Revoici le temps de la beta-lecture

En effet, le tome 3 du cycle de Xhól avance bien.

Tellement bien que j’ai lancé un appel dans mes deux dernières chroniques du dimanche matin (vous pouvez vous abonnez ici) pour constituer l’équipe des beta-lecteurs.

Et l’appel a été entendu !

Les dix beta-lecteurs vont donc recevoir ce matin la première partie du texte (j’ai décidé cette fois de travailler en quatre parties, envoyées à une semaine d’intervalle chaque) sous format Word (c’est plus facile pour eux, même si ce n’est pas ce que j’utilise comme logiciel d’écriture).

Mais pourquoi la beta-lecture, en fait ?

J’y vois au moins trois raisons.

 

1. Je me pose des questions… pourquoi ne pas VOUS les poser ?

C’est peut-être particulier au genre du roman policier, mais en tant qu’auteur, je me pose des questions.

Est-ce que la chronologie doit se trouver au début ou à la fin ? Le coupable est-il trop facile à découvrir ? Le ton est-il différent des autres livres du cycle ?

Que ce soit pour le texte, pour la couverture… je peux avoir mon opinion, mes goûts, mais ce qui me semble le plus pertinent, c’est en fin de compte de demander son avis au lecteur (ici représenté par les beta-lecteurs).

Lors de l’envoi de chaque partie, je vais donc poser plusieurs questions

Voici quelques exemples :

  1. Qui est le coupable à ce stade, à votre avis ?
  2. Que pensez-vous du ton ?
  3. Avez-vous l’impression que c’est différent des précédents ?
  4. Est-ce que cela vous donne envie de lire la suite ?
  5. Qu’est-ce que vous aimez/n’aimez pas ?

Ce sera pour moi très intéressant de lire les réponses, de voir si une tendance se dégage.

Mais les décisions quant aux conséquences sur le texte, c’est toujours moi qui les prends.

…Et parfois, j’irai à l’encontre de ce que me disent les beta-lecteurs (ou certains) parce que… je suis obstinée. Mais le but est bien de les écouter et de prendre conscience d’éventuels problèmes.

 

2. L’amélioration du texte, la phase éditoriale

En tant qu’auteure auto-éditée, j’ai beaucoup de libertés, mais aussi des contraintes. Un des aspects de la relation à l’éditeur qui me semble particulièrement utile, et dont je ne bénéficie pas, c’est celui de l’amélioration du texte.

L’éditeur (dans le sens « editor » en anglais et non « publisher », la maison d’édition) est celui ou celle qui aide l’auteur à améliorer son texte (au niveau de l’intrigue, du rythme, du style…).

Je n’ai pas la prétention d’écrire d’une manière tellement parfaite que je puisse sans dommage me passer de cette étape dans la création.

La beta-lecture (et pour certains textes, la relecture par un éditeur professionnel) est donc pour moi le moyen d’améliorer mon roman.

En effet, j’ai donné la consigne à mes beta-lecteurs d’insérer un commentaire :

  • là où ils trouvent qu’il y a une incohérence,
  • là où ils trouvent qu’une formulation est peu claire, peu agréable à lire,
  • là où ils trouvent qu’une scène est superflue,
  • là où ils trouvent qu’une réaction n’est pas naturelle,
  • là où ils trouvent que l’auteure a fait preuve de paresse,
  • …  et le reste.

Pour que ce ne soit pas trop lourd pour eux, les beta-lecteurs peuvent simplement répondre aux questions pour une partie, y ajouter des commentaires et ne pas commenter sur une autre.

 

 3. Me discipliner

J’avais, je l’avoue, une autre formule en tête en pensant à ce paragraphe…

En effet, comme tout auteur qui n’a pas de date de remise de manuscrit, j’ai tendance à louvoyer, perdre mon temps, m’absorber dans des détails, corriger, peaufiner, couper les cheveux en seize…

En bref, ne pas sortir le texte.

Maintenant que je me suis engagée vis-à-vis de mes beta-lecteurs, la dynamique est différente.

Notez que je leur envoie la première partie seulement aujourd’hui, alors que je la leur avait promise pour lundi soir.

Deux jours de retard.

Toujours.

… Seulement.

C’est un net progrès.

Maintenant que j’ai pris un engagement – et un engagement public tant qu’à faire – vis-à-vis d’eux, je dois tenir…

Et donc, la première partie part aujourd’hui.

Si l’aventure vous tente, il est toujours temps de faire partie de l’équipe : il reste deux places. Contactez-moi ici pour en réserver une.

PS : vous constaterez que je n’envisage pas ici le stade de la correction, dans le sens « produire un texte sans coquilles ou fautes d’orthographe ». Ça, c’est une étape ultérieure, qui fera l’objet d’un autre article.