera donc pas tout à fait neutre.</p>
<p>Une chose que je peux avancer avec certitude : c’est le seul et unique roman policier (série bientôt) qui se déroule à l’époque maya!</p>
<p>Et puis, il est maintenant au top du classement sur <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B007P0UE6S/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B007P0UE6S">Amazon.fr</a> dans les romans policiers!</p>
<p>&#8230;Et je peux déjà annoncer que le tome 2 du <strong>Cycle de Xhol</strong>, ce sera avant la fin de l&rsquo;année&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8230;Et vous? Que seraient vos suggestions? Laissez-les moi en commentaire, je suis curieuse.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
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		<title>Électro-lectures : Juin 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jul 2012 05:14:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chabot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une réponse à la question angoissante « je n’ai rien à me mettre&#8230; sur mon kindle! ». Mes choix sont purement subjectifs, hautement injustes et totalement soumis au hasard de mes lectures, de mes goûts, de mes découvertes, de mes centres d’intérêts  : vous êtes donc totalement libres de partager… ou pas. Une dernière chose [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1133" class="wp-caption alignleft" style="width:150px;"><a href="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/electrolecturespring.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1133" title="Électro lectures : Juin 2012" src="http://www.cecilechabot.com/wp-content/uploads/2012/07/electrolecturespring-150x150.jpg" alt="electrolecturespring 150x150 Électro lectures : Juin 2012" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #808080; font-size: 10px;">© image <a href="http://www.dreamstime.com/Pressureua_info"><span style="color: #808080;">Pressureua</span></a></span></p></div>
<p><span style="font-size: 12px;"><em><em>Une réponse à la question angoissante « je n’ai rien à me mettre&#8230; sur mon kindle!</em> ».</em></span></p>
<p><span style="font-size: 12px;"><em>Mes choix sont purement subjectifs, hautement injustes et totalement soumis au hasard de mes lectures, de mes goûts, de mes découvertes, de mes centres d’intérêts  : vous êtes donc totalement libres de partager… ou pas.</em></span></p>
<p><span style="font-size: 12px;"><em>Une dernière chose : je lis régulièrement en trois langues (anglais, espagnol, français).  Ma sélection ne sera donc pas que francophone.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voici donc la première livraison des Electro-lectures : ce sera « un peu de tout, SVP! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1. <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B005K8H37A/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B005K8H37A">Dreaming Jewels</a>, Theodore Surgeon</strong><br />
En français, ça donne <strong>Cristal qui songe</strong>, non disponible en e-book&#8230;.</p>
<p>Je l’avais lu une première fois à l’adolescence - en français - dans ma période « science-fiction ».<br />
Je viens de le relire, en anglais cette fois. Si vous pouvez le lire en version originale, faites-le! Ça vaut la peine.</p>
<p>J’ai en effet découvert combien la langue en elle-même était intéressante et ajoute de subtiles touches à cette peinture des petites villes des États Unis dans les années 50.<br />
Au delà de cette atmosphère, il y a l’histoire prenante d’un être fondamentalement différent et qui se bat concrètement avec un problème philosophique majeur : &laquo;&nbsp;qu’est-ce que c’est qu’être humain?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Les fameux cristaux aideront Horty a trouver une réponse, réponse fondée dans l’affection et la capacité de compassion d’un coté, la haine et le désir de vengeance de l’autre.</p>
<p>Un grand maitre, un grand livre qui montre que le genre mérite souvent l’appellation de « philosophie fiction ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>2. <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B004P1JDJO/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B004P1JDJO">Drive: The Surprising Truth About What Motivates Us</a>, Daniel H. Pink</strong><br />
Publié en français sous le titre <strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B005T5O5CU/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B005T5O5CU">La vérité sur ce qui nous motive: Tout ce qu&rsquo;il faut savoir pour transformer sa vie et aller de l&rsquo;avant!</a></strong></p>
<p>Traduction malheureuse qui semble reléguer le bouquin dans un rayon « self-help » un peu fumeux…</p>
<p>Alors que, justement, Daniel Pink est cette chose rare : un chercheur qui étaye ses propositions sur des études scientifiques solides (et j’aime les études scientifiques solides, surtout dans un domaine ou on rencontre le pire et le meilleur, souvent le pire) en conservant un langage clair, accessible et sans jargon.</p>
<p>Qu’est-ce qui nous motive au travail? Qu’est-ce qui peut améliorer la motivation? Est-ce que donner un bonus est la bonne solution? Et la réponse est là surprenante…<br />
Sinon, voici aussi un lien vers une <a href="http://www.youtube.com/watch?v=u6XAPnuFjJc">petite video</a> présentant les thèses de Pink dans une animation pleine d’humour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>3. L’<a href="http://www.amazon.fr/L%C3%89n%C3%A9ide-ebook/dp/B005Q5QALW/ref=sr_1_1?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1339327593&amp;sr=1-1">Énéide</a>, Virgile</strong><br />
Et voilà un classique! Un classique gratuit.<br />
Il y a souvent des découvertes très intéressantes à faire dans le fonds d’e-books libres de droits.</p>
<p><strong>L’Énéide</strong>, pour ceux qui ont reçu une éducation classique (ce qui n’est pas mon cas: je n’ai fait ni latin ni grec à l’époque lointaine de mes humanités, j’étais en sciences fortes), a été une lecture obligée.</p>
<p>Pour moi, heureusement, ce n’a pas été le cas.</p>
<p>Et cela change tout de lire quelque chose qui n’est pas « au programme » (le « programme » a réussi à me faire détester bien des choses à l’époque de L.F. Céline à J.M. Le Clezio).</p>
<p>Et donc, <strong>L’Énéide</strong>, de par la grâce de son caractère volontaire a été une lecture de jeunesse passionnante ; une fenêtre  fascinante sur un monde disparu.<br />
La traduction est fluide, agréable à lire; rien d’ampoulé ou de rigide : on sent le vent souffler dans les voiles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> 4. <a href="http://www.amazon.fr/Histoires-extraordinaires-ebook/dp/B004TZ8G76/ref=sr_1_1?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1339327788&amp;sr=1-1">Histoires Extraordinaires</a>, Allan Poe</strong><br />
Pour une fois, l’édition française présente un intérêt particulier, qui peut la faire avec justice préférer à l’édition en anglais.</p>
<p>La traduction est en effet de Baudelaire, qui y a ajouté une longue introduction, aussi intéressante pour le point de vue qu’elle peut nous donner sur Poe que sur Baudelaire lui-même.</p>
<p>Baudelaire, attiré par le caractère saturnien de Poe (un homme qui a eu aussi difficile que lui à lutter contre ses démons et à s’insérer dans la normalité d’une société rigide) passionné par l’œuvre, s’essaye avec un lyrisme touchant à faire découvrir Poe au public français.</p>
<p>Je ne sais s’il y a réussi à son époque, mais Poe reste toujours un maitre de la nouvelle policière (et de la nouvelle tout court).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>5. <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B004G60EHS/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B004G60EHS">Hyperion</a>, Dan Simmons</strong><br />
Ou plus exactement : <strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B004G60EHS/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B004G60EHS">Hyperion</a>, <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B004G60FWM/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B004G60FWM">Fall of Hyperion</a></strong>, <strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B004G606I0/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B004G606I0">Endymion</a></strong> et <strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B004G60EKK/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B004G60EKK">Rise of Endymion</a></strong>.<br />
En français : <strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B006928Z8C/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B006928Z8C">Hypérion</a></strong>, <strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B0069A7VQQ/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B0069A7VQQ">La chute d’Hypérion</a></strong>, <strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B006ZBZQYI/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B006ZBZQYI">Endymion</a></strong> et <strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00773A58K/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;tag=cecichab-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=B00773A58K">L’éveil d’Endymion</a></strong>.</p>
<p>Une quadrilogie dont chaque volume compte à peu près 700 pages… (imaginez si vous vouliez les prendre tous les 4 en vacances en format « papier »&#8230;).</p>
<p>Une fresque épique avec tous les bons éléments : un futur de la race humaine menacé par le débordement de sa créature (l’intelligence artificielle), des luttes entre factions rivales, encore une fois une réflexion sur la nature humaine et des personnages attachants.</p>
<p>Un roman de science-fiction comme les autres? Pas exactement.</p>
<p>D’abord parce qu’il a gagné le Hugo en 1990 (le Hugo est, avec le Nebula, LE grand prix de la SF anglo-saxonne).</p>
<p>Et puis, parce que c’est rare de trouver un roman de SF qui vous plonge dans l’œuvre et la vie de John Keats.</p>
<p>Une découverte.</p>
<p>Rien que pour ça, la lecture mérite d’être faite en anglais.</p>
<p>En effet, je ne sais pas comment le traducteur s’en est tiré pour traduire Keats ou les koans zen de Ummon, l’AI.</p>
<p>Un autre élément à prendre en considération, c&rsquo;est le prix : j’ai été choquée en préparant cette chronique de constater que chaque livre en anglais coûte environ 5 € alors que la traduction française tourne elle autour des 15 € le volume.</p>
<p>Une raison pour faire un petit effort linguistique (c&rsquo;est très bon pour votre anglais) et de nouveau une question lancinante : quand les éditeurs francophones comprendront-ils que le monde du livre électronique est différent?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8230;Et vous? Que seraient vos suggestions? Laissez-les moi en commentaire, je suis curieuse.</p>
<p>&nbsp;</p>
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